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En Attendant Godot-Samuel Beckett

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Par   •  22 Mars 2014  •  1 022 Mots (5 Pages)  •  851 Vues

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Samuel Beckett est un écrivain, poète et dramaturge irlandais d'expression française et anglaise, prix Nobel de littérature du XXème siècle. Il a écrit beaucoup de romans mais son nom reste surtout associé au théâtre de l'absurde, dont sa pièce « En attendant Godot » écrit en 1952 est l'une des plus célèbres illustrations. Son œuvre est à la fois rigide et dur, ce qui est généralement interprété comme l'expression d'un profond catastrophisme face à la condition humaine. Cette pièce de théâtre est à propos de deux personnes étranges: Estragon et Vladimir qui attendent Godot. Nous ignorons l’existence de ce-dernier et nous ne savons pas non plus s’il va venir. Le titre de cette pièce est inexplicable puis l’auteur choisi d’employer le gérondif. On dirait que rien ne se passe, l’action ne présente ni limite initiale, ni limite finale. Le temps est comme suspendu. Nous allons particulièrement la scène d’exposition de cette pièce. Nous allons étudier : « Comment la scène d’exposition de En attendant Godot s’inscrit-elle dans la modernité et est déroutante pour le spectateur ? »

I) Cadre spatio-temporel :

Le temps :

-Le temps ici est indéterminé puisque nous pouvons voir à la ligne 2 le mot « Soir ». Il n’est ni une date (repère qu’aurait permis l’emploi du déterminant infini « un soir ») ni une époque (idée qu’aurait pu exprimer « le soir « ). Il s’agit donc, ici, d’un moment perdu parmi d’autres, ce n’est pas un temps objectif identifiable dans le calendrier.

- Le temps, ici, est aussi un motif du retour, de la réintégration qui est souligné par l’emploi du préfixe « re », de répétition : « te revoilà » (l.16) ; « te revoir » (l.18) et « réunion » (l.21). Le temps est donc souligné et cyclique. Nous avons aussi un motif de l’identité : « Toujours les mêmes ? » (l.34) ; « Les mêmes ? » (l.35). Le temps est ici présenté non comme le point de départ d’une logique linéaire mais comme la répétition d’un évènement déjà connu.

- L’idée de durée résulte d’un temps cyclique par les locations temporelles : « depuis le temps » (l.37-38) ; « il y a une éternité, vers 1900. » (l.46) ; « Depuis le temps » (l.58), par l’emploi du gérondif dans le titre qui est une forme verbale amodale et atemporelle, elle présente seulement une valeur aspectuelle imperfective, c’est-à-dire que l’action ne présente ni limite initiale, ni limite finale. Le temps est comme suspendu.

Le temps hors du temps sans valeur référentielle crée un aspect universel.

Le cadre spatial :

Le cadre spatial est indéfini car ils n’a pas de caractérisation particulière, les repères sont donnés comme des axes géométriques qui délimitent tout espace. Il y a une certaine ambiguïté dans ces indications initiales : « Route à la campagne, avec arbre » (l.1), cette phrase nous fait penser au titre d’un tableau. L’attente du lecteur est donc celle d’un décor pittoresque mais on note une volontaire imprécision car le déterminant est absent. L’espace est indéfini car l’espace qu’on nous donne est comme un lieu blanc, neutre et vite. Il n’y a pas de fonction mi-métrique c’est –à-dire qu’il n’y a pas d’accessoires et d’éléments du décor.

Le décor n’est donc pas respecter la règle des trois unités.

II) Les personnages :

-Nous avons peu d’information sur l’identité des deux personnages.

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