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Le rêve selon la théorie freudienne

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Par   •  18 Décembre 2017  •  Cours  •  1 445 Mots (6 Pages)  •  215 Vues

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Le rêve selon la théorie Freudienne

Grâce aux rêves que lui racontent ses patientes et aux associations libres qu’elles en font, Freud élabore sa théorie sur l’inconscient.

« L’interprétation des rêves est en réalité la voie royale de la connaissance de l’inconscient. » Freud

Il étudie le mécanisme de création du rêve pour essayer de comprendre les différents mécanismes de l’inconscient.

Dès 1895 ce travail sur le rêve devient incontournable pour Freud (il a abandonné l’hypnose, la suggestion, etc …).

Il fait ses premières analyses de rêves puis écris son livre « l’interprétation des rêves ».

Freud pense que le rêve est un acte privilégié qui en apprend plus sur l’inconscient que le lapsus :

  • Lapsus : se porte sur un mot.
  • Rêve : se porte sur plusieurs choses et donne donc plus d’informations sur l’inconscient.

Pour Freud, le rêve à un sens et relève de processus psychiques inconscient similaires à ceux constatés dans l’état hypnotique.

Il y a donc l’idée d’un déterminisme psychique  qui n’est pas simplement dû au hasard ou à des disfonctionnements (électriques ou neurologiques) mais le résultat d’une pensée inconsciente ou d’un fantasme qui va tenter d’émerger au travers du rêve.  

Le rêve est nécessaire au sommeil : grâce à lui  on ne se réveil pas (sauf en cas de cauchemars). Le cauchemar se produit lorsque les mécanismes inconscients n’ont pas réussi à rendre le fantasme acceptable.

Le rêve à deux faces :

  • Contenu manifeste (ce que l’on sait, la perception consciente) : souvenir que l’on a du rêve, face visible difficile à reliée à la logique.
  • Contenu latent(fantasme qui a provoquer le rêve) : face caché du psychisme que l’on va pouvoir approché en travaillant sur les associations libres

A partir du contenu manifeste on essaie de remonter à ce qui est à l’origine du rêve.

L’appareil psychique fonctionne toutes les nuits (même si souvent on ne se souvient pas de ses rêves).

Le sommeil permet de se mettre en retrait par rapport au monde extérieur et protège d’un surplus d’excitation interne (il trouve une solution pour que les fantasmes et désirs inconscients ne deviennent pas nuisibles et ne trouble pas le sommeil).

Le rêve n’est pas un trouble du sommeil, au contraire, il est le signe d’une activité psychique protectrice qui va réduire les tensions.

Dans le sommeil, on a deux tendances opposées :

  • Physiologique : besoin de repos et de reconstituer son énergie.
  • Besoin d’une certaine satisfaction de l’appareil psychique grâce à ces fantasmes inconscient qui sont alors libre de se produire.

Le rêve est comparé à une solution hallucinatoire (fait d’image) de l’appareil psychique. C’est une réalisation substitutive (incomplète) des désirs inconscients. Le rêve fait en quelque sorte un compromis entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas et qui doit être transformé pour ne pas troubler le sommeil.

Il y a un chemin important entre ce que demande l’inconscient et le contenu manifeste du rêve.

Certains éléments marquant de la journée peuvent venir s’intercaler entre les morceaux provenant de l’inconscient.

Il y a une sorte de censure qui transforme, range et remplace le désir refoulé pour en faire un rêve dont on se souvient ou non.

Dans un premier temps des mécanismes traitent les désirs refoulés, les fantasmes qui demandent réalisation.

Freud s’est rendu compte en analysant ses patientes qu’il existait des mécanismes communs à tous et que les transformations individuelles dépendaient du vécus.

Le refoulement repousse ce qui peut nuire à l’état conscient et permet donc de garder un équilibre pour la conscience éveillée. Il utilise deux mécanismes :

  • La condensation : qui a pour but de trier, modifier voire d’éliminer ce qui est dangereux.
  • Certains désirs inconscients sont directement éliminés et ne passe jamais dans le conscient.
  • Certains éléments vont passer la barrière mais pas totalement : par fragments (une partie passe, on a accès qu’à cette partie).
  • Certains éléments qui ont des traits communs vont passer sous leur forme commune.
  • Certains éléments passent de manière partielle et vont se raccrocher à des choses qui n’existaient pas.
  • Parfois un même élément (insignifiant) va se répété plusieurs fois dans le conscient : il se multiplie dans la masse et rendu moins visible mais il ne relève que d’un seul contenu manifeste : c’est le point nodal.
  • Le thérapeute va reconstituer d’où viennent les morceaux pour analyser le patient grâce aux associations libres.
  • Le déplacement : qui a pour but de laisser passer les choses avec un sens différent.
  • L’objet psychique est constitué de 2 parties :
  • Représentation = image
  • Affect = charge d’énergie affective plus ou moins importante
  • L’affect et la représentation ne sont pas liés définitivement, le déplacement peut les séparer et en camoufler une partie. Le plus souvent il va conserver l’affect et ce liera à d’autres images. Il prend une image dans la chaîne associative (qui guide l’association libre). Cette représentation va elle-même se décoller de son affect qui va disparaître.

D’après la théorie freudienne, l’inconscient est rangé méthodiquement. Les fantasmes sont rangés selon une chaine associative inconsciente qui guide l’association libre. Ainsi dans le conscient on obtient des formations substitutives non hasardeuses.

Ces deux mécanismes sont en œuvre chaque fois que l’inconscient cherche à émerger et son sensé aider à garder un équilibre, à avoir des solutions hallucinatoires et des représentations acceptables.

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