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Les Mémoires De La Guerre D'Algérie

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Par   •  1 Octobre 2012  •  583 Mots (3 Pages)  •  1 714 Vues

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De l’oubli à la fin de l’amnésie (1962-années 1980)

A Une guerre oubliée

Après l’indépendance de l’Algérie, en 1962, la volonté d’oublier la guerre domine. Tous les acteurs de la guerre se présentent comme des victimes : les pieds-noirs, trahis par les politiques, les soldats français, qui n’ont fait qu’obéir aux ordres, les harkis, abandonnés par la France.

En Algérie, le régime militaire de Boumediene, qui accède au pouvoir après un coup d’État en 1965, réécrit l’histoire officielle. Les principales figures de l’indépendance sont écartées. En France, des lois d’amnistie sont votées pour dissimuler les culpabilités de l’État.

B Des mémoires en marge

Les événements de mai 1968 ravivent le souvenir de la guerre d’Algérie. Les films qui la dénoncent, comme Avoir vingt ans dans les Aurès de René Vautier (1972), sont fortement appréciés des milieux étudiants, mais mal vus, voire interdits, par les pouvoirs publics.

Cette production cinématographique permet de s’interroger sur la nature du conflit et les méthodes employées par l’armée française, notamment la torture.

2 Des mémoires parallèles

En France, quatre groupes portent la mémoire de la guerre d’Algérie. Leurs mémoires entrent en concurrence, gênant le travail de l’historien.

A La mémoire des groupes combattants

1,5 millions de soldats français ont combattu en Algérie pendant leur service militaire. Dans les années 1980-1990, ils réclament, en vain, une compensation financière.

Les harkis et leurs enfants veulent faire reconnaître leurs souffrances et leur dignité. Méprisés en France, considérés comme des traîtres en Algérie, ils sont environ 400 000.

B La mémoire des civils

Les pieds-noirs, qui ont quitté l’Algérie en 1962, portent seuls la mémoire de la guerre dans les années 1970. Ces « rapatriés » et leurs descendants, à qui ils transmettent la nostalgie de la « terre perdue », seraient aujourd’hui environ 1 million.

Les enfants et petits-enfants de l’immigration algérienne en France dénoncent le passé colonial français et réclament la vérité sur les victimes de la répression policière, comme lors de la manifestation du 17 octobre 1961. Ces Français d’origine algérienne sont tiraillés entre deux mémoires : celle de l’histoire coloniale de l’Algérie française, et celle du nationalisme algérien. Ils constituent le groupe le plus important.

3 Le lent passage de la mémoire à l’histoire

A Les progrès de l’histoire

Au début des années 1990, l’ouverture progressive des archives militaires et policières facilite les recherches historiques en France.

En Algérie, la guerre civile (1991-2001) réveille les souvenirs de la guerre d’indépendance et pousse les historiens à s’interroger sur les origines de la violence. Certains acteurs écartés par l’histoire officielle, comme Messali Hadj

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