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BALZAC, La Duchesse de Langeais (1834).

Fiche : BALZAC, La Duchesse de Langeais (1834).. Recherche parmi 259 000+ dissertations

Par   •  14 Juin 2016  •  Fiche  •  636 Mots (3 Pages)  •  1 238 Vues

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  1. Balzac, La Duchesse de Langeais, roman paru en 1834. XIXe siècle. Réalisme. Roman appartenant à La Comédie humaine (« Scènes de la vie parisienne »). Histoire d’amour difficile, voire impossible entre le général Armand de Montriveau et Antoinette de Langeais.

Balzac, dans La Duchesse de Langeais, qu’il publie en 1834, Proust avec La Prisonnière en 1923 et Cohen avec Belle du Seigneur en 1968, proposent trois romans où l’amour a une place prédominante dans les intrigues, si bien qu’on peut se demander quelle vision de la relation amoureuse font apparaitre ces trois textes ?  

 L’amour est un thème commun aux textes du corpus. Trois couples sont ainsi présentés : Armand de Montriveau et Antoinette de Langeais, le narrateur proustien et Albertine, Solal et Ariane. Les sentiments sont donc bien présents. Toutefois, la relation amoureuse n’est pas la même partout et il convient d’affiner nos analyses. Tout d’abord, dans La Duchesse de Langeais, Balzac présente le couple en lutte. Il se dégage de l’extrait une relation de pouvoir dans laquelle chaque personnage souhaite imposer sa volonté et assouvir son orgueil, comme en témoigne le lexique. La première dispute entre Armand et Antoinette tourne autour des verbes vouloir comme dans « je veux » (l. 2 et 7) ou « je voudrai » (l. 30) et avoir avec « je l’aurai » (l. 31 et 34). Cette idée de volonté de posséder est répétée dans la scène et reprise plus loin par le verbe « exiger » (l. 13) ou le nom « exigences » (l.25). Si Armand veut posséder Antoinette, la femme n’est pas de cet avis, ce qui entraine naturellement un conflit. Cette notion que l’on peut associer à la domination apparait aussi dans le texte. Il est en effet question de faire céder la duchesse (l.9), qui veut rester « maîtresse » d’elle-même, si bien qu’elle le « repousse avec force » (l.3) et se montre dure, « froide et tranchante » (l. 22). La rivalité entre les deux personnages est enfin marquée par la métaphore du jeu avec la « partie d’échecs » (l.44) ou de la bataille lorsqu’Armand se dit que la « conquête » de cette duchesse sera « plus difficile à faire que ne l’avait été celle de l’Europe » (l. 28). Les rapports entre les deux sont donc froids : le ton, tout en étant courtois et poli en apparence, est souvent ironique ou moqueur. Montriveau rit et il est question de « mépris » (l.23). En somme, cette relation est tonique et repose sur des rapports de force. L’indépendance, la distance, l’envie de posséder s’affrontent.

  1. D’une autre part, dans l’extrait de Belle du Seigneur, Cohen présente une « passion » éteinte, du moins du point de vue de Solal. Ariane est une femme amoureuse, insouciante, naïve, ce qui conduit son amant à jouer la comédie, à « camoufler leur solitude » (l. 8-9). En « ne fréquentant plus personne » (l. 25), leur relation amoureuse les conduit au repli sur soi et au vide qu’il faut combler. Ainsi, « les mêmes substituts du social » (l. 9-10) se répètent constamment. Il n’y a rien de nouveau et tout devient ennuyeux. Ils connaissent tout l’un de l’autre, de la même manière que le narrateur proustien « n’avait plus rien à apprendre » d’Albertine (l. 1). C’est donc la lassitude qui domine comme en témoigne l’expression « rabâcher éternellement » (l.23). Ils sont comme dans une prison où il ne reste que « les tristes passe-temps des solitaires » (l.31-32). Leur relation amoureuse tourne alors à la « tragédie », ce qui en révèle l’échec.  

 Ainsi, dans ces trois extraits de romans, la relation amoureuse est présentée négativement. Soit elle repose sur l’affrontement vigoureux chez Balzac, soit elle est l’ennui et la lassitude chez Proust et Cohen.

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