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La sensibilisation à l'importance de l'eau

Dissertation : La sensibilisation à l'importance de l'eau. Recherche parmi 262 000+ dissertations

Par   •  4 Juin 2012  •  Dissertation  •  1 440 Mots (6 Pages)  •  1 019 Vues

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L’eau est un bien commun qu’il faut préserver. Une évidence qui n’en est malheureusement pas une pour tout le monde. Le Festival de l’eau en Côte d’Ivoire a créé l’événement en abordant de manière festive, concrète et pédagogique une partie de la problématique dans le pays. A l’occasion de la seconde biennale le 22 mars prochain, le Dr Albert Pitté, président de l’association H2O Côte d’Ivoire, à l’initiative du Festival, revient sur le succès de la première édition. Intervie.

Sensibilisation festive aux problèmes liés à l’eau en Côte d’Ivoire. Le second Festival de l’eau se tiendra le 22 mars prochain à Abidjan. L’occasion pour nous de revenir sur le succès de la première édition de la biennale (27 au 29 novembre 2003), qui s’est déroulé à la fois à Abidjan, capitale scientifique du Festival et dans le village lagunaire de Nigui-Saff (à 81 km au sud-ouest d’ Abidjan), capitale culturelle de l’événement. Le Dr Albert Pitté [*], pharmacien de son état et président de l’association H2O Côte d’Ivoire -organisatrice du Festival-, revient sur les différentes problématiques rencontrées dans le pays et la manière d’y faire concrètement face…Afrik.com : Sous quels aspects, le Festival de l’eau en Côte d’Ivoire aborde-t-il la question de l’eau ?

Dr Albert Pitté : Il s’agit pour la Côte d’Ivoire d’une biennale à trois dimensions : technique, culturelle et touristique. Parce que l’eau ne peut pas être envisagée sur le plan uniquement scientifique. Nos cultures, nos rites et nos traditions liés à l’eau méritent d’être réaffirmés, perpétués et renouvelés pour les générations présentes et surtout futures. Pour ce qui est du tourisme, il faut juste prendre conscience qu’il ne peut s’épanouir dans un environnement pollué.

Afrik.com : Pourquoi appeler l’événement Festival de l’eau et non colloque ou séminaire ? Dr Albert Pitté : Il faut créer l’événement. Les gens viennent à la fête. Mais c’est une fête avec différents thèmes et ateliers liés à l’eau, pour joindre l’utile à l’agréable. Au-delà de la fête, il y a des concours, des actions de sensibilisation, des rencontres professionnelles ... Les chercheurs et les scientifiques se réunissent également pour prendre des résolutions qui seront appliquées concrètement sur le terrain entre deux festivals.

Afrik.com : Pourquoi finalement avoir créer un Festival de l’eau ?

Dr Albert Pitté : Il y a eu beaucoup de résolutions sur l’eau en Côte d’Ivoire, mais elles sont restés dans les tiroirs. Il y a même un code de l’environnement. Mais ce n’est pas souvent appliqué, parce que le domaine est trop vaste. Le gouvernement ne peut pas tout assumer seul, il faut que les Organisations non gouvernementales et la société civile prennent un pan de la sensibilisation sur le terrain pour compléter celles menées par l’Etat.

Afrik.com : Quels sont les problèmes concrets que rencontre la Côte d’Ivoire en matière d’eau ?

Dr Albert Pitté : Le thème de 2003 était : « Quel environnement lagunaire et marin pour un développement durable ». La Côte d’Ivoire, c’est 500 km de côte entre le Libéria à l’Ouest et le Ghana à l’Est. Un littoral qui représente 80% de l’économie nationale, avec des gisements pétroliers et gazier et les ports. Un littoral qui accueille le tiers de la population du pays. Cette intense activité économique n’est pas sans générer quelques problèmes sur l’environnement. Notamment en terme de rejets dans le milieu naturel de déchets industriels, agricoles et domestiques sans traitement préalable. Abidjan, par exemple, qui était la « Perle des lagunes », a depuis longtemps perdu son titre, car toutes les baies autour d’Abidjan sont polluées. Il y a des odeurs nauséabondes, notamment à cause des huileries et des savonniers qui ont déversé leurs déchets dans les eaux sans les traiter. De même que les populations urbaines qui, au lieu de faire leur vidange dans des collecteurs prévus à cet effet, déversent l’huile usagée dans les caniveaux à ciel ouvert, tout comme des tas d’autres déchets. Alors que ces caniveaux sont uniquement sensés accueillir l’eau de pluie. Tout est charrié directement dans la lagune...

Afrik.com : Quels sont les problèmes que l’on peut rencontrer dans le secteur de la pêche, première activité marine ? Et comment H2O Côte d’Ivoire y fait concrètement face ? Dr Albert Pitté : Il y a, par

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