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"Essais sceptique" Russell

Analyse sectorielle : "Essais sceptique" Russell. Recherche parmi 233 000+ dissertations

Par   •  3 Avril 2016  •  Analyse sectorielle  •  888 Mots (4 Pages)  •  2 738 Vues

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Ce texte extrait des « Essais sceptiques » de Russell met en évidence la capacité de l’homme à juger des bienfaits et des méfaits de la science, de sa capacité à accepter le côté désagréable de la science et donc à remettre en question les limites de son pouvoir sur le milieu scientifique qu’il croit maitriser. Au-delà de ce souci apparait la problématique de savoir si la science est bien pour l’homme ou si elle lui est néfaste. A quel moment, dans quelles circonstances l’homme oppose-t-il le côté désagréable au côté agréable de la science ? Mais il s’avère pourtant nécessaire de remettre en question les résultats et les effets de la science, voire de toutes les sciences, n’est-ce pas ?

Très longtemps, l’homme a fait valoir son savoir, ses capacités à résoudre ses problèmes, voire à les anticiper grâce à ses performances scientifiques. Il a ainsi mis en évidence le côté agréable de la science qui laisse paraitre son autosatisfaction, son pouvoir sur le milieu dans lequel il utilise cette science, son expertise sur la problématique traitée par cette science. Nous en avons pour exemple les réalisations techniques dans les domaines de la physique – les satellites dans l’espace, des technologies modernes – les ordinateurs et robotique, de la médecine– scanner et génétique. Des prix de prestiges sont décernés chaque année à des inventeurs, des scientifiques.

Pendant des décennies, satisfaits des résultats visibles des recherches scientifiques, les hommes ont recherché, créé, inventé, essayé, amélioré leur espace et leur style de vie, anticipé leurs besoins technologiques ; ils ont usé de « la puissance que nous donne la science de manier notre milieu ». A tel point que non seulement les scientifiques avérés mais aussi le citoyen lambda ont fait reconnaitre leur puissance à travers leur science et technologie : Les encyclopédies sont remplacées par des sites Web, le courrier postal par des réseaux sociaux. Et toutes ces découvertes, ces inventions ces technologies, ces sciences ont apporté et portent encore des « satisfactions intellectuelles » à beaucoup parce que l’on a facilement assimilé la science à la notion de progrès. Et le progrès est agréable pour la société.

Toutefois au cours des dernières décennies, certains détracteurs et opposants – plus puissants et plus nombreux que dans le passé, ont remis en cause ce qui paraissait jusqu’alors un bienfait pour la société. Alors « nous ne savons pas si la science est vraie et qu’elle peut à chaque moment, cesser de nous donner la domination sur le milieu pour lequel nous l’aimons ». A l’heure où les gouvernements s’évertuent à équiper tous et chacun en numérique, par exemple, pour favoriser l’égalité pour tous, les associations de consommateurs soutenues par des médecins et des études scientifiques dénoncent les méfaits des pylônes téléphoniques et des ondes émises par les téléphones portables, les écrans d’ordinateurs et les effets de dépendances néfastes aux jeux électroniques sur les jeunes. Ce même gouvernement est alors contraint à légiférer pour maitriser et atténuer le côté désagréable de la science. Et c’est ainsi pour tous les domaines scientifiques. L’énumération des sujets controversés peut être longue. Il suffit de lister les mouvements de lutte contre toutes les diverses

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