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La Culture Travaille Telle A Nous Rendre Plus Humain

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Par   •  5 Février 2012  •  2 170 Mots (9 Pages)  •  3 470 Vues

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La culture travaille - t - elle à nous rendre plus humain ?

On va traiter la notion de culture. Mais le fond du problème est la question de l’humanité et le ‘’ plus humain ‘’ doit nous interroger. Le verbe travailler signifie ici transformer.

L’idée serait que la culture ferait de nous les hommes que nous ne sommes pas suffisamment sans elle.

On doit d’abord définir le terme culture. La culture peut signifier plusieurs choses , en premier lieu l’érudition , en second lieu la civilisation.

I – Le mythe de l’état de nature :

Ce mythe est la croyance en une nature humaine , en deçà de toute culture. D’où vient ce mythe ?

Il s’explique historiquement , par deux facteurs. Il est renforcé au 18ème siècle. Le premier facteur est l’évolution des sciences de la nature ( Buffon ) , qui établit pour la première fois une classification des espèces. Il y a une interrogation sur la nature. Il y a aussi un deuxième facteur ; le développement des voyages et des échanges commerciaux. Les occidentaux vont ainsi être en contact avec des sociétés humaines , au mode de vie radicalement différent.

La question se pose alors de savoir si ces êtres sont véritablement des hommes ? Il y a un sens commercial et théologique. Existe –il une nature humaine identique partout et toujours ?

Peut-on affirmer , sous la diversité des modes de vie de l’existence d’une nature humaine universelle. Il y avait , au 18ème siècle , une grande confusion dans ces questions. On confondait ce qui relève de la nature et ce qui relève de la culture. Dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes , J.J. Rousseau imagine un homme à l’Etat de nature , ou ‘’ bon sauvage ‘’ est obtenu en retranchant de l’homme civil , tout ce que la société lui a apporté. Cette homme à l’état de nature n’existe pas et Rousseau ne dit pas qu’il a un jour existait. Ce bon sauvage est une hypothèse de travail. La manière dont on conçoit l’être humain ca de pair avec le rôle qu’on va lui confier. Dans toute conception politique , il y a une conception de l’être humain . Cette conception va permettre à Rousseau de justifier la démocratie. Pour Rousseau , l’homme nait bon et ainsi on peut lui laisser le choix de son régime. Cet homme à l’état de nature n’existe pas. Mais cette hypothèse devrait montrer comme l’homme devrait être bon et comment la société pervertis l’homme. La société a un rôle ambivalent , bien qu’elle le pervertisse , elle permet à l’homme de devenir pleinement humain. Ce qui peut être une qualité peut également être un défaut ( la conscience de moi peut devenir de l’égocentrisme ). J.J. Rousseau écrit contre Hobbes , sauf que ce dernier , pense que l’homme à l’Etat de nature est un être mauvais qui est le pire de la perversion. Hobbes justifie le despotisme par l’idée que les hommes ont besoin de donner leur liberté contre la sécurité.

Imaginons que nous suivions l’exemple de Rousseau , arriverions nous au même résultat ? Non. L’humanité entière serait perdu puisque seul on ne peut accéder à la conscience de soi. On se rend compte que ce qui est le plus humain pour nous est construit par autrui. Ce qui nous fait en tant qu’homme n’est donc pas la nature humaine mais la culture.

Notre humanité réside est développée dans le rapport à autrui. Ce qui est essentiel au développement de nos caractéristiques humaine est le rapport à l’autre. Il est nécessaire.

II – Le sens anthropologique de la culture.

La conséquence de cette réflexion est que les comportements qui nous semblent naturels relèvent en vérité d’un apprentissage. Le domaine de la culture est plus vaste que ce que l’on pouvait le prévoir. Il faut donc donner à la notion de culture un sens très vaste. Ainsi on va désigner par culture tout ce qui relève de l’acquis et on va désigner par nature tout ce qui relève de l’inné( ce avec quoi on nait , porté par notre patrimoine génétique ). L’innée relève du corps , ce sont les besoins nécessaires. La culture va désigner tout ce qui relève de l’acquis avec une amplitude immense. L’ethnologue américaine Margareth Mead , définit la culture comme : ‘’ l’ensemble des formes acquises de comportement d’un groupe d’individu unis par une tradition commune par l’éducation’’. L’ensemble des formes acquises de comportement , nous dit ce qui est acquis est la manière dont le corps se comporte , un groupe d’individu signifie qu’il n’y a pas de culture individuelle , tradition commune parle de ce qui se transmet de génération en génération , transmis par l’éducation ( éducation =/= enseignement ) est le vecteur de la culture. Selon elle , relève de la culture , par exemple , la manière de laver la vaisselle , ; de coucher les bébés ou encore de faire la cuisine.

La société est la culture vont de pair. Les cultures peuvent avoir un côté critiquable , contestable. La culture n’est ni légitime , ni bonne par définition. Il n’y a pas un monde civilisé et un monde sauvage. Si la culture c’est l’héritage de traditions , de savoir-faire , alors toute personne est civilisée. Il n’existe pas de culture qui ignore qu’il y est d’autre culture. A partir du moment où l’on parle de d’humanité , on est dans la culture. L’homme préhistorique est donc déjà dans la culture. Dès que l’on a des symboles , des savoirs faire , on a de la culture. La marque de l’humanité est la technique , le langage et la pensée conceptuelle.

C. Lévi-Strauss dans un ouvrage qui s’appelle Les structures élémentaires de la parenté propose comme critère pour distinguer nature et culture , le critère suivant. Le critère serait l’absence de règles institutionnelles. Quand il y a pas de règles , on est au niveau de la nature ; quand il y en a , on est au niveau de la culture. Lévi-Strauss remarque qu’il y a une exception à cela , c’est la prohibition de l’inceste qui est à la fois un fait culturel et qui pourtant est un fait présent dans toutes les cultures. Il est donc universel. La culture n’est pas universel. Ce qui est naturel , lui est universel. Le seul fait culturel universel est cette exception. Mais selon les sociétés , l’interdiction ne porte pas sur les mêmes personnes , car la notion de famille change selon les sociétés. Selon les sociétés , l’acte est perçu différemment.

III – Hérédité biologique et héritage culturel :

Les préjugés

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