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Le travail n'est-il qu'une contrainte?

Dissertation : Le travail n'est-il qu'une contrainte?. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  6 Novembre 2018  •  Dissertation  •  2 580 Mots (11 Pages)  •  294 Vues

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terminale ES/L

Dissertation

Sujet : le travail n'est-il qu'une contrainte ?

En 1965, un chanteur français, Henri Salvador sort la chanson « le travail c'est la santé mais rien faire c'est la conserver ». Dans le sens général, nous définissons le travail comme une activité exercée par l'être humain en échange d'un salaire. Pour beaucoup, le travail n'est que source de contraintes qui empêche les hommes d'assouvir leurs désirs ou bien même leurs rêves, dans ce cas le travail semble être un obstacle à la liberté et au bonheur de l'être humain. A contrario, pour d'autres, le travail est une activité qui permet l'accomplissement personnel et donc une activité qui permet d'atteindre le bonheur. Mais le travail qu'est-il réellement ? Le travail n'est-il que voué à être une contrainte pour ceux qui l'exercent ?

Le travail semble être une activité vide de sens qui engage à la servitude, l'exploitation de l'homme cependant il a permit une meilleure maîtrise des conditions d'existence de l'humanité.

Le travail s'apparente à une action que nous classons dans deux catégories générales, en effet il y a le travail intellectuel et le travail manuel. Nous nous accordons à dire que ces deux types de travail ont chacun des contraintes qui semblent être similaires dans les deux cas.

Depuis l'Antiquité, le travail détient deux grandes contraintes ; la contrainte vitale, biologique, c'est-à-dire que l'homme travail en grande partie seulement parce qu'il a besoin d'argent pour pouvoir se nourrir, se loger, entretenir sa santé et satisfaire ses besoins vitaux, ce qui est contraire à ce que font les animaux. Cependant travailler pour acquérir de l'argent afin de conserver sa santé est une action qui a une double facette, en effet nous travaillons pour pouvoir se payer des frais médicaux en cas de besoin mais dans certain métier, le travail se révèle être la source de la dégradation de notre santé et donc source de souffrance physique comme par exemple dans les métiers où il faut porter des charges lourdes, les jambes et surtout le dos sont dégradés, ou encore par exemple dans les métiers de la sécurité où il est fort probable d'être souvent grièvement blessé comme une blessure par balle ou au couteau. Donc nous travaillons afin de pouvoir entretenir notre santé mais parfois le travail se trouve être la source de la détérioration de notre santé ce qui affirme que le travail est une contrainte physique et il est lié un effort douloureux, à une souffrance. La deuxième contrainte du travail depuis l'Antiquité est la contrainte sociale, c'est-à-dire que le travail installe une hiérarchisation entre les employés ce qui amène à un rapport de domination. Effectivement dans une majorité des métiers il y a un rapport de domination ce qui permet de dire que le travail est divisé en deux classes hiérarchiques, tout d'abord la classe dominante, c'est-à-dire ceux qui détiennent les moyens de productions, puis la classe dominée qui regroupe ceux qui détiennent seulement leur force de travail, les prolétaires. A terme, cette hiérarchisation créé un antagonisme entre les dominants et les dominés. Ceci peut facilement être illustré à travers les grèves que peuvent entreprendre les prolétaires contre leur patron pour des raisons de salaire ou bien d'autre encore, ce genre de relation au sein du travail peut amener à de nombreux conflits sociaux. De plus, le travail joue le rôle de miroir, en effet il reflète notre appartenance sociale, c'est-à-dire notre appartenance à une classe sociale qui soit est la classe ouvrière soit la moyenne ou la supérieure, ce qui peut permettre au travail d'engendrer une baisse de l'estime de soi, en effet un travailleur ouvrier sera moins bien vu ou traité qu'un travailleur cadre donc le travail amène à une perte de confiance en soi.

A travers ces deux contraintes, nous pouvons clairement voir que le travail peut parfois être négatif pour l'espèce humaine mais le travail est bien plus néfaste encore.

En effet, le travail peut se trouver être une activité qui peut se révéler être une contrainte plus forte que celle que nous avons vu précédemment même si celles-ci jouent un rôle important dans la nocivité du travail. Celui-ci est souvent associé au progrès de l'humanité cependant il peut se révéler être la source de la déshumanisation de l'espèce humaine. En effet, le travail est fortement nuisible aux humains car les normes qu'il impose visent à un dressage du travailleur qui doit rentrer dans un moule impersonnel. Il empêche donc les individus de s'affirmer et les transformes en robot programmé seulement pour effectuer la tâche pour laquelle ils sont payés. Nietzsche affirme cela en qualifiant le travail comme « la meilleure des polices », c'est-à-dire que les individus étant prisonniers de leur travail sont surveillés et encadrés ce qui permet un plus grand contrôle sur eux et donc une plus grande facilité à les manipuler afin qu'ils travaillent sans sourciller.

Ce qui permet de dire que l'effort par le travail ne conduit pas à une réalisation de soi, l'effort est alors vide de sens et l'individu ne fait qu'épuiser son énergie donc l'individu n'est plus considéré comme humain mais comme un robot comme nous pouvons le voir dans le film Les temps modernes de Charlie Chaplin où nous voyons très bien la déshumanisation du travailleur qui se transforme peu à peu en un robot existant seulement pour exécuter la tâche pour laquelle il est payé. Le travail est donc une contrainte qui déshumanise peu à peu l'individu le rendant utile seulement pour son travail tel un robot que l'on contrôle grâce à une télécommande.

Toutes les contraintes du travail amènent à dire qu'il est aliéné, en effet pour dire que le travail est aliéné il doit faire souffrir, être contraignant, déshumanisant et exploiter nos capacités. En effet nous travaillons toujours d'abord pour les autres, il y a donc bien exploitation de l'individu par le travail car la valeur produite par le travailleur ne sera pas bénéfique pour lui car c'est la classe dominante qui l'exploite qui en tirera profit. Le travailleur ne disposant que de sa force de travail, vendue aux

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