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Accouchement Sans Risque.

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Par   •  14 Janvier 2014  •  1 756 Mots (8 Pages)  •  566 Vues

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risque qui hante chaque obstétricien explique les recherches continues afin de

réaliser les meilleures conditions possibles pour une issue favorable de la grossesse

et de l’accouchement.

A partir de ce constat, une initiative mondiale sur la maternité sans risque a été

lancée en 1987 à Nairobi et lors du sommet mondial pour les enfants en 1990 à

New York et à la conférence internationale sur le développement en 1994 au Caire,

et à la 4ème conférence mondiale sur les femmes en 1995 au Pékin. Cette initiative

mondiale sur la maternité sans risque était menée par un partenariat unique

d’organismes internationaux, y compris le Fonds International de secours à

l’enfance (FISE), le Fonds des Nations Unis pour les activités en matière de

population (FNUAP), la banque mondiale, l’Organisation Mondiale de la Santé

(OMS), the International family planning perspectives (IPPF) et la population

council. Le but de cette maternité sans risque était d’assurer à toutes les femmes

l’accès à :

- une gamme complète de services de haute qualité à des prix abordables en matière

de santé sexuelle reproductive ;

- aux soins maternels et au traitement des urgences obstétricales pour réduire les

décès et les séquelles.

Dans le monde, environ un demi million de femmes meurt chaque année des

complications liées à la grossesse, dont plus de 80 % ont lieu pendant

l’accouchement [1].

Dans les pays en développement, où la santé des femmes dépend en premier lieu de

leur rôle de reproductrice, le risque de décès lié à la grossesse ou à l’accouchement

Evaluation de l’utilisation du partogramme au C.S.Réf.CV du district de Bamako

Thèse Med. 2006

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est de 1/60 contre 1/ 4.100 dans les pays industrialisés [2]. Ce risque, chez la femme

africaine est de 1 sur 19 contre 1 sur 10.000 chez l’Européenne [3].

Pour chaque femme qui meurt, une trentaine d’autres subissent des blessures, des

infections ou des lésions douloureuses invalidantes par suite d’accouchement

dystocique ou d’un travail anormalement long [4]. Selon l’UNICEF, entre 500.000

et un million de femmes vivent aujourd’hui avec une fistule, un bon nombre d’entre

elles sont socialement marginalisées [5]. Au Mali en 1994, l’équipe de médecin du

monde en collaboration avec le service d’urologie de l’hôpital national du Point G

recensaient 275 cas de fistules à Bamako et à Mopti [6].

Cependant, les causes les plus fréquentes de décès chez les accouchées dans les pays

en voie de développement sont l’hémorragie de la délivrance et du post partum, les

accouchements dystociques les complications de l’hypertension gravidique et les

infections [7].

Au Mali, le taux de mortalité maternelle reste comme dans les autres pays en voie de

développement élevé. Le rapport EDS Mali faisait mention d’un taux de 582 pour

100.000 naissances vivantes [8].

Pour le nouveau-né, le travail long, la présentation non céphalique, l’hypertension,

les infections (rupture prolongée de la poche des eaux), la fièvre maternelle sont les

principaux facteurs de risque de la mortalité détectées en cours de travail [9]. Les

facteurs de risque avant l’accouchement apparaissent moins importants que les

précédents. Il s’agit de la petite taille maternelle (<1,50m), plus de trois fausses

couches, et des antécédents de césarienne. Environ 4 à 5 million des nouveau-nés en

souffrent et plus d’un million qui en survivent développent des séquelles dont on

peut citer entre autres les troubles psychomoteurs, paralysie ou de retard du

développement physique [10]. C’est ainsi que AKPADZA.K.S et COLL [11] trouve

une fréquence de 80,22 % de mortalité périnatale au centre régional de Sodé (Togo).

Keita J.B.M [12] rapporte que la souffrance foetale aigue est la 1ère cause de décès

périnataux avec 43,5 % de décès lors d’une étude dans le centre de gynécologie et

d’obstétrique de l’hôpital national du P.G. N’diaye B. [13] trouve 40,88 % de taux

de mortinaissance à la maternité de l’hôpital Gabriel Touré.

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A fin de diminuer les importants taux de mortalité maternelle et périnatale observés

dans les pays en développement, l’une des approches développée de la stratégie de

la maternité sans risque a été l’introduction dans les maternités, du partogramme

proposé par l’OMS, dans le but d’aider le personnel de santé à mieux assurer la

surveillance du travail d’accouchement

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