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Les Etats-Unis, Un Espace Cloisonné

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Par   •  5 Décembre 2012  •  8 075 Mots (33 Pages)  •  648 Vues

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• Un espace cloisonné

L'Amérique latine est, historiquement, la partie du continent colonisée par les Espagnols et les Portugais et partagée entre eux sous l'autorité du Pape par le pacte de Tordesillas de 1494. En géographie, sont ainsi désignés les États d'Amérique centrale, des Caraïbes et d'Amérique du Sud (y compris d'anciennes colonies anglaises, françaises et hollandaises).

Entre le Pacifique et l'Atlantique, le sous-continent présente d'ouest en est une grande masse montagneuse, la Cordillère des Andes, puis une grande plaine, occupée en majeure partie par la Pampa, rappelant la Grande Prairie nord-américaine, et la forêt équatoriale de part et d'autre de l'Amazone.

Ces éléments définissent quatre zones géopolitiques:

o l'Amérique centrale, d'une importance certaine avec le canal de Panama;

o les Caraïbes où se situe Cuba, seul régime marxiste du continent américain;

o I'Amérique andine, zone de guérillas et de production de drogue;

o le"Cône sud" où le Chili est toujours singularisé alors qu'Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay, hier concurrents, sont depuis 1991 regroupés au sein du Marché commun du Cône Sud, le Mercosur. Cet ensemble de coopération économique régional se distingue par le niveau de vie de ses habitants et la valeur des biens produits; par comparaison, la CARICOM (Communauté des Caraïbes), le Pacte andin (regroupant les pays de l'arc andin du Venezuela à la Bolivie) ou le Marché commun centraméricain manquent de cohérence et de moyens.

En 1823, la doctrine de Monroe rejette expressément toute intervention européenne sur une quelconque partie du continent américain. Interprétant largement la doctrine de Monroe, les Etats-Unis en arrivent bientôt à considérer que les deux Amériques sont un domaine réservé à leur seule influence. Pratiquant une politique qu’on appela, sous Théodore Roosevelt (1901-1909), la " politique du gros bâton ", ils imposent leur arbitrage lors du conflit qui met aux prises le Venezuela et l’Angleterre. La guerre de 1898 leur permet de détruire les ultimes vestiges de l’empire colonial espagnol, d’annexer Portro Rico et d’établir leur protectorat de fait sur Cuba.

• La chasse gardée des États-Unis

L'implication des États-Unis en Amérique latine, motivée pour l'essentiel par des ambitions commerciales, a été théorisée dès 1823 par la doctrine Monroe (du nom du président des États-Unis de l'époque). Cette doctrine a pour objet d'interdire l'ingérence des puissances européennes dans les affaires du continent américain. Après la guerre de 1898 contre l'Espagne, les États-Unis, vainqueurs, développèrent le panaméricanisme, discours politique unitaire leur permettant de légitimer l'extension de leur influence en Amérique centrale et notamment sur le canal de Panama.

En 1945, ils obtinrent la création de l'Organisation des États américains (OEA), qui devint un pacte d'assistance mutuelle et de résolution des conflits entre États membres en 1948 avec le traité de Rio. Ils s'appuyèrent sur cette structure pour intervenir à plusieurs reprises directement dans les affaires intérieures des États d'Amérique latine.

Les tentatives régionales de regroupement à finalités politique et économique ont été nombreuses, et semblent aujourd'hui être de nouveau relancées, le clivage Est/Ouest disparu. Pourtant, l'Amérique latine demeure un espace économique éclaté favorisant les intérêts américains. La création en 1994 de l'Association de libre-échange nord-américaine (ALENA) associant les États-Unis, le Canada et le Mexique a créé un bloc économique de 380 millions de consommateurs contre lequel les États latino-américains paraissent bien démunis. Chiffre révélateur, 43% du commerce international de l'Amérique latine se réalise avec les États-Unis. Aujourd'hui l'Amérique latine est l'otage de la toute-puissante économie américaine. Ironie du destin, la crise financière qu'a connue le Mexique en décembre 1994 a mis en évidence la fragilité des banques américaines. Ces dernières ne pourraient supporter l'effondrement des économies du sous-continent, au vu de leurs engagements considérables. Le danger encouru est particulièrement grave: la faillite de tout le système financier international. Plus encore qu'un outil de domination, l'assistance aux économies de la région est devenue une nécessité vitale pour les États-Unis eux-mêmes.

La signature d'accords de défense bilatéraux et la fourniture d'armes ont permis à Washington de développer des liens étroits avec les forces armées latino-américaines. Initialement motivée par la nécessité de faire échec aux opérations de déstabilisation tentées par les mouvements révolutionnaires alliés de Cuba et de l'URSS, l'implication américaine se trouve aujourd'hui motivée par la lutte contre le trafic de drogue.

• La dictature, une constante durant presque 50 ans de vie politique latino-américaine, tandis que l’avancée de la démocratie, très cahotante depuis les années de guerre froide, ne se pérennise qu’au tournant des années 1980-1990.

La vie politique des pays d’Amérique latine après 1945 semble marquée par une grande instabilité, par une difficile gestation de la démocratie et par une omniprésence de l’armée dans les affaires civiles. La proximité des Etats-Unis, et à partir de 1959 la révolution cubaine exercent également une influence sur l’évolution politique de l’Amérique latine.

Attention, de très nombreux passages dans cette version démo tirée de la version "Abonné" ont été brouillés. Ils sont signalés en vert

La victoire alliée de 1945 ouvre et que Péron est renversé en 1955. Seule la Bolivie parvient à cheminer sur les profite à la une ère de démocratisation, dans des pays sans grande tradition de défenseurs de n’hésitent pas à recourir au travail forcé. En bénéficient aussi une nouvelle réaction autoritaire, avec la bénédiction, voire l’intervention du voisin du Nord, hanté par Amérique latine un profond rejet de la domination yankee, exprimé avec violence souvent, qui augmentent leurs investissements. C’est ainsi que l’expérience vénézuélienne se clôt au compagnies minières ou industrielles étrangères, nord-américaines le plus années 1950, s’engagent sur la voie du réformisme et que l’Argentine rompt avec

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