L'amour tragique et la jalousie mortlle entre Carmen et Don José
Commentaire de texte : L'amour tragique et la jalousie mortlle entre Carmen et Don José. Recherche parmi 304 000+ dissertationsPar LOLzthrm • 8 Mai 2026 • Commentaire de texte • 1 182 Mots (5 Pages) • 3 Vues
Le XIXème siècle est un âge d’or et grandissant du roman et du romantisme pour la littérature française. Carmen, une nouvelle réaliste de Prosper Mérimée publiée en 1845, adaptée à l’opéra sonorisé par Georges Bizet en 1873, a pour personnage principal une femme séduisant tous les hommes qu’elle croise sur son chemin parmi eux Don José, militaire fidèle qui tombera obsessionnellement amoureux d’elle jusqu’à devenir meurtrier. Cette nouvelle traite un amour tragique et une jalousie mortelle entre Carmen et Don José à partir du chapitre 3. C’est Don José qui sera narrateur par procédé de l’analepsie et racontera son histoire au narrateur premier et par conséquent au lecteur. Cet extrait se place au début de l’intrigue, lors de la rencontre des deux personnages principaux pour la toute première fois : en quoi cette rencontre renferme-t-elle en germe tous les ingrédients qui composent la suite de l’intrigue ? En quoi fit-elle office de scène d’exposition ? Il semble judicieux de démontrer premièrement en quoi cette rencontre dévoile au lecteur deux portraits des personnages principaux, pour ensuite parler de comment elle bouleverse la vie du narrateur personnage, pour enfin dévoiler qu’elle est un condensé de l’ensemble de la nouvelle sous le signe du tragique.
Cette première rencontre met en exergue et présente Carmen et Don José par une description précise et un dialogue informatif et mouvementé. Elle dévoile au lecteur deux portraits des personnages principaux.
Tout d’abord, cette rencontre est une mise en scène qui isole physiquement les personnages de Carmen et Don José par rapport aux autres personnages. En effet, l’apparition ensorcelante de Carmen fait office d’un début d’intrigue marquant. On ne voit qu’elle, vêtue d’une tenue attirant l’œil et provoquante soutenue par un champ lexical de la couleur : « rouge », « blanc », « de feu », symbolisant la passion et l’inaccessibilité du personnage par peur de se brûler par sa beauté enflammée. Cette description visuelle marque son caractère singulier et peu commun. De plus, Carmen est souvent comparée aux autres, caractéristique de son opposition au reste du monde et de sa personne marginale. Elle est définie « comme une vraie bohémienne », les bohémiens dans ce temps son mal vus et considérés comme hors société. Malgré cela, tous les yeux sont rivés sur elle, elle marche sous les feus du projecteur, plus lumineuse que les autres, « chacun lui adressait quelque compliment » et « elle répondait à chacun ». Sa présence singulière a capté l’attention de Don José qui de son côté est seul et silencieux. Personne ne le remarque à part Carmen qui vient l’accoster. Cette dernière débute le dialogue et se moque de Don José, mettant en marge Don José, moqué par les autres personnages « riant » de lui. La tonalité comique domine tout au long du dialogue ce qui rend la scène théâtrale et centrée sur les deux personnages, comme s’ils jouaient une pièce sur scène. Remarquablement, leur interaction est zoomée de plus en plus le long de l’extrait partant de la description de Carmen à celle de Don José.
Chacun des personnages fait la description de l’autre. En effet, deux portraits se dessinent : le regard de Don José dessine le portrait de Carmen et les paroles de Carmen esquissent le portrait de Don José. Au premier paragraphe, lors de la description de Carmen, c’est Don José, narrateur personnage, qui parle et il ne se garde pas de laisser quelques commentaires. Il la compare à un animal, « une pouliche du haras de Cordoue », ce qui peut paraître péjoratif mais Cordoue est le pays de chevaux de grande renommée, désignant ainsi son halo grandiose, son fort et sauvage caractère. Il la compare à un autre animal, un « chat » désignant son caractère impulsif. Il décrit aussi ses vêtements qui l’étonne, les qualifiant de « fort court » ou bien paradoxalement « mignons ». Sa tenue ne correspond pas aux exigences de la décence de Don José mais lui plaît tout de même. Sa tenue contient un contraste entre la provocation, le luxe et la pauvreté : les « souliers », le « maroquin » et « bas de soie » mais « avec plus d’un trou » illustre la pauvreté d’une gitane qui ne s’en soucie pas, s’habillant fièrement. Lors de leur dialogue, Carmen domine le dialogue et s’exprime fort, marqué par la ponctuation « ! » « ? », à l’inverse de Don José parlant peu et sans tons. Don José est d’une personnalité semblant timide et passif, lorsque Carmen se moque ouvertement de lui il se « sentait rougir » et « ne pouvait trouver rien à lui répondre ». Il est dépassé par le caractère ambitieux de cette dernière, et ne sait pas comment agir face à ses actes. Il ne sait pas où se « fourrer » et restait « immobile comme une planche ».
...