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LES FONDEMENTS DES ECHANGES INTERNATIONAUX

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Par   •  23 Janvier 2013  •  1 758 Mots (8 Pages)  •  1 072 Vues

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CHAPITRE 5 LES FONDEMENTS DES ECHANGES INTERNATIONAUX

I. L’EVOLUTION DES ECHANGES INTERNATIONAUX

A. La forte progression des échanges

On assiste à une très forte croissance, en volume, du commerce international depuis le début du siècle. Les exportations de marchandises ont été multipliées par près de 200 depuis la Seconde Guerre mondiale, elles ont toujours cru à un rythme supérieur à celui de la production mondiale (PIB).

Depuis les années 1980, le commerce mondial est passé de l’équivalent de 20 % à près d’1/3 du PIB mondial, augmentant ainsi l’interdépendance entre les économies nationales.

B. La diversité des degrés d’ouverture selon les secteurs

1. Le commerce mondial de marchandises

Le commerce international des marchandises représente environ 80 % des échanges mondiaux. Cependant, toutes les catégories de marchandises n’ont pas connu la même progression :

Les produits manufacturés représentent aujourd’hui près de 80 % du total ; ils ont été multipliés par plus de 70 depuis 1950 ;

Les produits des industries extractives augmentent également, mais dans des proportions largement moindres. Au cours de la période récente, le commerce de produits des industries extractives, et en particulier du pétrole, a connu d’importantes fluctuations du fait d’une extrême volatilité des cours : forte baisse du pétrole en 1998 suivie d’une remontée en 2000, puis une ascension jusqu’à environ 150 $ le baril pendant l’été 2008 ;

Les produits agricoles connaissent également une évolution plus modérée.

2. Le commerce mondial de services

Les services commerciaux sont relativement abrités de la concurrence internationale : ils représentent à peine 20 % des échanges mondiaux en 2007. En effet, des mesures de protection des différents pays contre les prestataires de services étrangers freinent les échanges : des mesures réglementaires (législation sociale et fiscale) peuvent rendre difficile l’accès au marché national.

Toutefois, les échanges de services se sont considérablement développés, notamment les services financiers, d’assurance ainsi que les services informatiques. Globalement, ils ont été multipliés par 6 entre 1987 et 2007. Leur croissance a été plus rapide que celle des biens jusqu’à la fin des années 1980, mais ce n’est plus le cas depuis.

Cette moindre progression s’explique par la stagnation, voire la baisse des prix des services, ayant pour conséquence une moindre valorisation, en valeur, par rapport aux échanges de marchandises.

C. La diversité des degrés d’ouverture selon les régions

1. Une inégale ouverture aux échanges selon les pays

Le degré d’ouverture au commerce international est très variable d’un pays à l’autre. Il dépend de la taille des pays et du degré de spécialisation de leur production.

Ainsi, de petits pays comme les Pays-Bas ou la Belgique ont des taux d’ouverture élevés (72 % et 94 %) alors que de grands pays comme les États-Unis ont des taux assez bas (11,5 % seulement du fait de la diversité de leur production), leur permettant de moins dépendre de l’extérieur.

Le degré d’ouverture de la France est de 28 % en 2007.

2. L’évolution de la répartition géographique des échanges

Globalement, ce sont les pays développés qui occupent une place prépondérante dans le commerce mondial, et ceci depuis une cinquantaine d’années : ils représentent près des 2/3 des échanges et commercent essentiellement entre eux. On parle de la Triade pour désigner l’ensemble des trois pôles qui dominent l’économie mondiale : l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada), l’Europe occidentale (Union européenne, Norvège et Suisse) et l’Asie-Pacifique (Japon et Corée du Sud).

L’Europe réalise d’ailleurs aujourd’hui plus de 40 % du commerce mondial, dont les 2/3 sont des échanges intra-européens.

Le changement le plus notable réside dans la montée des pays du Sud (Asie et Amérique du Sud), notamment des pays asiatiques (les « Dragons asiatiques », la Chine, l’Inde, etc.), dans le commerce mondial. Ils représentent aujourd’hui environ 37 % du commerce international contre 30 % dans les années 1950.

Les pays en développement (PED), comme ceux d’Afrique et certains pays d’Amérique du Sud, ne participent que très faiblement au commerce international et demeurent extrêmement pauvres.

II. LES THEORIES TRADITIONNELLES DES ECHANGES INTERNATIONAUX

Les économistes classiques et néoclassiques sont partisans du libre-échange qui selon eux est favorable au développement des nations : le libre échange est une doctrine économique qui vise à limiter les obstacles à la circulation des biens, des services et des capitaux entre les économies nationales. Pour les partisans du libre-échange, l’échange international s’explique par la nécessaire division du travail entre les nations, permettant une production au moindre coût. La division internationale du travail correspond donc à la situation résultant d’une spécialisation de la production au niveau mondial.

1. La théorie des avantages absolus

Selon la théorie des avantages absolus d’Adam SMITH, chaque pays a intérêt à se spécialiser dans les productions pour lesquelles il possède un avantage absolu en termes de coûts par rapport aux autres nations. Une nation détient un avantage absolu dans l’échange international lorsqu’elle produit et vend un bien à un prix inférieur à celui des nations concurrentes.

A l’inverse, il s’approvisionnera à l’extérieur à moindre coût pour les productions dans lesquelles il ne détient aucun avantage.

2. La théorie des avantages comparatifs

« Quoique le Portugal pût faire

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