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La violence de la Première Guerre Mondiale

Cours : La violence de la Première Guerre Mondiale. Recherche parmi 236 000+ dissertations

Par   •  22 Avril 2012  •  Cours  •  536 Mots (3 Pages)  •  1 180 Vues

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La Première Guerre mondiale, qui se déroule de l’automne 1914 au printemps 1918, est une guerre longue et d’usure. Aussi appelée « guerre des tranchées », elle donne lieu à des expériences combattantes inconnues jusqu’alors. On peut alors se demander à quels types de violence les combattants de la Première Guerre mondiale ont-ils été confrontés. On traitera d’abord de la violence vécue par les combattants, puis des conditions de vie dans les tranchées.

La Grande Guerre éclate en août 1914, le France voit alors 8 millions de ses hommes mobilisés, tous pensant qu’elle sera courte. Aucun conflit n’a auparavant tué autant en si peu de temps. En effet, en moyenne 900 français ont été tués par jour, pour un nombre inconsidérable de blessés : environ 8 millions d’invalides ou infirmes. On compte parmi eux les gazés, les mutilés, et les blessés ou défigurés appelés les « gueules cassées ». Avec la guerre de tranchées, les fronts sont stables, les offensives sont limitées à la prise de la tranchée adverse. Cette nouvelle forme de combat nécessite de nouveaux armements. Les besoins en nouvelles armes sont assouvis grâce aux progrès des deux révolutions industrielles du XIXème siècle (sidérurgie, transports…). Cela permet le développement de nouvelles armes jusque là jamais utilisées : gaz, chars, obus, avions, mitrailleuses.... Mais le progrès dans l'armement entraîne aussi la première guerre de destruction massive. C’est pourquoi, les combats au front sont très meurtriers, brutaux, sanglants. Les bombardements en période offensive durent parfois plusieurs jours d’affilée. Plus de 60 millions d’obus sont utilisés pendant la bataille de Verdun entre février et juin 1916. L’artillerie provoque ainsi l’essentiel des pertes humaines : 70% des morts lui sont dues. A ces souffrances s’ajoutent les difficultés rencontrées dans la vie dans les tranchées.

En effet, les conditions de vie pour les poilus (surnom des soldats de 1914) dans les tranchées sont très rudes : manque d'hygiène, de nourriture, de sommeil, vie dans la boue, au milieu des rats. Les soldats sont usés physiquement. Mais plus encore, c'est la fatigue morale qui les atteint : la peur de mourir, l’omniprésence de la mort. Les mutineries de l'année 1917 sont le symbole cette fatigue et de cette guerre horrible pour les combattants. Malgré tout cela, la ténacité des combattants s’explique par différents facteurs tels que le « devoir patriotique » pour certains, ou encore le sentiment de mener une guerre « défensive ». Ce sont surement ces raisons qui poussaient les soldats à se jeter hors des tranchées lors des combats, à se jeter vers la mort. Le refus du combat existe mais est très rare.

La mort brutale et massive ainsi que d’affreuses blessures corporelles et psychiques ont été au coeur de l’expérience combattante lors de la Première Guerre mondiale au front. Certains soldats tels que par exemple Jacques le Petit ont témoigné de leur expérience à travers des lettres, ou en tenant un carnet de bord. Dans « journal de guerre », l’auteur précédemment cité a rassemblé des fragments de carnets personnels et de lettres envoyées à sa mère. Ce soldat, médecin normand, partage ainsi son expérience en restant toutefois silencieux sur les horribles souffrances endurées par les blessés grave qu’il a eu a

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