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Expérience Des Combattants Pendant La 1ere Guerre Mondiale

Dissertation : Expérience Des Combattants Pendant La 1ere Guerre Mondiale. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  18 Novembre 2012  •  606 Mots (3 Pages)  •  538 Vues

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Sur le plan stratégique, le haut état-major allemand élabore un nouveau plan militaire entre 1898 et 1905. Contrainte de combattre sur deux fronts en cas de guerre, l’Allemagne choisit en conséquence de faire porter tous ses efforts sur une rapide victoire à l’ouest. La crainte d'un encerclement est le cauchemar de l'Allemagne[29]. Le plan Schlieffen prévoit donc de mener une blitzkrieg sur le front de l’Ouest, en France et en Belgique, alors qu’une petite partie des troupes allemandes et la totalité des troupes austro-hongroises garderaient le front de l’Est, qui ne serait pas directement menacé par la Russie à cause de la lenteur de leur mobilisation. Avec ce plan, l’Allemagne pense défaire la France en six semaines[30]. Pour qu'il puisse réussir, c'est-à-dire pour que l'armée allemande puisse prendre à revers l'armée française, les Allemands font le pari de violer délibérément la neutralité de la Belgique garantie par des traités internationaux que l'Allemagne avait pourtant signés. Une fois la victoire acquise à l'ouest, les armées allemandes comptent se retourner contre la Russie et l'anéantir. Les Allemands craignent plus la France que la Russie. Ce plan élaboré oblige cependant l’Allemagne de Guillaume II à prendre l’initiative des opérations militaires. C'est ce qui a fait dire à Yves-Marie Adeline dans son ouvrage 1914, une tragédie européenne[31], que le déclenchement de cette guerre par l'Allemagne était dû à des raisons technocratiques.

De son côté, la France met sur pied à partir de 1913 le plan XVII[32] qui, respectant la neutralité belge, prévoit d’attaquer l’Allemagne par la Lorraine sur un terrain moins favorable que les plaines de Flandre. Enfin, les Britanniques sous l'impulsion de Henry Hughes Wilson, directeur des opérations militaires au Ministère de la Guerre, adoptèrent un plan de débarquement du Corps expéditionnaire britannique en France en cas d'attaque allemande. L'état-major de la Royal Navy s'opposait à cette idée, car cela serait trop long à mettre en œuvre ; les Allemands seraient à mi-chemin de Paris le temps d'agir. En plus, les quatre à six divisions que les Britanniques seraient susceptibles de mettre sur pied auraient peu de poids dans une guerre où chaque camp alignait entre 70 et 80 divisions. Ils préféraient garder l'armée au pays, pour être débarquée à Anvers ou sur la côte allemande, lorsque cela serait opportun.

Dans les deux camps, la course aux armements s’accélère et il y a surenchère dans la préparation de la guerre. Les dépenses consacrées aux armées s’envolent. Les fortifications frontalières (du moins à la fin du XIXe siècle), l’artillerie (le fameux canon de 75 de l’armée française) et les flottes de guerre (le Dreadnought britannique et les cuirassés allemands) absorbent une bonne partie des budgets des États. Le matériel est modernisé et la durée du service militaire allongée dans plusieurs pays : en France, la durée du service militaire passe à 3 ans en août 1913[33] pour pallier (dans une certaine mesure) l’infériorité numérique de la France face à l’Allemagne. En effet, si, en 1870, les deux pays avaient une population quasi-identique, en 1914 l’Allemagne comprenait une population de 67 millions[34], tandis que la France, ayant à peine comblé

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