Hiroshima mon amour, une réflexion sur la mémoire
Dissertation : Hiroshima mon amour, une réflexion sur la mémoire. Recherche parmi 303 000+ dissertationsPar ponath • 20 Décembre 2025 • Dissertation • 566 Mots (3 Pages) • 6 Vues
Dans le scénario écrit par Marguerite Duras, on peut y trouver une réflexion sur la mémoire, plus précisément sur deux différents types de souvenirs. Premièrement, on constate assez vite dans la lecture du livre que le souvenir de la bombe à Hiroshima a lourdement frappé les japonais qui se souviennent mieux que personne d’autre les évènements. Tout d’abord, on remarque que l’explosion et tout ce qui entoure celle-ci est encore engravé dans la mémoire des japonais. Lors d’une conversation avec la française sur les faits de la catastrophe, il lui répond «Tu n’as rien vue. Rien. Chien amputé.Gens, enfant.Plaies.Enfants brûlés hurlant.» (p.27-28) L’autrice utilise la répétition du mot «rien» pour insiter sur le choc de la situation dont il se rémémore les images. De plus, les japonais veulent transmettre le savoir de la réelle douleur qu’a créée l’explosion. En continuant leur discussion, la française insiste sur le fait qu’elle comprend la souffrance du peuple. il lui répond «Elle : Écoute… Je sais… je sais tout. Ça a continuer.Lui : Rien. Tu ne sais rien. Nuage Atomique. Atonium qui tourne. Des gens dans la rue marchent sous la pluie. Pêcheurs atteints par la radio-activités. Des miliers de poissons non comestibles enterrés.» (p.30). L’utilisation de l’accumulation dans la citation renforce l’impact visuel du drame qui s’est produit. Ensuite, ils sont les seuls à vraiment pouvoir comprendre la tragédie. Encore une fois, dans la même discussion, la française croit pouvoir comprendre l’impact de la bombe en ayant été au musée d’Hiroshima sur la guerre. Le japonais lui fait comprendre que ce n’est pas la même chose de le voir que de l’avoir vécu. «Elle : je n’ai rien inventé. Lui : tu as tout inventé.» (p.28) L’Antithèse dans cette phrase du japonais permet de voir le contraste entre la perception de la française et la réalité vécu par le japonais.
Deuxièmement, dans la IVe partie du scénario, on remarque que la française est grandement blessée par son premier amour à Nevers. Pour commencer, De lourdes pensées reviennent à elle sur la mort de son premier amour. Dans une conversation fictive avec l’allemand, il lui demande si elle a honte de leur relation passée, elle lui répond «Non. Tu est mort. Je suis bien trop occupée à souffrir.» (p.96-97). L’hyperbole utilisée «trop occupée à souffrir» met en augmente le sentiment de douleur qu’elle ressent au point de ne plus ressentir rien d’autre. Par la suite, la française souffre constamment du décès du Soldat. Dans une pensée avec elle-même, elle dit «Quatorze ans on passé. […] Même des mains je me souviens mal.. de la douleur, je me souviens encore un peu.» (p.102) Le verbe «je me souviens » est répété deux fois dans un court délai ce qui met l’accent sur le fait que la douleur est toujours présente malgré toutes ces années qui ont passé. En plus, la française peine à oublier sa relation avec son premier amour. Dans la même discussion avec elle-même, elle dit les propos suivants «Je me souvient. Je vois l’encre. Je vois le jour. Je vois ma vie. Ta mort. Ma vie qui continue. Ta mort qui continue» (p.98) L’autrice utilise l’antithèse «ma vie qui continue. Ta mort qui continue» pour démontrer l’opposition entre la continuité et l’absence entre la femme et l’homme. On constate par l’accumulation de «Je vois» le nombre de souvenir que la française s’accroche pour ne pas oublier son amant.
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