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L'élargissement de l'Union Européenne aux pays d'Europe centrale et orientale

Cours : L'élargissement de l'Union Européenne aux pays d'Europe centrale et orientale. Recherche parmi 274 000+ dissertations

Par   •  10 Juin 2013  •  Cours  •  1 280 Mots (6 Pages)  •  795 Vues

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Chapitre 3 :L'élargissement de l'Union européenne aux pays d'Europe centrale et orientale

Après la chute du mur de Berlin (9 novembre 1989) et l'implosion de l'Union soviétique (décembre 1991), l'Union européenne (DE) ne peut pas s'opposer à la candidature des ex¬pays communistes : Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Tchéquie et Slovaquie (séparées depuis le 1er janvier 1993), Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Slovénie, avec en perspective plus lointaine, l'adhésion des autres Etats de l'ex-Yougoslavie et de l'Albanie. Il s'agit de réconcilier l'histoire du Vieux Continent avec sa géographie. Mais cet élargissement se présente aussi comme une gageure, voire une aventure.

I/ Les raisons de l'élargissement de l'UE aux PECO sont plus politiques qu'économiques.

1. L'intégration commerciale et financière est pratiquement réalisée avant l'adhésion formelle des PECO.

Dans leurs relations économiques avec l'extérieur (politique commerciale, convertibilité de la monnaie, mouvements de capitaux), les PECO adoptent très vite les règles de l'économie de marché et adhèrent à l'OMC. Ils signent avec l'UE des « accords européens » entre décembre 1991 et juin 1995. Il s'agit d'abord d'accords commerciaux de libre-échange. Pour les produits manufacturiers, l'UE supprime le TEC et les obstacles non tarifaires dès l'entrée en vigueur de chaque accord, alors que les PECO conservent des droits de douane pendant une période pouvant aller jusqu'à 10 ans. Toutefois, pour les «produits sensibles », l'UE déroge à gon principe d'ouverture en maintenant un calendrier spécifique de réduction progressive des droits, avec des quotas, des clauses de sauvegarde et des taxes antidumping. Pour les produits agricoles, l'UE préserve son protectionnisme.

Les échanges entre l'UE et les PECO connaissent un essor spectaculaire au cours des années 1990. Les exportations extracommunautaires vers les PECO sont multipliées par 7 et les importations par 5. Au total, la part des 10 PECO dans le commerce extracommunautaire double, de 6 à 13 % en 2001. Du point de vue des PECO, la dissymétrie est forte. L'UE devient très vite leur 1er client avec en moyenne 70 % de leurs exportations en 2003, de moins de la moitié pour la Lituanie à plus des 3/4 pour la Hongrie. L'UE est aussi le 1er fournisseur des PECO avec 60% de leurs importations. L'analyse sectorielle des flux de marchandises montre une évolution significative. La spécialisation initiale des exportations d'économies ex-communistes (produits peu transformés de la métallurgie et da la chimie) recule devant les secteurs à forte intensité de travail. Le coût horaire moyen de la main d'œuvre en 2004 (charges• sociales incluses) varie de 2,4 euros en Lettonie à 8,9 euros en Slovénie (4,5 en Pologne) [contre 22,2 en moyenne dans ITJE-15 (France 24,4). La proximité d'une main d'oeuvre peu I coûteuse et relativement qualifiée développe un "trafic de perfectionnement passif de type maquiladora, surtout dans la filière textile-habillement. Dans ce cas, les intrants [exportés par l'UE y reviennent assemblés en produits finis, frappés seulement d'un droit (sur la valeur ajoutée. Mais pour les pays les plus avancés sur la voie de la transition ](=ologne, Tchéquie, Hongrie), l'émergence de nouvelles industries compétitives à forte Intensité de capital et de technologie, comme l'industrie automobile, le matériel électrique, (tes machines, s'accompagne d'une augmentation des flux intrabranches.

UE est de loin le principal investisseur extérieur dans les PECO, avec environ les ! 2/3 du stock total de leurs IDE. Le total cumulé des flux d'IDE pour les 5 dernières années ;2000-2004) atteint 150Mds$. Sur la période 1990-2002 il atteint 65Mds$ en Pologne, 36 | en Tchéquie et 30 en Hongrie. Les investisseurs visent la main d'œuvre (aux dépens des I oays de l'Europe du sud et au delà) et/ou des marchés à fort potentiel de développement. | _e rapport entre le stock dlDE et le PIB de la zone d'accueil fait apparaître, dans l'ordre s accroissant du ratio, 4 types de régions : les capitales, les frontières (par ex, austro-hongroise), les « vieux pays noirs » comme Ostrava ou Nowa Huta, les espaces ruraux. .'Allemagne reste le plus gros investisseur

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