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CULTURE ET SOCIETE

Fiche : CULTURE ET SOCIETE. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  15 Mai 2019  •  Fiche  •  425 Mots (2 Pages)  •  68 Vues

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II) LIMITES ENTRE LA CULTURE ET LA NATURE DE L’HOMME :

Par définition, la culture s’oppose à la nature et à ce qui est inné, donc naturel, chez l’homme. Elle s’oppose donc au brut et définit ce que nous acquérons au fil de notre vie.

Le naturel ne s’apprend pas et est en nous par hérédité, tandis que la culture nous est introduite par un apprentissage de règles et de codes.

La culture représente donc la distinction de l’homme par rapport aux autres êtres vivants.

À l’inverse de l’espèce animale, l’homme ne se contente pas d’ « habiter le monde » il le « rend habitable » en y apportant des transformations techniques, spirituelles, artistique, linguistiques et culturelles qui lui sont propres. Cet exemple illustre que la notion de culture renvoie forcément l’homme à un besoin d’imposer des normes.

Ainsi, la culture correspond à tout ce qui ne ressort pas de l’instinct animal.

Les limites entre la culture et la nature de l’homme demeurent, quant à elles, floues et peu exactes. Cependant, l’homme est fait d’une part, de son héritage biologique, dont ses instincts  qui constituent sa nature, et d’autre part, de manifestations de son intellect, soit son langage, son sens artistique, les techniques qu’il maîtrise, et sa religion.

Comme l’a illustré Maurice MERLEAU-PONTY dans son œuvre « Phénoménologie de la perception », l’homme représente l’alliance de la nature et de la culture.

« Il n’est pas plus naturel ou pas moins conventionnel de crier dans la colère ou d’embrasser dans l’amour que d’appeler une table une table. Les sentiments et les conduites passionnelles sont inventés comme les mots. Même ceux qui, comme la paternité, paraissaient inscrits dans le corps humain sont en réalité des institutions. Il est impossible de superposer chez l’homme une première couche de comportements que l’on appellerait « naturels » et un monde culturel ou spirituel fabriqué. Tout est fabriqué et tout est naturel chez l’homme, comme on voudra dire, en ce qu’il n’est pas un mot, pas une conduite qui ne doive quelque chose à l’être simplement biologique – et qui en même temps ne se dérobe à la simplicité de la vie animale, ne détourne de leur sens les conduites vitales, par une sorte d’échappement et par un génie de l’équivoque qui pourraient servir à définir l’homme ».

Les limites entre la nature de l’homme et entre sa culture sont donc particulièrement floues et fines. Nos actes dits « culturels » influencent des gestes que nous réalisons instinctivement, et inversement. Rien n’est entièrement naturel ou entièrement culturel chez l’homme.

L’être humain allie la nature et la culture.        

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