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Corpus dont l'objet d'étude est: les genres de l’argumentation du XVIème siècle à nos jours à partir de 4 textes sur le roseau.

Dissertation : Corpus dont l'objet d'étude est: les genres de l’argumentation du XVIème siècle à nos jours à partir de 4 textes sur le roseau.. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  13 Octobre 2013  •  1 062 Mots (5 Pages)  •  1 361 Vues

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CORPUS EAF

Objet d’étude : Les genres de l’argumentation du XVIème siècle à nos jours.

Document A : Le Chêne et le Roseau », Fables, Livre I, Jean de La Fontaine. (1668)

Document B : « Le roseau pensant », Pensées, Blaise PASCAL. (1670)

Document C : « Le chêne et le roseau », Fables, Jean Anouilh. (1962)

document D: "le chêne et le roseau" les Cowboys fringants (2004)

Question : L’image du roseau transmet-elle dans ces quatre textes la même vision de l’homme ?

Le Chêne et le Roseau », Jean de La Fontaine. (1668)

Le Chêne un jour dit au Roseau :

Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ;

Un roitelet pour vous est un pesant fardeau.

Le moindre vent qui d'aventure

Fait rider la face de l'eau,

Vous oblige à baisser la tête :

Cependant que mon front, au Caucase pareil,

Non content d'arrêter les rayons du Soleil,

Brave l'effort de la tempête.

Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.

Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage

Dont je couvre le voisinage,

Vous n'auriez pas tant à souffrir :

Je vous défendrais de l'orage ;

Mais vous naissez le plus souvent

Sur les humides bords des Royaumes du vent.

La nature envers vous me semble bien injuste.

- Votre compassion, lui répondit l'Arbuste,

Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.

Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.

Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici

Contre leurs coups épouvantables

Résisté sans courber le dos ;

Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots

Du bout de l'horizon accourt avec furie

Le plus terrible des enfants

Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.

L'Arbre tient bon ; le roseau plie.

Le vent redouble ses efforts,

Et fait si bien qu'il déracine

Celui de qui la tête au Ciel était voisine,

Et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts.

(Fables, Livre I, 1668)

« Le roseau pensant », Blaise PASCAL. (1670)

L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser: une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt et l’avantage que l’univers a sur lui. L’univers n’en sait rien.

Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il nous faut relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: voilà le principe de la morale

Roseau pensant.

Ce n’est point de l’espace que je dois chercher ma dignité, mais c’est du règlement de ma pensée. Je n’aurai pas davantage en possédant des terres. Par l’espace, l’univers me comprend et m’engloutit comme un point : par la pensée, je le comprends.

La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable ; un arbre ne se connaît pas misérable.

C’est donc être misérable que de se connaître misérable; mais c’est être grand que de connaître qu’on est misérable.

Pensée fait la grandeur de l’homme.

Pensées (1670), fragments 347-348-397.

« Le chêne et le roseau », Jean Anouilh. (1962)

Le chêne un jour dit au roseau :

« N'êtes-vous pas lassé d'écouter cette fable ?

La

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