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Marc Aurèle Selon Hérodien

Dissertation : Marc Aurèle Selon Hérodien. Recherche parmi 237 000+ dissertations

Par   •  1 Décembre 2012  •  2 557 Mots (11 Pages)  •  477 Vues

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MARC AURELE.

Ce document est un ensemble d’extraits du tome I d’Histoire des empereurs romains de Marc Aurèle à Gordien III écrit par Hérodien.

On sait peu de choses sur la vie d’Hérodien car l’auteur n’a pas été très loquace sur son propre compte. On s’interroge encore sur les dates de sa naissance et de sa mort. Il serait né vers 175 et mort vers 250. Ses origines géographiques et sociologiques sont tout aussi mystérieuses. Tout ce que l’on peut affirmer est qu’il a appartenu à la haute administration impériale et il affirme avoir été lui-même auteur des événements rapportés selon cette citation : « J’ai assisté à l’histoire que j’entreprends d’écrire. Je veux l’écrire avec un respect religieux pour le vrai ».

Il rédige ainsi son œuvre entre 240 et 250 et son récit couvre l’ensemble de l’année 180, donc de la mort de Marc Aurèle à l’année 238, mort de Gordien III.

Il faut néanmoins se méfier d’un certain nombre de déformations chez les auteurs anciens. En effet, ces écrivains avides de démontrer leurs qualités d’écritures et de rhétoriques peuvent parfois déformer leur récit afin de s’aligner aux grands modèles du passé.

Les extraits étudiés ici dressent le portrait de l’empereur Marc Aurèle qui a régné de 161 à 180, après Antonin le Pieux (138-161). Et le fils de Marc Aurèle va lui succéder de 180 à 192.

Marc Aurèle est né à Rome sous le nom de Marcus Annius Catilius Severus en l’an 121 et meurt en 180. Il est le fils d’Annius Verus. Il appartient à une famille italienne qui a longtemps vécu en Espagne. Son père (Annius Verus) et son grand père avaient rempli de hautes charges publiques dans la péninsule ibérique.

Ainsi, nous pouvons nous demander quel portrait Hérodien fait –il de l’empereur Marc Aurèle ?

Dans un cadre structuré nous allons maintenant analyser l’étude d’un empereur philosophe, craintif et regretté selon l’auteur Hérodien.

I. Marc-Aurèle : l’empereur philosophe.

A. Un modèle de souverain.

Annius Verus, père de Marc Aurèle meurt alors que son fils est encore bébé et c’est son grand père, qui est alors consul qui l’élève. Il reçoit ainsi une éducation très soigné.

L’empereur Hadrien qui était un ami du grand-père de Marc Aurèle avait beaucoup d’estime pour lui. Hadrien choisit comme héritier Antonin le Pieux à la seule condition que ce dernier choisisse à son tour comme héritier Marc Aurèle et Lucius Verus (130-169) qui a été adopté par Hadrien.

Antonin accepte et lorsqu’il monta sur le trône, son fils adoptif Marc Aurèle prit le nom de Marcus Aurelius Antoninus.

Lorsqu’Antonin le Pieux meurt en 161, il lui succède à la tête de l’Empire et dès son avènement il offre à Lucius Verus de partager son pouvoir avec lui.

Dans ces extraits, Hérodien le présente comme un empereur « doux et modéré » qui se laisse facilement abordé comme on peut le voir à la ligne 21. En effet, Marc Aurèle, du à son caractère égale, de sa bonté et de son intelligence, était aimé de tous ceux qui l’entourait. On pourrait penser que cela provient de son éducation.

L’historien Dion Cassius (155-235) dans son « Histoire Romaine » porte d’ailleurs un jugement particulièrement révélateur sur Marc Aurèle, il écrit en effet « Ce que j’admire le plus en lui, c’est que dans des difficultés extraordinaires et hors du commun, il parvint à survivre et à sauver l’Empire ».

Aux lignes 28 et 29, l’auteur évoque « les actions de bravoure » de Marc Aurèle, que ce soit au niveau « militaire ou politique », avec l’affrontement des Parthes de 161 à 166 dont il en mentionne à la ligne 31. En effet, les Parthes troublaient à cette époque l’orient. Il évoque également la lutte contre les germains dont il en mentionne à la ligne 30 en les nommant les habitants du Nord de la terre. D’ailleurs, il faut préciser que Marc Aurèle n’a connu que 4 ans de paix sur 25 de règne.

Au niveau politique, les rapports entre le Sénat et Marc Aurèle étaient excellents, ce dernier consultait régulièrement l’Assemblée, la tenait informé et augmenta ses pouvoirs judiciaires.

L’empereur se souciait également de la santé publique dans l’Empire, notamment du à la peste. Vien a d’ailleurs exposé en 1765 à la galerie de Choisy, un Marc-Aurèle faisant distribuer au peuple du pain et des remèdes dans un temps de famine et de peste. On remarque l’empereur au milieu représenté comme un Dieu qui vient au secours de son peuple. (Image)

Des représentations et des actes de bravoure montrant l’Empereur Marc Aurèle comme un véritable modèle.

Toutefois, ces jugements ont été parfois contesté par certains historiens modernes, notamment Paul Petit, qui font de Marc Aurèle un empereur quelconque et qui, dépassé par les difficultés de sa tâche, aurait trouvé dans la philosophie une consolation.

B. Un empereur stoïcien.

Marc Aurèle a été formé à la philosophie très jeune, il a eu pour maitre Apollonios de Chalcédoine pour la littérature grecque, Sextus de Chéronée, petit fils de Plutarque pour les lettres latines et la rhétorique et Fronton le meilleur orateur de ce temps-là. C’est ainsi Apollonios de Chalcédoine qui le convertit à ce système de pensée vers 145.

Marc Aurèle a écrit 12 livres de Pensées pour moi-même rédigées en grec entre 170 et sa mort. Il a ainsi donné de sa personne l’image de l’empereur philosophe qui lui est restée attachée de l’Antiquité à nos jours.

A la ligne 24, Hérodien nous dit « qu’il fut le seul à comprendre que la philosophie de consistait pas à tenir des discours, ni à connaitre les opinions d’autrui, mais à se comporter avec gravité et à vivre avec tempérance ».

Marc Aurèle s’est ainsi inscrit dans le stoïcisme, c’est-à-dire une philosophie avec des exercices de méditation qui amenait à vivre en accord avec la nature et la raison pour atteindre la sagesse et le bonheur. On dit d’ailleurs que lorsqu’il assistait aux jeux du cirque, il ne regardait pas le spectacle et lisait.

Ainsi, selon lui le but de l'homme est alors de vivre dignement le présent, de jouer son rôle qui est d'être utile au bien commun, car tous les hommes sont liés à la nature. Beaucoup ont vu en lui une justesse dans l'affirmation et l'action, c'est-à-dire dans les deux manières

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