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UE 4.2.S2 Soins Relationnels. Evaluation D'une Situation Professionnelle En Lien Avec Le Soin Relationnel

Note de Recherches : UE 4.2.S2 Soins Relationnels. Evaluation D'une Situation Professionnelle En Lien Avec Le Soin Relationnel. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  31 Octobre 2012  •  1 512 Mots (7 Pages)  •  13 716 Vues

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I Description de la personne soignée.

Le cas étudié concerne monsieur « L » âgé de 72ans, ancien mécanicien, parlant peu et par phrases courtes. C’est une personne plutôt mince et paraissant affaiblie. Une maladie de Parkinson lui a été diagnostiquée voici 3 ans. De plus, il a un traitement symptomatique pour la maladie d’Alzheimer. Compte tenu de cette maladie, Mr L a donc beaucoup de difficulté à maitriser ses mouvements, il tremble beaucoup.

C’est un homme marié, il a 2 fils âgés respectivement de 32 et 38 ans ; avec son épouse ils sont très présents à ses côtés. Ceux-ci le décrivent comme assez déprimé depuis quelques jours et le soutiennent le plus possible. Mr L. vit à domicile avec sa femme et son fils ainé qui s’occupe de lui au quotidien. Son plus jeune fils a quitté la maison il y 9 ans mais reste très présent auprès de sa famille.

Le fils de Mr L., suite aux difficultés rencontrées par son père pour marcher, a décidé de l’emmener aux urgences. Après des radiographies et une consultation, celui-ci est rentré chez lui car rien d’anormal n’avait été diagnostiqué.

Dans la soirée, alors que Mr L. ne parvenait plus du tout à marcher et se plaignait beaucoup de sa jambe, son fils décide de revenir aux urgences.

Après de nouvelles radiographies, une fracture engrenée du col fémoral droit a été détectée. Mr L. a ainsi été hospitalisé en service de chirurgie orthopédique pour subir une opération programmée le lendemain.

II. Description de la situation

Tous les matins, j’accompagne l’agent de service lors du service des petits déjeuner afin d’installer tous les patients correctement et de vérifier que les régimes spécifiques sont bien respectés.

Ce matin, j’ai remarqué lors du service que Mr L. était très agité et anxieux. Celui-ci avait été opéré deux jours plus tôt et ne m’avait jamais parut aussi inquiet depuis son arrivée dans le service.

Il tremblait beaucoup, regardait partout, tentait de lever, s’accrochait aux barrières. Je m’étais occupée de lui lors de l’aide à la toilette les jours précédents et ces comportements, dus à la maladie de Parkinson, me paraissait très amplifiées par l’angoisse ce jour là.

J’ai donc décidé, avec les autres membres du personnel, de m’en occuper plus particulièrement afin de l’accompagner dans son petit déjeuner. Ce moment privilégié me paraissait indispensable pour rassurer et apaiser Mr L.

En arrivant, Mr L. m’a demandé plusieurs fois où il était, qui j’étais, tous en essayant d’ôter l’arceau et les coussins de décharge talonnière. Je lui ai donc dis bonjour, expliqué qu’il était à la clinique par qu’il s’était cassé le fémur, que l’on avait tout « remis en place ».

Je lui précisais que j’étais là pour m’occuper de lui afin qu’il reprenne des forces et qu’il puisse rentrer chez lui rapidement. Je me suis installée à sa hauteur et je l’ai stimulé en lui prenant la main. Mr L fermait les yeux et se crispait sur ma main, refusant tout contact pour le moment.

J’ai donc commencé à lui parler calmement, en lui expliquant qu’il fallait qu’il mange pour reprendre des forces et que sa famille allait bientôt arriver. Je lui ai demandé les prénoms de ses fils et sa femme, sentant que ceux-ci avait une importance extrême pour lui.

Il a alors ouvert les yeux et sourit, relâchant un peu ma main et me nommant les prénoms de sa femme et ses 2 fils. J’ai ai profité pour l’inciter à me regarder, ce qu’il a fait en me souriant. Cet échange de regard m’a fait très plaisir, j’ai senti que je parvenais à nouer un contact sain, comme s’il me laissait entrer dans sa sphère privée. Je lui ai alors demandé comment il se sentait et il m’a répondu que ça n’allait pas très bien, qu’il avait peur de ne pas marcher et de rester ici sans sa famille. Sa détresse m’a émût et je lui ai dit que le kiné aller venir aujourd’hui pour l’aider à marcher et que s’il se rétablissait bien, il pourrait vite rentrer chez lui avec une aide.

Cette annonce, qui me paraissait basique et simple, et je pouvais lire dans son regard qu’il reprenait espoir. Il s’est alors apaisé. Je lui ai demandé ce qu’il préférait déjeuner et je lui ai servi son café au lait dans une tasse à bec, ainsi que des REM® Mr L. ne voulait pas lâcher ma main. Ce contact semblait vraiment rassurant et indispensable pour lui.

Il tremblait moins et maitrisait un peu plus ses gestes. Il a commencé

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