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La Seconde Guerre Mondiale, Une Guerre Totale Et D'anéantissement

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Par   •  21 Janvier 2015  •  1 574 Mots (7 Pages)  •  1 627 Vues

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La Seconde Guerre Mondiale est une guerre totale et d’anéantissement. Une guerre d’anéantissement est une guerre déclenchée avec la volonté de détruire l’adversaire, qu’il soit militaire ou civil, en mobilisant tous les moyens possibles pour y parvenir. Elle marque un degré supplémentaire dans la guerre totale.

Ce sont les ambitions des dictatures qui ont provoquées le conflit : le Japon envahit la Chine dès 1937, et en septembre 1939, Hitler attaque la Pologne (Blitzkrieg), entrainant l’entrée en guerre de la France et du Royaume-Uni.

La Seconde Guerre Mondiale fût également une guerre idéologique. Nous avons d’une part les belligérants qui veulent imposer leur conception du monde : détruire les Juifs et le communisme, assurer la domination d’une race aryenne, créer une « sphère de coprospérité » (qu’ils dirigeraient) en Asie et au Japon ; et d’autre part les démocraties anglo-saxonnes qui mènent une croisade pour la démocratie et la liberté, rejointes ensuite par Staline afin de mobiliser les Russes en n’invoquant pas le communisme mais le patriotisme.

Cette composition sera constituée de deux parties. Dans la première, j’exposerais les violences et les destructions de masses effectuées lors de la guerre contre les militaires et les civils, puis, dans la seconde partie, je présenterais le processus d’extermination engagé par les nazis contre les Juifs et les Tsiganes.

Au total, la Seconde Guerre Mondiale a fait 25 190 000 victimes militaires et 42 190 000 victimes civiles, ce qui donne un total de 67 380 000 victimes humaines. La différence jusque là maintenue entre civils et soldats lors des guerres s’est totalement effacée, les civils deviennent des acteurs à part entière du conflit.

Chaque camp militaire et politique tente de conquérir les positions ennemies en cherchant l’anéantissement, passant par le mépris des « lois de la guerre » quant aux traitements des prisonniers de guerre qu’ils tuent, qu’ils emploient à la construction de voies ferrées et qu’ils privent d’eau et de nourriture.

Les civils sont devenus des cibles de la guerre, vouées à l’anéantissement, victimes d’un niveau effroyable de violence lors des invasions, des occupations des pays vaincus par la puissance de l’Axe, des retraites de ces armées et lors des bombardements aériens. Certains d’entres eux sont pris en otage et exécutés par les Nazis. En faisant participer les civils à la guerre, les opposants cherchent à nuire au moral du pays ou à économiser des vies de soldats. C’est d’ailleurs dans cette logique que le président des Etats-Unis Harry Truman a décidé d’utiliser la bombe atomique contre le Japon, les villes visées et touchées étant Hiroshima et Nagasaki, des cibles civiles. On peut dire qu’une nouvelle loi a été installée durant la Seconde Guerre Mondiale : « Tous les coups sont permis ».

La science et la technologie ont été, plus encore que pendant la Première Guerre Mondiale, mises au service de l’anéantissement. Les armes, nouvelles ou perfectionnées, sont plus meurtrières. Cette guerre du matériel avantage les puissances industrielles (300 000 avions américains en tout, 38 000 avions et 27 000 chars produits par l’Allemagne, etc.), pouvant mobiliser une large population. De nouvelles armes sont mises au point. L’Allemagne produit de terribles fusées V1 et V2 qui bombardent Londres. Les Etats-Unis produisent des avions bombardiers capables de transporter plus de 9 tonnes de bombes et de parcourir de longs trajets. Ils sont également les seuls Etats capables de concevoir et d’utiliser l’arme atomique.

Une violence idéologique inédite fût également développée par les Etats totalitaires, ceux-ci ayant déjà exercés ce type de violence sur leurs terres avec la déportation et l’exécution des opposants politiques. Ceci explique l’immense majorité des victimes civiles se comptant chez les Alliés. Certaines catégories de population comme les handicapés mentaux, les Tziganes et les Juifs sont considérées comme des « sous-hommes » à éliminer. 70 000 handicapés mentaux sont alors exterminés, ainsi que 240 000 Tziganes (34% des Tziganes d’Europe) et que 5,8 millions de Juifs.

La conquête de l’Europe permet à Hitler de mener sa politique de destruction. Jusqu’à la fin de la guerre, des massacres son perpétrés, témoignant de l’importance du génocide dans le projet nazi.

Les nazis nomment « Solution finale » l’extermination des Juifs. Le mot de génocide a été mis en place après ces évènements, en 1948, afin de qualifier en droit international tout acte commis dans l’intention de détruire un groupe national, ethnique, racial ou religieux.

C’est à l’automne 1941, qu’Hitler prend la décision, tenue secrète, d’exterminer les Juifs d’Europe. Lors de la conférence de Wannsee le 20 janvier 1942, des responsables d’administration nazie, sous la direction du SS Heydrich, planifient la mise en œuvre de la « Solution finale » à l’échelle de l’Europe. Le plan consiste à déporter les 11 millions de Juifs de l’Europe occupée et également les Tziganes vers les camps de concentration et d’extermination

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