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Epreuve Histoire Des Arts: corpus, l'homme et l'espace

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Par   •  20 Mars 2013  •  1 867 Mots (8 Pages)  •  1 323 Vues

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EPREUVE D’HISTOIRE DES ARTS

Objet d’étude : L’homme et l’espace

Etude comparée Arts Plastiques / Lettres

Autour du thème de la gare

Corpus :

1. La gare Saint-Lazare, Claude Monet, 1877

2. La Bête humaine, Emile Zola, 1890

I. INTRODUCTION

1. Présenter chaque œuvre (titre, auteur, date, courant éventuel, enjeu disciplinaire)

Claude Monet (1840-1926) est un peintre impressionniste. Quand il peint ce tableau La Gare Saint-Lazare, il vient de quitter la ville d'Argenteuil pour s'installer à Paris. Il vient de passer plusieurs années à peindre la campagne et il s'intéresse désormais aux paysages urbains car il veut être considéré comme un peintre de la vie moderne.

Emile Zola (1840-1902) est un auteur naturaliste. La Bête humaine est le dix-septième volet de l’œuvre d’Emile Zola intitulée Les Rougon-Macquart. Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire. Composée de vingt volumes (entre 1871 et 1893), elle s’inscrit dans le mouvement naturaliste dont Zola est le maître : il s’agit d’étudier l'influence du milieu sur l'homme et les tares héréditaires d'une famille.

 contexte historique :

Symbole de la révolution industrielle naissante, le chemin de fer se développe en France à partir des années 1820. Il devient un moyen de transport prodigieux après avoir été une curiosité. La population est fascinée, les artistes comme Monet aussi. Zola a bien compris l’importance de l’arrivée des chemins de fer : son principe est de défendre des « tranches de vie » en les décrivant avec précision.

2. À l’aide de quels outils (thématiques, historiques, artistiques, etc) pouvons-nous les commenter ? Définir les pistes de lecture et d’interprétation.

Monet : le travail de la couleur, de la perspective, de la surface

Zola : l’importance de la description (perspective des lignes, détails techniques)

3. Autour de quelle problématique se rassemblent-ils ?

Monet exposa 7 toiles de la série des Gare Saint-Lazare à la troisième exposition impressionniste, en avril 1877. Comment a-t-il réussi à « fixer » l’instant où le train arrive en gare ?

Zola livre une description détaillée de la gare Saint-Lazare : comment la locomotive devient-elle un personnage à part entière ?

 En quoi les impressionnistes et les naturalistes témoignent-ils du progrès technique de l’époque ?

4. Annoncer le plan (2 voire 3 parties maximum). Plan 1

A. La gare en arts plastiques : l’impressionnisme de Claude Monet

B. La gare en littérature : le naturalisme d’Emile Zola

C. Convergences et divergences dans la représentation de la gare

II. DEVELOPPEMENT

A. La gare en arts plastiques : l’impressionnisme de Monet

En 1877, emménageant dans le quartier de la Nouvelle Athènes, Claude Monet demande l'autorisation de travailler dans la gare Saint-Lazare. Cette gare est une des limites de ce quartier. C'était le lieu idéal pour trouver les effets changeants de la luminosité, la mobilité du sujet, les nuages de vapeur : la gare est un motif très moderne. A cette époque, les trains sont le moyen de transport le plus moderne qui existe.

Monet réalise une série de peintures avec des points de vue différents dont les vues du vaste hall de la gare. Malgré la géométrie de l'architecture métallique, ce sont bien les effets colorés et lumineux qui ressortent le plus. Monet ne cherche pas à nous faire une description détaillée de l'architecture de la gare, des machines ou des voyageurs.

Certaines zones, véritables morceaux de peinture pure, sont presque complètement abstraites : de près, elles n'ont pas l'air de représenter quelque chose de réel, mais plutôt des couleurs posées comme sur une palette de peintre.

 Le plan central est occupé par les locomotives entrant en gare. Entourées de nuages de fumée, elles semblent en mouvement : les traits sont imprécis, estompés par les tons blanchâtres, ce qui met en valeur la locomotive. Elle est démesurée, toute-puissante, elle semble en mouvement vers l’avant.

 Les teintes floues contrastent avec la précision des lignes : le plan supérieur avec la verrière, le plan inférieur avec les rails, ainsi que le travail sur les bâtiments des deux côtés.

Cette toile fut appréciée par un autre peintre de la vie moderne, Gustave Caillebotte, dont l'apparence des toiles est le plus souvent à l'opposé de celle de Monet : de nombreux détails, une surface très lisse, aucune trace de pinceau... Nous savons aussi qu'il a réalisé plusieurs séries de toiles sur le même thème pour essayer de montrer les changements de couleurs en fonction des différents moments de la journée : la série des Meules de foin en 1890-1891, la série des Cathédrale de Rouen en 1894, la série des Nymphéas entre 1895 et sa mort en 1926.

B. La gare en littérature : « Un roman du rail » dans le naturalisme d’Emile Zola

Introduction

La Bête humaine est donc le dix-septième volet de l’œuvre d’Emile Zola intitulée Les Rougon-Macquart, une œuvre naturaliste.

C’est l’histoire d’une famille, ici celle de Roubaud, sous-chef de gare au Havre. Nous faisons sa connaissance dans cet extrait qui est le début du roman ou incipit (incipere : commencer). Sa fonction est d’informer et d’intéresser le lecteur. Zola nous présente Roubaud attendant sa femme Séverine dans une chambre appartenant à la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest, donnant sur la gare Saint-Lazare. Il se met à la fenêtre et regarde dehors. Un « gros plan » est fait sur le paysage des chemins de fer. Nous avons un « tableau urbain ».

Comment conduit-il sa description de la gare Saint-Lazare au début du roman ?

Nous étudierons d’abord

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