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Le déclin Du Monde Ouvrier à Partir De 1960

Note de Recherches : Le déclin Du Monde Ouvrier à Partir De 1960. Recherche parmi 257 000+ dissertations

Par   •  9 Décembre 2014  •  1 021 Mots (5 Pages)  •  914 Vues

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Composition d'histoire

Croissance élevée, plein emploi, pouvoir d'achat en hausse, c'est l'euphorie des « Trente Glorieuses ». La classe ouvrière est nombreuse et confiante. Pourtant les années 1960 amorcent des mutations structurelles qui transforment l'économie Française, mais aussi la société toute entière, en particulier la classe ouvrière dans ses pratiques, sa composition, ses conditions de travail et ses modes de vie. La généralisation de l'OST et l'automatisation croissante des tâches bouleversent le travail ouvrier.

Les ouvriers représentaient encore 37 % de la population active en 1975, ils ne sont plus que 20 % aujourd'hui. Nous nous poserons donc la question de savoir pourquoi parle-t-on de bouleversements et de déclin du monde ouvrier à partir des années 1960 ?

Le grand bouleversement de la société est marquée par la croissance des ouvriers, qui au milieu des années 1960 représentent en moyenne 38 % de la population active des pays industrialisés. L'extension du Taylorisme et du Fordisme, le développement de l'automatisation transforment en profondeur les qualifications professionnelles. Puisés parmi les jeunes ruraux, les immigrés et les femmes, les ouvriers sans qualification se multiplient. Rivés à leur chaîne, soumis à de rudes cadences et à une tension permanente, usés prématurément physiquement et moralement, ils voient progresser leur niveau de vie mais au détriment de la qualité d'une vie confinée dans de lointaines et tristes banlieues. En effet, l'urbanisation a entraîné la déstructuration des quartiers où vivaient la communauté ouvrière dans un souci quotidien de solidarité. La société de consommation est aussi une société moins humaine qui donne l'illusion d'abondance.

L'emploi ouvrier connaît son maximum historique en 1975 avec 8,3 millions d'ouvriers. Depuis les effectifs ne cessent de reculer jusqu'à atteindre 5,5 millions de travailleurs. Cette baisse quantitative s'est accompagnée de changements qualitatifs : suivant les rythmes de l'industrialisation et les innovations, certains métiers ont disparu (mineurs) ou ont reculé (cheminots, métallurgistes), tandis que d'autres, le plus souvent qualifiés se sont affirmés, ainsi dans les domaines des transports et de la logistique ou l'outil informatique bouleverse les pratiques. La fracture s'est creusée, entre d'un côté les ouvriers sans qualification qui exercent des métiers marqués par une forte pénibilité et de l'autre, les ouvriers qualifiés, membres de professions intermédiaires, les techniciens et les contremaîtres, ces personnels qualifiés qui encadrent l'activité des autres travailleurs.

On commence à parler de chômage et en mai 1968 de nouvelles grèves d'ouvriers accompagnent les revendications étudiantes et aboutissent aux Accords de Grenelles avec le Gouvernement : 10 millions de grévistes descendent dans les rues et obtiennent entre autre, le passage à 4 semaines de congés payés et l'augmentation du SMIG de 35 %. (les ouvriers réclamaient une revalorisation de leurs salaires, une plus grande liberté syndicale dans l'entreprise et une amélioration de leurs conditions de travail). Le long processus amorcé par l'organisation du mouvement ouvrier aboutit à une baisse du temps de travail au profit des loisirs, à une augmentation des revenus, alors que l'on est pleinement entré dans la société de consommation et à des conditions de travail et à des

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