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Propagande et Idéologie

Dissertation : Propagande et Idéologie. Recherche parmi 228 000+ dissertations

Par   •  27 Mars 2017  •  Dissertation  •  5 615 Mots (23 Pages)  •  187 Vues

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        Edward Bernays nait à New-York en 1891, et décède à 103 ans à Cambridge aux Etats-Unis.  Son nom est peu connu du grand public mais pourtant il a travaillé pour de nombreux hommes politiques et de nombreuses multinationales telles que Philip Morris, Procter & Gamble, United Fruit. Son champs d’activité était les relations publiques. Il ouvre son agence de relations publiques en 1919 à New-York. Bernays pour faire son travail de spécialiste en relation publique il se fie beaucoup à la psychologie des foules (utilisant le travail de S. Freud et de G. Le Bon). Son livre «Propaganda» de son titre original est publié en 1928 par Edward L. Bernays. Le livre est divisé en onze chapitres et ce livre a pour but d’expliquer le fonctionnement des mécanismes qui contrôlent l’esprit des foules, et d’expliquer comment manipuler le grand public dans le but de lui faire accepter une idée ou une habitude.

        

        Dès la lectures des premières pages du livre, Propaganda - Comment manipuler l’opinion en démocratie par Edward Bernays, avec quelques phrases choques, j’ai pus mieux saisir le concept de l’idéologie mis dans un contexte politique et avec les exemples donnés et explications du livre. Phrases choques et claires tel que «la fabrication des consentements»[1], qui peut rappeler le principe d’interpellation vu en classe, la fabrication du sujet, l’explication du gouvernement invisible et la mentalité collective, «[…]si l’on parvenait à comprendre le mécanisme et les ressorts de la mentalité collective, ne pourrait-on pas contrôler les masses et les mobiliser à volonté sans qu’elles s’en rendent compte»[2]. Quel est le lien entre l’idéologie et la démocratie, en fait la démocratie c’est lorsque le citoyen exerce son pouvoir soit directement exemple en prenant des décisions à main levées en assemblés ou indirectement en choisissant des représentants pour exercer le pouvoir en leur nom mais à quel point le citoyen choisi de façon libre, lucide et intentionnel. «La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisibles qui dirige véritablement le pays»[3] 

        

        La notion de propagande est souvent utilisée pour évoquer des pratiques et des techniques qui semble sans rapport entre elles. Un retour sur l'évolution et les transformations des formes de propagande s’avère nécessaire, une interprétation générale et abstraite du terme, selon Bernays, laisserait échapper la diversité et l’authenticité des phénomènes qu'il recouvre. Pour rendre compte de cette histoire, il est utile d'évoquer d'abord l’origine du mot qui témoigne d'une signification particulière de la propagande. Il est aussi nécessaire, plus fondamentalement, de présenter la notion de propagande comme une catégorie permettant de rétablir le sens historique des différentes techniques de persuasion ou de symboliques du pouvoir. Ce recours à l'histoire permet d'énoncer la diversité des pratiques de propagande que l'on peut définir, de façon général, comme un ensemble de techniques de diffusion idéologique, de savoirs et de stratégies de pouvoir mis en forme par des groupes et destinés à construire ou à maintenir des allégeances sociales. La propagande fonctionne sur le non-dit, l’impensable. Son invisibilité même est sa force. Il est impossible de contre-attaquer l’inaction. La propagande est l’ensemble des méthodes visant à influencer l’attitude, les points de vue et les actions des masses afin que ces dernières adhérent à une cause ou à une idéologie en présentant des informations d’une manière que la cible de la propagande soit devant l’incapacité de faire un choix autre et ce afin d’en retirer des bénéfices directs ou indirects. L’objectif est de provoquer des réactions émotionnelles facilitant l’adhésion ou le rejet de la part du publique et surtout de provoquer l’unanimité par le conformisme social du public.

ORGANISER LE CHAOS ET LA NOUVELLE PROPAGANDE _        

        Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux Etats-Unis, est considéré comme le père de la propagande politique institutionnelle et de l’industrie des relations publiques, dont il met au point les méthodes pour des firmes comme Lucky Strike. Son œuvre aborde des thèmes communs à celle de Walter Lippmann, entre autre celui de la manipulation de l’opinion publique. Il fit partie du Committee on Public Information créé par Woodrow Wilson (président des Etats-Unis) pour gagner l’assentiment de l’opinion publique américaine à l’entrée en guerre des États-Unis en 1917. La campagne de propagande de Creel, Lippman et Bernays effectuée pendant six mois fut si bien menée qu’elle a impressionnée l’industrie américaine, qui découvrait tout l’arsenal de ressources que l’on pouvait étaler pour influencer l’opinion publique d’un pays entier.

        

        Pour Bernays, la propagande regroupe un ensemble de techniques visant à manipuler l'opinion publique pour «servir des intérêts particuliers». Les intérêts particuliers dont il parle sont ceux d'un «gouvernement invisible», une élite minoritaire qui influence les comportements du peuple pour satisfaire ses intérêts personnels et qui dirige véritablement le pays. Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il organisa des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui menèrent au renversement du gouvernement du Guatemala. Il a inventé cette technique moderne qui consiste à assujettir nos esprits aux projets de certains, technique qu’il nomme communément «propagande». Pour Bernays, la démocratie doit être pilotée par la minorité intelligente, c’est-à-dire, par l’élite; «maintenir la minorité fortunés à l’abri de la majorité»

        

        En combinant les idées de Gustave Le Bon et Wilfred Trotter sur la psychologie des foules avec les idées sur la psychanalyse de son oncle maternel, Sigmund Freud, Eddy Bernays a été un des premiers à vendre des méthodes pour utiliser la psychologie du subconscient dans le but de manipuler l’opinion publique. Pour lui, une foule ne peut pas être considérée comme pensante. Il s’y adresse pour vendre de l’image dans des publicités, pour le tabac par exemple, où il utilise le symbole phallique. À la demande de cette dernière, qui cherchait à faire tomber le tabou de la consommation du tabac par les femmes, il a notamment organisé des défilés très médiatisés de « fumeuses » jeunes et jolies qui affirmaient leur indépendance et leur modernité par l’acte de fumer en public (« Les torches de la liberté »…). En politique, il «vend» l’image des personnalités publiques, en créant par exemple le petit-déjeuner du président, où celui-ci rencontre des personnalités du show-biz. Il considère qu’une minorité intelligente doit avoir le pouvoir «démocratique» et que la masse populaire doit être modelée pour l’accepter.

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