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Economie de l'Antiquité à la fin du XVIIIème siècle

Analyse sectorielle : Economie de l'Antiquité à la fin du XVIIIème siècle. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  11 Février 2014  •  Analyse sectorielle  •  1 031 Mots (5 Pages)  •  223 Vues

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Pour une histoire du développement de l'activité économique des hommes voir les articles, Chronologie des faits économiques, Histoire de l'économie et aussi Histoire économique.

L'économie de l'Antiquité à la fin du xviiie siècle

L'économie de l'Antiquité

La pensée économique remonte aux civilisations mésopotamienne, grecque, romaine, indienne, chinoise (voir Qin Shi Huang), perse et arabe.

Civilisations mésopotamiennes

À partir de la fin du 6e millénaire av. J.‑C. les Cités-États de Sumer ont développé leurs commerces et leurs économies à partir des marchés de matières premières. Les premiers codes de loi de Sumer pourraient être considérés comme les premiers écrits économiques, dont de nombreux attributs sont encore en usage dans la valorisation des prix d'aujourd'hui tels les montants codifiés d'échange d'argent lors des échanges commerciaux (taux d'intérêt), amendes, règles d'héritage, lois concernant la façon dont la propriété privée doit être imposée ou divisée, etc.[7]. Les Babyloniens et les Cités-États voisines développèrent le premier système économique utilisant une métrique de produits divers, tel que le « shekel », mesure basée sur le poids de l'orge, qui était fixée par un code juridique[8].

En Mésopotamie, de nombreuses tablettes trouvées notamment à Kanish, en Anatolie, ou à Assur démontrent une intense activité commerciale[N 1].

Monde grec

Économique est un mot grec qui apparaît comme titre de deux traités, l'un de Xénophon, l'autre d'Aristote, dont l'objet est la connaissance et la formulation des lois (« nomos ») permettant d'optimiser l'utilisation des biens d'une maison (« oikos »), considérée comme unité collective de production d'une famille élargie ou d'un clan. La richesse est considérée du point de vue de l'abondance des biens produits et de leur utilité, non de l'accumulation de monnaie par l'usure ou le négoce dont les procédés font l'objet d'une autre discipline qu'Aristote appelle chrématistique (de khréma (la richesse) et -atos (degré superlatif)) et qu'il considère comme des activités stériles, voire déshonorantes dans l'Éthique à Nicomaque). L'Économique est explicitement distingué de la Politique, laquelle fait l'objet d'un autre traité d'Aristote et vise à établir l'harmonie et la justice entre les différentes classes de personnes et de familles qui constituent la cité.

Inde

Un auteur, L. K. Jha, voit dans la pensée du philosophe indien Chânakya (340-293 avant J.-C), antérieure à celle d'Ibn Khaldoun d'un millénaire et demi, des aspects qu'on retrouve plus tard dans l'économie moderne[9]. Conseiller auprès du trône de l'empire Maurya de l'ancienne Inde, auteur prolifique, notamment en économie politique, son magnum opus, est le Arthashastra (La Science des richesses et du bien-être)[10],[N 2].

Moyen Âge

Les penseurs économiques du Moyen Âge sont avant tout des théologiens. Parmi les écrivains notables du Moyen Âge, nous pouvons citer Thomas d'Aquin et Ibn Khaldoun. Dans sa Somme Théologique, Thomas d'Aquin examine de nombreuses questions de nature économique, dont la justification de la propriété privée, du commerce et du profit.

Joseph Schumpeter a d'abord considéré les scolastiques de la fin du xive siècle au xviie siècle comme les fondateurs les plus proches de la science économique. Raisonnant dans le cadre du droit naturel ils préfigurent l'économie moderne dans

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