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Stavros

Fiche de lecture : Stavros. Recherche parmi 274 000+ dissertations

Par   •  22 Septembre 2022  •  Fiche de lecture  •  1 790 Mots (8 Pages)  •  17 Vues

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Anthon Pierard                                                                                    2C

America, America

        Cette histoire se passe en Anatolie au XIXe siècle, dans ce qui était appelé anciennement l’empire Ottoman. Stavros, un grec persécuté par les turcs, y vit avec sa famille. Révolté il décide de quitter le pays pour tenter de refaire sa vie ailleurs.

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        Aujourd’hui encore, après une journée de dur labeur en montagne pour récupérer de la glace à vendre au marché, les turcs n’ont pu s’empêcher de chercher à nous humilier. Alors que nous rentions chez nous, nous avons dû passer près d’un campement militaire turc. Pour éviter tout ennui, nous les avons invité aimablement à se servir dans notre charrette. Trouvant que les soldats mettaient leur temps, je demande à l’officier s’ils peuvent accélérer pour éviter que la glace ne fonde. Trouvant là une occasion parfaite, l’officier monte dans le chariot et retire une grande partie de la glace sous prétexte que la pauvre bête tirant la charrette aura moins de mal avec un chargement allégé et pourra ainsi arriver plus rapidement au marché. Bien que l’idée de me révolter face à ça m’ai traversé l’esprit, je décide de ne rien dire et fais signe à mon ami de repartir.

        Cela faisait trop longtemps que cela durait, je n’en pouvais plus de me faire maltraiter par les turcs jours après jours. Cela fait un moment que l’idée de quitter le pays pour rejoindre les lointaines terres d’Amérique me tourne dans la tête, cette idée à déposer une graine qui a germé et qui prend à présent une grande partie de mon cerveau. Sûr de ma décision, je vais voir mon père pour lui faire part de mon idée. Celui-ci la refuse et me rejette avec violence, me disant d’y aller si je le souhaitais mais qu’aucun d’entre eux ne bougerait. Après avoir longtemps insisté, je finis par le convaincre qu’il n’y avait plus rien à tenter en Anatolie et qu’il valait mieux tenter notre chance ailleurs. Convaincu, il me confia tous les biens de la famille, principalement de l’argent, des bijoux et des étoffes. Je suis parti peu après, déterminé à accomplir la tâche utopique qui m’attendait.

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        Plusieurs semaines sont passées depuis mon départ, je n’ai pas eu de nouvelle de ma famille mais j’avais d’autres préoccupations autrement plus urgentes sur l’instant.

        J’ai enfin atteint Constantinople, le port le plus proche de chez moi pouvant m’envoyer en Amérique. Arrivé au port, je me confronte à une grosse difficulté : le prix du billet qui était de la somme colossale de 110 livres turques. M’étant fait tout volé, je n’avais plus rien.

        Après plusieurs mois de travail, je n’ai réussi qu’à économiser 7 livres, je finis par abandonner l’idée de les récupérer par moi-même pour tenter de trouver une autre solution. Cette solution me vint finalement d’une femme que j’ai rencontré, une bourgeoise fortunée, son mari étant vieux, elle avait besoin d’une aide supplémentaire que celle que leur domestique apportait jusqu’alors. Elle me fournit l’argent nécessaire pour un billet en troisième classe pour que je puisse les accompagner jusqu’en Amérique et ainsi pouvoir les aider elle et son mari. Arriver devant le comptoir pour acheter mon billet, je vois Hohannes, un ami que j’ai rencontré durant le voyage jusqu’à Constantinople, nous nous sommes séparés pour tenter de trouver chacun de notre côté un moyen de traverser. Il était accompagné de 7 autres jeunes hommes qu’un entrepreneur américain avait embauché en plus de lui comme chaque année pour les ramener en Amérique et en faire des cireurs de chaussures.

        Durant la traversée de l’Océan, j’ai pu remarquer les différences entre la première et la troisième classe, ceux de la troisième classe sont dans les cales dans des petites cabines sans fenêtres tandis que ceux de la première classe vivent dans le luxe et la complaisance. J’ai eu l’occasion de me rendre plusieurs fois en première classe pour aider la femme qui m’a permis de faire la traversée. C’est pendant l’une de ces visites qu’un incident s’est produit.

        « Madame vous demande. » m’annonça la domestique.

        Je la suivie dans le bateau afin de rejoindre sa cabine, arrivé là-bas, nous discutons et on nous apprend que monsieur est réveillé.

Son mari venait de se réveiller et entendait la voix de Stavros, il demande à la domestique, qui ne quitte pratiquement jamais ses appartements, de lui dire la vérité sur cet homme. Elle lui explique que madame l’a engagé pour l’aider à subvenir à ses besoins. Il apprend également que Stavros et sa femme ont eu une liaison ce qui le mit hors de lui. Il ordonna à la domestique de le faire venir dans sa chambre puis lui demanda de les laisser seuls. Le mari, après avoir appris leur aventure, a pris la décision de l’empêcher de le faire débarquer pour qu’il soit renvoyé à Constantinople. Il annonça cela à Stavros qui s’emporta et sauta sur le vieil homme couché dans son lit, il appela à l’aide et la domestique rappliqua aussi promptement que possible. Elle-même, se voyant dans l’incapacité d’aider l’homme en détresse, appela les autorités pour séparer les deux hommes. Ils emmenèrent Stavros et l‘enferma aux fers pour la soirée, il fut ensuite décrété que Stavros serait rapatrié à Constantinople et qu’il ne pourrait jamais aller en Amérique. Le lendemain il retrouva Hohannes sur le pont et lui raconta tout. Hohannes de son côté commençait à se douter qu’il n’atteindrait jamais l’Amérique, il était atteint d’une tuberculose, maladie mortelle à l’époque.

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