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Le Moyen Orient Depuis 1991

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Par   •  21 Mars 2012  •  3 187 Mots (13 Pages)  •  1 763 Vues

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Le Moyen Orient depuis 1945

Le Moyen-Orient s’étend, dans sa conception large, des rives orientales de la Méditerranée à celles de l’Indus – en comprenant également l’Egypte et la Libye-, et de l’Asie mineure jusqu’à la peninsule arabique et aux rives nord-occidentales de l’océan indien. Il s’agit donc de pays essentiellement musulmans, situés en zone aride. Il est à distinguer du Proche-Orient,qui ne comprend que les Etats situés sur le littoral méditerranéen (Israël, Palestine, Liban et Syrie).

Israël, Irak, Afghanistan, Liban… Des noms synonymes de grandeur, de civilisations millénaires, d’heures de gloire, mais aussi des lieux qui évoquent la destruction, le désespoir et la guerre. Cette région occupe depuis plusieurs décennies le devant de l’actualité en raison de l’instabilité et des conflits fréquents qui l’animent. En effet, depuis la chute de l’Empire ottoman en 1919, puis la fin de l’empire britannique des Indes en 1947, les pays du Moyen Orient demeurent au cœur de profondes rivalirés et d’enjeux majeurs, nourris d’ambitions territoriales, de crispations religieuses et de concurrences pour l’accès aux ressources (hydrocarbures et eau). ; le Liban, Israël, l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan ont tous été touchés par des guerres de durée et d’intensité variables, et restent l’objet de graves menaces, tant pour leur sécurité intérieure que pour l’avenir de la région.

Pourquoi n’a-t-on pas réussi à pacifier le Moyen Orient depuis 1945 ? Nous nous intéresserons plus particulièrement aux évolutions récentes, notamment à partir du tournant de l’année 1991 et la chute de l’URSS. Ainsi, pourquoi le terrorisme est-il devenu un mode d’expression aussi courant et pourquoi devient-il aussi menaçant ? Quelles sont les perspectives, à court et à moyen terme, pour la région du Moyen-Orient comme pour la communauté internationale ? A l’aube du XXIème siècle, le Moyen-Orient est devenu l’un des enjeux majeurs de la paix mondiale.

Document 1 : La première guerre du Golfe, des combats à la réconciliation.

Le 2 août 1990, avec l’entrée des troupes irakiennes au Koweït (ancienne colonie britannique), la prise de sa capitale et la mise en place d’un gouvernement fantoche, marque le début « officiel » de la crise du Golfe, laquelle débouchera, du 17 janvier au 3 mars 1991, sur la guerre. En effet, les Irakiens rentrent au Koweït sous prétexte « d’aider à la mise en place d’un gouvernement provisoire » mais en réalité Saddam Hussein et l’émir Koweïtien Jaber al Sabah se disputent les droits du pétrole. Le dirigeant irakien à 3 objectifs :

- financier : il s’agit de réaliser une sorte de hold-up sur la « Banque du Proche-Orient » que représente le Koweït avec ses 122 milliards de capitaux investis en Occident ;

- pétrolier : ajouter les richesse koweïtiennes aux siennes, c’est, pour l’Irak, se placer à la tête de 19% des réserves mondiales, donc en position de peser avec force sur la politique de l’OPEP ;

- stratégique : on retrouve la vieille revendication d’un plus large accès au Golfe persique, avec notamment les îles Warba et de Boubiane donc le contrôle permettrait à l’Irak de créer un véritable port de mer et d’exploiter le Chatt al Bassora, alternative au Chatt al Arab rendu inutilisable par les combats avec l’Iran.

Ces trois objectifs, le numéro un irakien les inscrit évidemment dans l’ambition plus vaste qu’on lui connaît de longue date : conquérir le leadership sur un monde arabe divisé face à l’Egypte, qu’il juge discrédité par la paix signée avec Israël et au frère ennemi syrien qu’il estime embourbé au Liban.

Parallèlement, les Etats-Unis entendent réafirmer leur leadership, lui, mondial. Le golfe arabo-persique constitue un lieu idéal pour manifester et renforcer la prédominance américaine : 65% des réserves de pétrole de la planète. Enjeu économique : le marché arabe offre d’immenses débouchés à l’économie américaine, de même que les pétrodollars lui apportent de volumineux ballons d’oxygène. Enjeu politico-militaire : les Etats-Unis ont toujours rêvé de rassembler dans un consensus stratégique les régimes arabes modérés et – si possible – Israël dans une sorte d’OTAN du Proche-Orient, laquelle a des chances de prendre enfin corps en réaction à l’agression irakienne, au nom du droit international et avec la bénédiction de l’ONU.

Dans le choc des stratégies américaine et irakienne, à la fois ennemies et d’une certaine manière complices, se met en place un engrenage irréversible. D’autant que les forces susceptibles de s’interposer ne peuvent ou ne veulent le faire. Ainsi, très vite, se mettent en place les conditions de l’escalade : George Bush (père) comme Saddam Hussein – du moins jusqu’à ce qu’il se découvre perdu – n’envisageant pas la moindre concession pouvant, aux yeux de l’opinion, passer pour une capitulation, incompatible avec le leadership auquel ils aspirent. Quatre phases vont alors se succéder : la réaction, la mobilisation, l’hésitation et enfin la guerre.

L’ONU sentant une menace gronder, ordonne à l’Irak de retirer ses troupes du territoire koweïtien. Mais les Irakiens refusent d’obtempérer, alors les alliés ( Etats-Unis, France, Egypte, Arabie Saoudite et Grande Bretagne principalement) se préparent à une intervention au sein d’une coalition, alliance momentanée de personnes, de partis ou de puissances, dans le but de lutter contre un adversaire commun. Cette opération défensive est nommé « Bouclier du désert » . Elle consiste aussi à protéger l’Arabie Saoudite d’une éventuelle menace pour ses puits. Les soldats passeront un temps fou à attendre dans le désert … Tout s’enchaine alors très vite. Dans le monde entier les finances s’effondrent alors que le prix du pétrole augmente. On redoute le début des conflits, mais le monde entier est conscient d’être à l’aube d’une nouvelle guerre qui ne peut plus être évitée (10 janvier 1991).

Les Irakiens s’équipent chimiquement pendant que les Américains attendent l’ordre d’attaquer après près de 6 mois d’attente dans le désert… La principale victime de la guerre c’est bien sûr l’Irak. L’opération « Tempête du désert », lancée de 17 juillet 1991 a couté cher à son peuple. Après l’expiration de l’ultimatum posé par l’ONU, commencent les bombardements. Aux dizaines et dizaines de milliers de victimes (entre 50000 et 150000) s’ajoute la destruction de l’essentiel des infrastructures. Conformément aux menaces proférées par James Baker (secrétaire d’Etat) devant Tarek Aziz (nationaliste

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