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Mythologies

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Par   •  4 Juillet 2019  •  Commentaire de texte  •  1 439 Mots (6 Pages)  •  89 Vues

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Mythologies – Roland Barthes

Éditions du Seuil, 1957

Introduction :

Roland Barthe a été sémiologues et professeur au collège de France. Il écrit des ouvrages et est engagé dans la vie politique depuis le plus jeune âge. A ces 18 ans il publie « en marge du citron » en réaction aux différents évènements européens.

Il fut l’un des premiers fondateurs du mouvement poststructuraliste dans les années 1960, avec Michel Foucault et Giles Deleuze, souhaitant montrer l’impossibilité d’étudier les sciences humaines car l’être humain est trop complexe. Ce fut une réaction au mouvement structuraliste qui apparaît dans la deuxième moitié du XXe siècle, ayant pour but de trouver des théories permettant d’étudier l’Homme comme un objet, et de théoriser les liens qui les unissent.

Mythologies est le souhait de l’auteur de décrypter la France entrant dans une nouvelle aire de culture de masse, autant avec les évènements du quotidien comme un bifteck-frite que dans les discours coloniaux français, et de mettre en lumière les nouvelles idéologies. Selon lui, le mythe est quelques choses de majeur dans cette société. Il en analyse certain et le phénomène ne lui même du mythe.

Analyse :

        Tout d’abord, Roland Barthes présente son livre en deux parties : une série d’exemples de la vie quotidienne qui permet d’avoir une étude sémiologique des certains phénomènes, puis fini par une partie plus théorique où il analyse et définit ainsi le mythe et son fonctionnement. L’auteur se base sur les représentations collectives qui forment des systèmes de signes à l’origine de la création de mythe. Il arrive à démontrer que dans le quotidien est rempli de mythes. Il prend l’exemple « le vin et le lait » : qu’il définit comme des boissons totem dans cette société. Le vin est un acte d’appartenance à une collectivité qui prend place autour du mythe de l’université. Ceux qui prennent de la distance à l’égard de celui-ci, prennent le risque d’une exclusion sociale.

L’auteur présente une critique de son époque par un modèle sémantique. Il reprend le travail de Saussure avec les signes linguistiques : signifiant, signifié, signe, pour l’adapter au principe du mythe. Il définit le mythe comme un système de communication, de parole pouvant être éphémère : le propre d’un mythe est de transformer le sens en forme.

A travers les différentes explications, Barthes décrit la société qui l’entoure, cependant thèmes sont récurent.

L’idéologie bourgeoise est un des thèmes principaux de son livre : « Le statut de la bourgeoisie est particulier, historique : l'homme qu'elle représente sera universel, éternel ; […] Enfin, l'idée première du monde perfectible, mobile, produira l'image renversée d'une humanité immuable, définie par une identité infiniment recommencée. ». L’analyse des mythes selon l’auteur est une étude des « idées en forme ». Une part importante des mythes sont mis en place par la bourgeoisie ; il prend l’exemple du « guide bleu » étant fait pour les bourgeois qui un voyage doit être culturel et pour eux la culture ne peut être que catholique et chrétienne.

Il est alors possible de comprendre, à cette époque, l’importance de la bourgeoisie dans la société : c’était la classe dominante. En effet, le système de signe, qui crée les mythes avec l’interprétation, est étroitement liée à celle-ci. Roland Barthes a voulu mettre en valeur le fait que le mot « bourgeois » en lui-même n’est pas idéologique. Cependant, il est dans un processus « d’image renversé », c’est à dire que le mot représente une idéologie pas pour le mot en soit mais pour ce qu’il représente après son appellation. Cela se passe la même manière pour les mythes, un retournement du réel où l’intention historique devient une sorte de nature qu’on ne peut contester. Il existe un rapport direct entre le mythe et l’idéologie bourgeoise. A travers la question du mythe, il aborde des thèmes sociétaux. En effet pour l’auteur, les années 50 sont une période où le mythe prend une place importante. Donc pour illustrer sa pensée, il utilise des actes et paroles quotidiennes. A travers cela, il montre une des caractéristiques principales du mythe, c’est que tout peut l’être. Le mythe, présenté comme la parole se développe de plus en plus surtout à l’air de la société des médias de masse. Trois conditions pour construire un mythe : tout d’abord, il faut qu’il y ait un usage social, ensuite, il faut qu’il y ait un fondement historique et le phénomène de transformation historique en fausse nature, et pour finir le canal de transmission est quelque chose d’important dans la communication du mythe. La matière a un impact sur la conception du mythe ; cependant il n’est pas majeur. C’est donc le sens donné aux représentations qui forme le mythe. Donc le mythe de s’intéresse pas réellement au contenu mais plus à la manière dont il est dit. Roland Barthes dit « le mythe, d’aujourd’hui » pour montrer que ce système de communication n’est pas encré dans la durée mais dans l’instant car il peut changer à chaque fois qu’il est raconté.

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