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Histoire des idées économiques

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Par   •  9 Février 2017  •  Cours  •  20 782 Mots (84 Pages)  •  356 Vues

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ECONOMIE

Histoire des idées économiques

En quoi consiste cette matière ? A quoi sert cette matière ?

L’Histoire : par histoire on entend la connaissance et l’étude du passé, ce qui s’est passé antérieurement au passé. C’est l’histoire du passé. Qui dit histoire dit découpage du passé, périodisation de ce passé. On distingue classiquement 4 grandes périodes qui sont l’Antiquité, le Moyen-Age, l’Epoque Moderne et la Période Contemporaine. L’idée de la fin du 4e millénaire jusqu’au 5e siècle. Le début de l’Antiquité est l’invention de l’écriture (-3300). Le Moyen-Age, lui, démarre avec la chute de l’empire d’Occident en 1476 et s’achève au 15e siècle. On retient 1453 qui correspond à la chute de l’empire romain d’Orient. L’Epoque moderne débute au 15e siècle et s’achève en 1789 avec la révolution française. La période contemporaine débute en 1789 jusqu'à aujourd’hui.

Les idées : traditionnellement on présente l’histoire comme une étude d’évènements de faits qui se sont produit dans le passé. Elle peut également s’intéresser à des idées, c’est-à-dire, aux conceptions, aux représentations et aux manières de présenter des faits ou des phénomènes. Les idées sont donc des conceptions, des manières de se représenter, d’interpréter, de concevoir des faits ou des phénomènes. L’histoire des idées économiques, problème des idées de la pensée. On parle aussi d’historie des mœurs, des valeurs. On se situe dans un cadre, non pas d’analyse des faits mais d’analyse des idées. Les idées auxquelles on va s’intéresser sont des idées de type économique

Economique : le qualificatif d’économique renvoie à la fois à un objet d’étude et à la science qui étudie l’objet en question. Ce que l’on qualifie d’économique est tout ce qui touche à la production, à la distribution et à la consommation des richesses. La richesse participe à la satisfaction des besoins. La richesse n’est pas au sens patrimonial ou monétaire. Tout ce qui dans le passé a pu être dit ou pensé sur cette production, consommation et distribution des richesses va intéresser les idées économiques. La science économique est apparue au 18e siècle et avant sa naissance, on ne distinguait pas de domaine d’activité particulier, d’objet d’étude particulier pouvant être qualifié d’économique. Avant ce moment-là, ce qui est économique était encastré dans toutes les autres réalités  politiques, juridiques, physiques, voir même scientifiques. L’histoire des idées économiques est dans une large mesure une histoire d’un désencastrement, d’une différenciation progressive de l’économie vis-à-vis des autres réalités dans lequel il était imbriqué. Vis-à-vis de la justice et du droit, ce désencastrement n’a pas été total ou du moins définitif. Donc, les idées économiques restent assez proches des idées juridiques.

PREMIERE PARTIE : L’Antiquité

L’Antiquité est la première période de l’histoire, celle qui nous a léguée les plus anciens écrits dont on dispose. Elle débute avec l’invention de l’écriture. Cette période de l’Antiquité présente deux caractéristiques principales. La première caractéristique est l’encastrement de l’économique est total. Cet encastrement ne concerne pas seulement l’économique mais aussi tous les autres domaines de connaissance, tous les objets de connaissance. L’économique est lié au juridique, religieux. Tout se retrouve imbriqué, encastré. La deuxième caractéristique est  tout ce qui concerne la consommation, la distribution et la production des richesses est plus particulièrement lié à l’agriculture, à tous ce qui est agricole

CHAPITRE 1 : Le proche Orient Ancien

Ce que l’on nomme le proche Orient Ancien est à la fois la période durant laquelle et la période géographique au sein de laquelle se sont épanouies les premières civilisations de l’Histoire. Cette zone géographique comprend les territoires de la Mésopotamie, de l’Egypte et du Levant.

SECTION 1 : La Mésopotamie

La Mésopotamie correspond au territoire de l’actuel Irak et de l’actuel Syrie. Mésopotamie signifie littéralement « entre les deux fleuves ». Les fleuves en question sont le Tigre et l’Euphrate.

Paragraphe 1 : La civilisation d’entre les deux fleuves

La civilisation mésopotamienne est avec la civilisation de l’Egypte Antique le plus beau fruit de ce que l’on appelle la révolution néolithique. Cette révolution néolithique intervient à la fin de la préhistoire et c’est une révolution agricole qui a consisté dans la domestication de certaines plantes, en particulier les céréales et dans la domestication de certains animaux, essentiellement des moutons et des chèvres.  Cette révolution conduit à la première sédentarisation de premiers groupes humains importants, les premières organisations sociales complexes, et avec l’invention de l’écriture, les premières littératures. Cette civilisation se développe à partir du milieu du 4e  millénaire   avant notre ère, d’abord dans le Sud de Mésopotamie que l’on nomme le pays de Sumer et elle va peu à peu se développer vers le Nord et en direction de la Méditerranée dans ce que seront la Babylonie et l’Assyrie et au Nord de l’Akkad. Tout au long de son histoire, la Mésopotamie développe une activité économique centrée sur l’agriculture dans laquelle les crues  des deux fleuves et l’irrigation jouent un rôle fondamental. Au centre des activités économiques, on trouve l’agriculture mais s’est développé au fil du temps, un commerce et même le grand commerce que l’on nommerait aujourd’hui commerce international. Le développement des activités économiques a conduit au développement de certaines sciences, en particulier la comptabilité, les mathématiques et aussi le droit.

Paragraphe 2 : la tradition juridique mésopotamienne

Le premier élément de cette tradition juridique mésopotamienne est ce que l’on nomme les codes. Plusieurs de ces codes sont rédigés sous l’autorité de souverain. Le code le plus connu est le code « d’Hammourabi » (-1750) d’un souverain babylonien. Tous ces codes sont construits sur le même modèle,  comprenant un prologue, un corps de loi et un épilogue, 3 parties à chaque fois. Ces textes ne représentent pas des codes au sens moderne du terme et les lois qu’ils contiennent ne sont pas des règles de portées générales. Il s’agit de recueil de registre de jurisprudence en quelque sorte, ce sont des solutions à des cas particuliers que le Roi a été vraisemblablement amené à connaitre. A l’époque, la coutume qui était la source du droit. Ces codes sont le témoignage d’un complément de la coutume par le souverain. Ce qui est intéressant avec ces codes est qu’ils contiennent de nombreuses informations, d’informations précieuses sur certains régimes juridiques, sur certaines pratiques commerciales et sur la vie économique de leur époque. On trouve dans ces textes des éléments de droit pénal, de droit des obligations, de droit matrimonial, de droit foncier. On y trouve un vocabulaire particulier, propre aux activités économiques et commerciales.         

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