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"Demain dès l'aube", Victor Hugo, Contemplations

Commentaire de texte : "Demain dès l'aube", Victor Hugo, Contemplations. Recherche parmi 237 000+ dissertations

Par   •  6 Février 2018  •  Commentaire de texte  •  887 Mots (4 Pages)  •  988 Vues

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V. Hugo, «dès l’aube», Les Contemplations, IV, 1856

Quel sens peut-on donner au parcours physique et moral du poète ?

Poème tiré des Contemplations, recueil publié en 1856 dans lequel Hugo (1802-1885) évoque beaucoup de souvenirs et d'expériences vécues, dans la joie ou dans la peine.

Contexte bien particulier de ce poème : c’est la veille du 4e anniversaire de la mort de sa fille Léopoldine, noyée dans la Seine, qu’il écrit ce célèbre texte, composé de 3 quatrains d’alexandrins. C’est un poème simple et touchant, qui retrace le voyage du poète jusqu’à la tombe de sa fille. Mais c’est aussi un voyage vers le souvenir, un voyage intérieur, un véritable pèlerinage…

I. Le voyage

II. Un pèlerinage

III. Le pouvoir de la poésie

I. LE VOYAGE

A) une progression dans le temps

3 indicateurs temporels à la suite dans le vers 1 : «, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne» -> rythme ternaire annonçant le départ prévu avec une sorte de lenteur -> rythme(2/2/8), impression que le temps s'écoule doucement + ce sera une heure calme, propice à la rêverie.

«’heure où blanchit la campagne» semble reprendre sous forme de périphrase l’aube en retenant les grisailles/brumes matinales favorables au repli sur soi.

Le moment de l’arrivée est annoncé au vers 9 avec la tombée de la nuit, le crépuscule, «qui tombe» => Voyage d’une journée complète

B) Progression dans l’espace

Le poète traverse des paysages variés «’irai par la forêt, j’irai par la montagne» : on remarque le parallélisme insistant sur le parcours et la succession des paysages.

Toutefois l’itinéraire reste vague «par la forêt» «par la montagne» : terme marquant le passage, la traversée sans halte.

V. 10, nouveau changement, le paysage devient maritime avec la synecdoque «» désignant les bateaux du port d’Harfleur.

=> Un voyage qui semble long et difficile

C) Un itinéraire suivi avec détermination

Les verbes de mouvement «» «» «» et «» marquent le départ et l’arrivée du poète et structurent aussi le poème

Leur position au début des vers marque l’importance de chacune des étapes du voyage, et montre la détermination du voyageur à atteindre son but mais en suivant bien chaque étape -> pèlerinage… (voir II)

On note le rejet de «partirai.» au début du vers 2.

=> mise en valeur de l'expression, futur fortement teinté d'une nuance de volonté et de détermination.

=> Le poète est fixé sur le but à atteindre et il vit à l'avance le voyage

II. Le pèlerinage

Indifférence au paysage

imprécision dans la description du décor, la nature est ici indistincte, sans caractérisation : «forêt» ; «montagne», «loin»

        (elle n'a pas ici le rôle fréquent chez les Romantiques de confidente, elle n'est         pas magnifiée)

L’attitude recueillie du poète se traduit en premier lieu par la négation des perceptions sensorielles :

        - v.6 anaphore en «» + césure à l’hémistiche + pronom et adj indéfinis         «, rien» => insistance sur l’indifférence recherchée du poète

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