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Le Rire, Un Phénomène Social

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Par   •  5 Décembre 2011  •  757 Mots (4 Pages)  •  752 Vues

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Il n'est plus à prouver aujourd'hui que le rire tient une place dans ce que l'on nomme les « communications non verbales ». Par son rire, l'individu communique volontairement ou non, des jugements, des intentions, des sentiments. En effet, comme l'écrit Eric Smadja (1993), le rire appartient pleinement à ce que l'on nomme les communications non verbales.

J'ai peur donc je ris

Peur et divertissement sont loin d'être incompatibles, on le sait. Si je me base sur les réponses obtenues dans le questionnaire, il devient évident que les gens viennent au Fantafestival pour rire de leurs propres peurs. On peut mettre tout cela en rapport avec le premier rire dont parle, entre autres Desmond Morris , à savoir que le fait que le bébé glousse quand sa mère le lance en l'air ou lui fait « bouh !» à l'oreille est l'expression du conflit généré par un message contradictoire : J'ai peur, mais je suis en sécurité, donc je ris ! Pour Morris et bien d'autres avec lui, ce rire enfantin né du choc des sentiments de peur et de plaisir, est à l'origine de tous les rires. Il écrit que « le rire nous aide à nous sentir bien parce qu'il est l'expression d'un danger rencontré mais évité » (1992, p189-190). Il apparaît que c'est essentiellement ce rire-là que l'on entend dans les salles de cinéma lors de la projection de films d'horreur. Le public rit parce que ce n'est pas réel et qu'il sent en sécurité, bien calé dans on fauteuil, un coca dans une main, et un morceau de pizza dans l'autre.

On peut rire de tout

Je poursuivrai maintenant avec Eric Smadja qui parle des thèmes et techniques risibles. Dans les films d'horreur on enfreint les interdits. En effet, ce ne sont pas les prescriptions qu'Eric Smadja énumère (étrangers au groupe, déviant, langage) qui produisent du comique, mais au contraire les interdits, les tabous qui, traités par le biais de l'absurde, deviennent un objet risible. Eric Smadja distingue des invariants universaux de l'objet du message risible, comme le pouvoir politique, l'ordre social etc. Cependant dans le cas du public étudié, ce ne sont pas ces universaux, qui suite à diverses transformations deviennent risibles, qui font effectivement rire. Ici c'est tout le contraire qui se passe. Durant le festival on rit de ce qui ne nous ferait pas rire dans un autre contexte. Ce rire lié aux tabous, ce rire noir, est en quelque sorte un rire de provocation, qui fait un bras d'honneur à la mort, la maladie, la souffrance.

Pour quoi sonne le rire ?

C'est toujours à Eric Smadja (1993, p.120-121) que j'emprunte cette liste des fonctions sociales du rire :

■expression de la joie individuelle et de la sécurité psychique engendrée par la cohésion sociale du groupe ;

■sanction symbolique des déviances et excentricités constituant un mode très efficace de contrôle social des mœurs ;

■mode d'évitement d'une sanction négative, d'une punition par l'inhibition

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