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Descartes - Lettre à Elisabeth

Commentaire de texte : Descartes - Lettre à Elisabeth. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  3 Novembre 2018  •  Commentaire de texte  •  689 Mots (3 Pages)  •  839 Vues

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EXPLICATION DE TEXTE

Ce texte à vocation argumentatif porte sur deux concepts fondamentaux de la philosophie : le bonheur ainsi que la vérité. Dans ce sujet, le philosophe René Descartes se demande si l'ignorance est la condition et y répond que celui-ci nous semble superficiel si nous demeurons dans la méconnaissance donc le mensonge. Ainsi l'auteur nous propose pour débuter une réflexion dans laquelle il se demande si il est mieux d'être heureux bien qu'ignorant ou bien de connaître la vérité au prix d'être moins gai. Descartes doute dans un second temps de la suprématie de la joie qu'il met ensuite en opposition à la vérité, qu'il défend dans un deuxième paragraphe, avant de clairement donner ses positions à la fin de celui-ci. Nous tenterons donc d'expliquer ce texte d cela manière la plus proche possible de la pensée de Descartes.

En premier lieu, le philosophe nous fait part d'un " doute " personnel, une réflexion, une hésitation, une certaine perplexité face à un sujet qu'il exprime ensuite. Deux points laissent deviner l'importance de ce qu'ils entraînent. En effet, on remarque ici le premier paradoxe du texte, cette incertitude que souhaite peindre le philosophe. Il utilise le verbe " savoir " au sens de connaître, d'être conscient, excluant pour le moment l'idée d'expérience ou de connaissance. L'auteur expose tout d'abord un premier point de vue : celui des ignorants, en se demandant si il est préférable d'être " gai et content ". Il est intéressant de noter que l'utilisation de ces deux objectifs au sens proche bien que nuancé exprime tous deux un état e satisfaction certes, mais cependant éphémère. Descartes illustre ensuite ce propos par des exemples. Il nous expose dans un premier temps qu'être heureux nous ferait concevoir nos biens ( aussi bien matériels que sentimentaux ) plus importants que ce qu'ils ne sont en réalité. Comme si on leur accordait plus de valeur et d'importance que nécessaire. Le philosophe parle ici de " plus grands " et " plus estimables ", en désignant peut être une valeur excessive, voire d'une mauvaise estimation de nos objets de désir. Descartes nous indique avec " qu'ils ne sont " ( sous entendu en réalité ) que nous nous trompons sur la valeur des choses en nous imaginant une réalité plus positive, plus méliorative que ce qu'elle est en vérité. L'auteur nous fait ensuite part d'une deuxième illustration en utilisant deux verbes. Le premier " ignorer " signifie ne pas connaître ou ne pas avoir l'expérience comme si penser, imaginer ou vouloir avoir des biens qui sont inaccessibles rendait plus heureux, puisqu'on ne sait pas ( ou ne connait pas ) ce que l'on a pas et qu'on ne peut donc pas le désirer ou en manquer. En revanche, le second verbe " s'arrêter " se traduit pas interrompre, ne pas aller plus loin voire ne plus fonctionner. Descartes sous entend ici que désirer ce que l'on a déjà nous fait oublié ce que l'on possède déjà. Une virgule clôture cet exemple, on observe ainsi l'autre moitié du paradoxe posé par le philosophe.

Plutôt que des états tel que " gai " et "

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