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La Grande Vulnérabilité Fiche De Lecture

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Par   •  24 Novembre 2012  •  2 667 Mots (11 Pages)  •  1 220 Vues

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Référence de

l’ouvrage

La grande vulnérabilité : fin de vie – personnes âgées – handicap, esquisse d’une éthique d’accompagnement écrit par Sylvie Pandelé avec une préface d’Eric Fiat paru aux éditions Séli Arslan. (126 pages).

Date de lecture

28 septembre 2009

Présentation de l’auteur

L’auteur, Sylvie Pandelé, est une psychologue clinicienne, la directrice d’une maison d’accueil spécialisée pour personnes âgées, ainsi que la présidente de la Fédération Alliance, jusqu’au bout accompagner la vie et bénévole à l’association JALMALV ( Jusqu’à la mort, accompagner la vie…). Elle a reçu, lors du congrès de Grenoble, le prix de la Fondation de France, pour son mémoire de Master 2 de philosophie pratique à l’Université de Marne-la-Vallée.

Résumé

L’auteur partage son livre en deux parties. Dans un premier temps elle s’interroge sur la difficulté de « rencontrer » la personne en grande vulnérabilité.

Dans cette partie elle décrit la personne humaine comme un être bio-psycho-social qui a des besoins et des capacités qui peuvent être ébranlés par la maladie grave, le grand âge, le handicap profond…C’est pourquoi elle commence son livre en essayant de comprendre et de définir la notion de vulnérabilité.

La notion de vulnérabilité est mise en relation avec trois autres termes : la fragilité, la précarité et l’invincibilité. La vulnérabilité fait apparaître la notion d’un agent extérieur qui n’est pas présent lorsque l’on parle de fragilité car « on est vulnérable à…, on est susceptible d’être affecté par… ».Ensuite la vulnérabilité fait référence à un état d’instabilité alors que la précarité renvoie à une situation d’instabilité. Enfin la vulnérabilité et l’invincibilité sont souvent considérées comme antonymes bien qu’ils supposent tous deux l’intervention d’un élément extérieur, la différence réside dans le degré et la conséquence des dégradations.

Sylvie Pandelé poursuit son livre en se basant sur le fait que la vulnérabilité est intrinsèque à la condition humaine.

« L’Homme naît et vit vulnérable » (page 32). L’Homme est en constante évolution, qu’elle soit physique ou mentale, ce qui amène un nombre important de possibilités d’altérations. Selon elle, le corps, le psychisme et le social sont des sources de fragilité. De plus elle s’appuie sur les écrits de Simone de Beauvoir en adoptant le terme « défaut de cuirasse », ce qui la conduit à affirmer que la vulnérabilité selon que l’on s’appuie sur :

_l’origine, le siège de la fragilité

_le type d’atteinte

_la durée

_le degré

_la date, le moment d’apparition

_les conséquence

Ensuite l’auteur continue sa recherche sur le thème : « de la fragilité humaine à la vulnérabilité extrême » en s’interrogant sur les personnes concernées lorsque l’on parle de la personne en grande vulnérabilité. Afin de répondre à cette question elle va utiliser deux approches : une approche

philosophique dans un premier temps, où elle s’appuie sur la vision d’Aristote, qui est devenue courante et que Philippe Ducat remet à l’ordre

du jour en 2002 dans son œuvre Les Grandes notions de philosophie en disant que l’Homme est un « vivant-parlant ».

A travers cette approche elle affirme que la pensée et le langage sont très liés : « la pensée a besoin du support du langage pour se structurer et advenir (…)le langage naît de la pensée » (page 34). Grâce à son expérience professionnelle Sylvie Pandelé explique que c’est le fait de ne pouvoir ni parler, ni penser qui amène les personnes vulnérables à être dépendant des autres pour pouvoir survivre. Elle définit la dépendance en reprenant la définition la plus récente de la PSD ( Prestation Spécifique Dépendance ) comme un « état de la personne qui a besoin d’être aidée pour l’accomplissement des actes essentiels de la vie ». De plus, elle s’appuie sur le fait que les mots « autonomie » et « dépendance » ne sont pas, comme il est souvent confondu, des antonymes, car elle distingue deux types de dépendance, la dépendance physique, qui laisse l’autonomie de la pensée, et la dépendance psychique, qui est synonyme de perte d’autonomie. Dans un deuxième temps elle se base sur une approche médico-sociale. En effet sur le plan social, les personnes en grande vulnérabilité sont souvent rejetées par la société comme le montre les termes « légumes », « plantes vertes », « déchets humains » que l’on entend souvent, d’autres parlent des « restes de Dieu ». Sur le plan médical, ces personnes en grande difficulté sont nommées « personnes atteintes de troubles majeurs de leurs fonctions supérieurs ». Cette approche médico-sociale a permis à l’auteur de faire une classification des maladies de la grande vulnérabilité selon l’origine des troubles :

_maladie grave évolutive avec atteinte cérébrale

_accidents responsables de lésions du cerveau

_les atteintes génétiques ou congénitales

_les atteintes précoces du développement

Dans le chapitre suivant, Sylvie Pandelé axe sa recherche sur les différentes formes de vulnérabilité. Elle s’oriente d’abord sur la question d’appartenance à l’humanité des personnes qui ont de graves altérations. En plus de la vulnérabilité habituelle elle distingue la vulnérabilité ontologique et la vulnérabilité sociale. Face à cette interrogation elle fait référence aux définitions du genre humain de philosophes comme Jacques Ricot et en déduit que l'humanité serait bien réduite si les composantes de l’humain définies étaient appliquées aux personnes vulnérables. Afin de poursuivre sa réflexion elle ne tente pas de définir le concept humain mais se base sur l’idée que la définition de l’homme

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