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Les violences de la Première Guerre Mondiale

Dissertation : Les violences de la Première Guerre Mondiale. Recherche parmi 236 000+ dissertations

Par   •  11 Avril 2018  •  Dissertation  •  1 817 Mots (8 Pages)  •  483 Vues

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Composition Histoire

La première Guerre mondiale débute en 1914 suite à l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand, héritier de l’empire Autriche Hongrie par un nationaliste serbe. La Première Guerre Mondiale a impliqué les grandes puissances européennes entre 1914 et 1918. L'Europe est divisée en deux : d'une part, la triple Entente (France, Royaume Uni et Russie) et d’autre part la triple Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie et l'Italie). En effet, cette expérience combattante représente un tournant majeur dans l’histoire de l’humanité de par sa violence et ses conséquences. On peut donc se demander en quoi cette dernière a marqué les populations ?

Dans un premier temps, nous aborderons l’extrême violence des combats, puis nous démontrerons en quoi il s’agit d’une guerre totale et enfin, nous exposerons les séquelles de cette guerre.

Tout d’abord, la première guerre mondiale se caractérise par une violence inédite.

Le conflit débute par une guerre de mouvement où les armées se déplacent et s’affrontent mais les troupes face à face restent bloquées. La guerre de mouvement a donc été un échec pour les deux camps, qui adoptent dès décembre 1914, une autre stratégie, celle des tranchées. Les pays en guerre décident de se faire face en creusant d’immenses fossés, c’est la guerre de position. Les soldats se retranchent, et habitent dans les tranchées, galeries creusées dans la terre. Celles-ci sont reliées à des lignes de combats permettant l’acheminement des hommes, des provisions et des munitions. Entre les lignes de combats ennemis, s’étend un no man’s land dans lequel « pourrissent » les soldats morts lors des assauts. La vie dans les tranchées se résume à de longues périodes d’ennui ponctuées de brefs moments de terreur où la mort et la peur sont omniprésentes. Les soldats souffrent, les conditions de vie sont difficiles, effroyables. Ce sont des zones froides et humides constamment boueuses. La saleté envahie les tranchées, les rats sont nombreux et les soldats sont infestés de poux. A cela s’ajoute un manque d ‘hygiène et de nourriture favorisant le développement de maladies. L’environnement est mêlé à l’odeur des cadavres en décomposition, la fumée des explosions et les gaz.

Les combats comme celui de Verdun sont très violents, aucun conflit n’a tué autant en si peu de temps. Plus de 10 millions de soldats sont morts. Chaque jour, ce sont environ 900 Français, 1300 Allemands et 1400 Russes qui sont tués. Les progrès dans l’armement ont fait de la première guerre mondiale une guerre moderne et industrielle. En effet, de nouvelles armes apparaissent comme le lance flamme, les chars d’assaut, les mitraillettes, le gaz moutarde mais aussi les obusiers. Aussi, l’artillerie connaît des progrès considérables au cours de la Première Guerre mondiale, dus aux besoins de la guerre des tranchées qui nécessite des armes plus lourdes pour détruire les lignes ennemies et faire un maximum de blessés avant de lancer l’assaut. Ce sont 1,5 million d’obus qui ont été tirés. De plus, l’aviation joue un rôle très important dans ce conflit puisqu’elle permet le repérage et l’observation des troupes ennemies. Toutes ces armes transforment la guerre en boucherie. Les soldats appelés « gueules cassées » sont amputés, déformés et défigurés et à ces souffrances physiques s’ajoutent aussi des troubles psychologiques comme l’obusite.

La première guerre mondiale se caractérise également par une guerre d’anéantissement où le but est de saigner à blanc l’ennemi. La violence inouïe des combats donne aux soldats un sentiment de déshumanisation. Les soldats tuent pour ne pas être tués dans un monde où la mort est omniprésente. Les soldats voient leurs compagnons mourir sous leurs yeux lors des combats mais ils vivent également au milieu des morts dont les corps en décomposition demeurent sur le champ de bataille faute de pouvoir les enterrer. Il s’agit d’une expérience traumatisante pour les combattants. La vie humaine perd de son sens, la destruction et la violence sont banalisées. Tuer devient une habitude. Mais ce ne sont pas seulement des soldats qui ont été touchés par ce terrible conflit. Ce sont également et pour la première fois des civils. Les Arméniens, peuple minoritaire dans l’Empire ottoman (actuelle Turquie) vont être victimes d’un génocide, c’est à dire d’une extermination systématique et planifiée : accusant les Arméniens d’avoir tenté de rallier le côté russe, les Turcs décident d’éliminer méthodiquement ce peuple durant toute l’année 1915. Ce sont finalement 1,2 millions d’Arméniens qui vont être assassinés. Il s’agit d’un premier génocide de l’histoire soulignant la violence de cette guerre.

 

Ensuite, la première guerre mondiale est une guerre totale car elle mobilise des moyens considérables.

En effet, toute la population est mobilisée. Plusieurs millions d’hommes sont appelés au front comme la Russie avec 14,5 millions, 8,3 millions pour la France, l’Allemagne avec 12,7 millions et l’Empire Austro-Hongrois avec 8,8 millions d’hommes. Cela montre l’effort humain que ces pays ont fourni pour tenter de gagner la guerre. Les soldats partent motivés, la fleur au fusil, persuadés que la guerre sera courte.            A l’arrière, les civils sont eux aussi concernés : l’industrie manquant de main d’œuvre pour faire face à la demande, les usines recourent au travail des femmes notamment dans l’industrie militaire. Les femmes sont appelées à travailler par le chef du gouvernement dès le 7 août 1914. Elles auront fabriqué en quatre ans, 300 millions d’obus et plus de 6 milliards de cartouches, elles sont surnommées les muniotionettes. Les femmes remplacent également les hommes dans les exploitations agricoles afin de nourrir les populations, dans les transports, dans les tâches administratives mais aussi distribuent le courrier. Le général dit en 1915 : « Si les femmes qui travaillent dans les usines s’arrêtaient vingt minutes, les alliés perdraient la guerre ». Avec la première guerre mondiale, les femmes ont donc fait leur premier pas vers l’émancipation.

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