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Commentaire de texte Aristote, extrait de Métaphysiques

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Par   •  16 Décembre 2017  •  Commentaire de texte  •  1 188 Mots (5 Pages)  •  553 Vues

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Explication de texte : Aristote, extrait de Métaphysiques

La philosophie, qui signifie littéralement en grec ancien « l’amour de la sagesse » est une discipline se présentant comme une réflexion sur le monde et l’existence. Dans Métaphysiques, Aristote traite de la spécificité et de l’utilité de cette discipline. Quels sont le but et la finalité de la philosophie ? En quoi cette science se distingue-t-elle des autres ? En quoi réside sa particularité ? Selon l’auteur, la philosophie se distinguerait des autres domaines par sa liberté et par sa finalité. Elle recherche le savoir uniquement pour améliorer le savoir. Pour expliquer cette thèse, Aristote remonte d’abord à son origine, l’étonnement, qui pousse les Hommes à s’interroger sur ce qui les entoure, puis il explique ensuite qu’elle se suffit à elle-même, qu’elle n’a pas d’autre but que de satisfaire le besoin de la connaissance.

Dans la première phrase, Aristote affirme que c’est l’étonnement qui est l’origine et le moteur de la philosophie, ou plutôt des « spéculations philosophiques », terme qui désigne ici une étude, une recherche purement théorique, hypothétique et invérifiable. Il explique cette constatation en mentionnant les observations des premiers philosophes et en s’appuyant sur un approfondissement chronologique dans la réflexion que l’on voit grâce aux connecteurs logiques tels que « Au début », « puis », « peu à peu » et « enfin ». Ainsi, il évoque le fait que les premiers philosophes sont partis des « difficultés qui se présentaient les premières à l’esprit » et qu’ils ont par la suite élargi leur réflexion à de plus gros problèmes, notamment à ce qui concerne le réel et l’origine du monde comme le montrent l’expression « genèse de l’univers » et les références à la Lune, au Soleil et aux étoiles. Ceux-ci seraient des « problèmes plus importants » dans le sens où ils ont une répercussion directe sur notre vie. Ainsi, les « difficultés qui se présentaient les premières à l’esprit » seraient des interrogations relatives à des problèmes concrets et visibles comme la vie en société.

Dans la phrase suivante, Aristote prétend que l’étonnement à la vue d’une difficulté a pour conséquence la prise de conscience de son ignorance. « Reconnaître sa propre ignorance » désignerait alors le fait de se rendre compte qu’il nous manque un certain savoir. Ce que veut dire le philosophe par-là, c’est que pour penser à chercher une explication ou une solution, il faut d’abord se rendre compte que l’on en manque.

Le connecteur « c’est pourquoi » qui suit indique un lien entre la philosophie et les mythes. En effet, d’après Aristote, aimer les mythes en reviendrait à aimer la sagesse et donc la philosophie. Ce peut être surprenant pour le lecteur puisque la philosophie est quelque chose de rationnel tandis qu’un mythe est un récit sans fondement mettant en scène des personnages imaginaires pour expliquer l’origine des choses, du monde. Il semble donc bien y avoir une contradiction entre ces deux notions. Mais ce que veut dire Aristote en réalité, c’est que le mythe éveille l’attention et pousse à la réflexion, donc à l’étonnement et à la philosophie. Celui qui aime les mythes connaîtrait donc la même curiosité que les philosophes. En effet, le caractère « merveilleux » des mythes, c’est-à-dire leur caractère exceptionnel, extraordinaire, qui s’éloigne du cours ordinaire des choses, ne peut faire autrement qu’éveiller la curiosité de celui qui s’interroge sur le monde.

Cette analyse de l’origine de la pensée philosophique une fois effectuée, il faut maintenant s’interroger sur le but de la philosophie. La réponse est rapidement donnée puisqu’après avoir brièvement rappelé que les premiers philosophes se sont adonnés à cette discipline pour ne pas rester dans l’ignorance, Aristote en vient à expliquer que ces derniers avaient en effet pour seul objectif la poursuite du savoir et de la connaissance. Il déclare qu’en aucun cas les philosophes ne cherchent à atteindre la connaissance pour une fin utilitaire, c’est-à-dire dans le but d’être utile, mais uniquement pour le plaisir de savoir et d’être moins ignorant. Il s’appuie sur une preuve historique afin de confirmer ce propos et d’en montrer la pertinence : toutes les actions humaines destinées à rendre la vie meilleure ont été inventées avant-même la naissance de la philosophie. Par les « choses qui intéressent son bien-être et son agrément », on comprend les biens qui permettent à l’Homme de se procurer un plaisir qui va au-delà des « nécessités de la vie », qui quant à elles désignent ce dont on ne peut pas se passer pour vivre puisque la nécessité est ce qui ne peut pas ne pas être.  Autrement dit, ce qui permet aux humains de se procurer du plaisir ne réside pas seulement dans le fait de répondre aux besoins vitaux tels que boire, dormir ou manger, mais également dans le fait d’avoir des biens qui permettent un meilleur bien-être. Ce que veut montrer Aristote, c’est donc que toutes les techniques destinées à répondre à ces nécessités vitales et à ces agréments existaient avant même la naissance de la philosophie et que si la philosophie avait eu pour but d’être utile, elle serait apparue avant. La « discipline de ce genre » dont il est question désigne donc la philosophie.

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