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NEPAD, Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique

Étude de cas : NEPAD, Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  4 Juin 2012  •  Étude de cas  •  1 586 Mots (7 Pages)  •  1 131 Vues

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I. INTRODUCTION

Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), en anglais New partnership for African Development, plan adopté en octobre 2001 par seize chefs d’Etat africains avec l’objectif de combler le retard qui sépare l’Afrique des pays développés et de renforcer sa présence et son rôle dans l’économie mondiale.

Plus connu sous son abréviation anglaise NEPAD, le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique est conçu comme un contrat passé avec la communauté internationale (en fait les pays développés), proposant d'échanger bonne gouvernance et libéralisme contre investissements massifs et aide au développement.

II. CONTEXTE HISTORIQUE

Né d'une volonté des chefs d’État africains de ne pas attendre que des propositions nouvelles pour le développement de leur continent émanent des grands pays industrialisés, le NEPAD est le fruit du constat des échecs essuyés par tous les plans d’aide portés par les bailleurs de fonds, sans une véritable implication des peuples africains. Il est initié par les trois plus importants États d'Afrique — l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Algérie —, désireux de rompre avec un passé autoritaire ou en proie à la corruption (apartheid, dictatures militaires), et d’instaurer de nouvelles relations avec les pays riches, où la logique du partenariat se substituerait à celle de l’assistance.

Le NEPAD résulte de la synthèse de deux projets : le Millennium African Plan (MAP), émanant des présidents Olugesun Obasanjo (Nigeria), Thabo Mbeki (Afrique du Sud) et Abdelaziz Bouteflika (Algérie), et le Plan Omega, proposé par le Sénégalais Abdoulaye Wade au nom de l'Afrique noire francophone. Ces projets fusionnent en juin 2001 à Lusaka (Zambie) sous l'appellation de « Nouvelle initiative africaine ». Avec l'intégration de l'Égypte d’Hosni Moubarak, puis de huit autres pays des grandes régions du continent, cette initiative se présente comme engageant toute l'Afrique. Rebaptisée Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), elle est adoptée par seize chefs d'État lors du sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) d’Abuja (Nigeria), en octobre 2001. La direction politique du NEPAD est confiée à dix chefs d'État issus des cinq régions définies par le texte (Afrique de l'Ouest, Afrique du Nord, Afrique centrale, Afrique de l'Est et Afrique australe), à raison de deux par région.

III. ÉTAT DES LIEUX

En présentant à la mi-novembre 2006, devant le Parlement panafricain réuni à Midrand, en Afrique du Sud, l’état des lieux de ce programme géant, le secrétaire exécutif du Nepad, Firmino Mucavele, s’est voulu optimiste malgré l’énormité de la tâche.

Il a estimé que la détermination commune de l’Afrique et de ses partenaires de développement a permis de réaliser des progrès dans l’exécution des programmes et des engagements convenus. «Pour autant, souligne le rapport, il subsiste un certain nombre de domaines qui nécessitent l’adoption de mesures de politique générale et d’actions concrètes afin de renforcer l’élan donné à la mise en œuvre du Nepad.» D’une part, les gouvernements africains sont invités à prendre des mesures en ce qui concerne une vaste gamme de questions institutionnelles et touchant à l’instauration de partenariats, dont l’intégration du Nepad dans les structures et mécanismes de l’Union africaine, le renforcement du soutien apporté au secteur privé et la promotion d’un plus grand nombre d’activités visant à élargir la communication avec la société civile.

D’autre part, les bailleurs de fonds sont incités à honorer leurs engagements et à verser leurs contributions annoncées «dans le respect des délais et à un rythme nettement plus rapide». Selon les experts de l’ONU, la mise en œuvre du programme relatif à l’infrastructure, qui est l’un des plus gros chapitres du Nepad, se poursuit à deux niveaux : mise en œuvre du Plan d’action à court terme (PACT) relatif à l’infrastructure et élaboration du cadre stratégique à moyen et à long terme.

Pour le PACT, les pays africains montrent la voie en assumant le contrôle des projets au niveau national, les communautés économiques et les banques régionales faisant office d’organismes de coordination et d’exécution pour les projets régionaux.

Un consortium africain pour l’infrastructure, dont le secrétariat est au siège de la Banque africaine de développement (BAD), a été mis en place. Entre 2002 et 2005, la BAD a par exemple financé 25 projets et programmes d’une valeur de 630 millions de dollars, assuré le cofinancement de projets à hauteur de 1,6 milliard de dollars et engagé 472 millions de dollars pour le lancement de projets en 2006.

Pour le moment, seul un accord portant sur la création de l’Organisation du bassin de la Volta a été conclu. Cette opération est financée grâce à une aide fournie au titre de l’initiative de l’Union européenne sur l’eau. Autre retard constaté : le projet de câble à fibre optique du Système sous-marin de l’Afrique de l’Est, dont le coût est estimé à 280 millions de dollars et qui ne devrait être opérationnel qu’à partir de 2008, en raison de négociations complexes sur les structures de propriété, de financement et de gestion.

IV. PERSPECTIVES POUR LE DÉVELOPPEMENT

Pour pouvoir s’embarquer efficacement dans le processus de l’économie mondialisée, les contraintes que l’Afrique doit surmonter sont nombreuses. Pourtant l’on ne doit pas perdre de vue que l’Afrique dispose de véritables opportunités dans le domaine politique (maturité de sa population), économique (ressources agricoles, minières et humaines) et culturel. Celles ci ne peuvent se réaliser que si certaines conditions sont remplies. Il s’agira pour

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