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Fiche De Lecture: l'article La ville, la rue et le commencement de la politique. Le monde rêvé de Chloé de Michel Agier

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Par   •  15 Janvier 2013  •  891 Mots (4 Pages)  •  974 Vues

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Fiche de lecture

Introduction :

« La ville, la rue et le commencement de la politique. Le monde rêvé de Chloé. », article écrit par Michel Agier, parait en 2004 dans la revue Multitudes (revue trimestrielle à caractère politique, culturel et artistique). Michel Agier est un ethnologue et anthropologue, Directeur de Recherche à l'Institut de recherche pour le développement et Directeur d'Études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Né en 1953, ses recherches portent principalement sur les mobilités sociales, les assignations et/ou mobilisations culturelles, ethniques et raciales, dans différents contextes nationaux et urbains.

Dans « La ville, la rue et le commencement de la politique. Le monde rêvé de Chloé. » Michel Agier nous présente l’espace pluriethnique et multiculturel des villes, transcendant la ville minérale et matérielle (édifices, monuments…) pour se pencher sur ces lieux de rencontres où se forment des communautés de l’instant. A travers l’analyse de ce texte nous déterminerons en quoi ces communautés sacralisent elles la ville en un véritable théâtre politique.

Pour mener à bien notre analyse nous nous pencherons dans un premier temps sur la naissance de ces communautés de l’instant, puis dans un second temps sur le rôle politique qu’elles exercent à travers leurs rites et manifestations propres.

Michel Agier commence ce texte en nous présentant Chloé, ville imaginée par Italo Calvino, en référence aux villes tissées par les hommes et dont la manière de concevoir l’existence façonne les cités. Cette conception de la ville semble s’opposer à celle d’une ville « mondialisée », caractérisée par la « consommation de masse ». Cette dernière est sujette à « la diffusion des espaces de circulation », canons de la mondialisation dont l’anonymat serait le boulet. Ces « non-lieux » seraient dus à une surabondance spatiale et une individualisation des références (du fait de la ville) pour entraîner la formation d’espaces « vide[s] » de références communes : des espaces où l’on ne se rencontre pas. L’auteur oppose à cette vision critique, pour ne pas dire purgatoire, des « hors-lieux » aux « non-lieux ». Ces « hors-lieux » se matérialisent par « de multiples microgroupes » qui résistent à ces espaces urbains de désolation, ayant l’air marginalisés de nature. Ces « camps » et « ghettos » comme naturellement socialisants, les quelques « pleins » d’un « vide » généralisé.

L’auteur nous questionne quand au « ville de nos vies ». Cette « ville » dont il parle fait référence aux actions des Hommes, elle est « vécue dans les événements ». Michel Agier prône une ville « immatérielle » où les initiatives sociales engendrent des actions de la vie urbaine et consacrent de la sorte les « communautés de l’instant ». Ces communautés nées de l’activité d’un contexte s’opposent aux « identités communautaires » supermodernes.

Elles résistent aux « ségrégations » de la ville au travers de créations artistiques, dont les artistes sont ces anonymes des « hors-lieux » qui s’assemblent et se rassemblent pour faire vivre la ville. L’auteur prend l’exemple de « hors-lieux » tels que Soweto. Les «

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