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Nécrophorèse zététique

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Par   •  14 Février 2026  •  Analyse sectorielle  •  3 886 Mots (16 Pages)  •  11 Vues

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Abdelkader Delya & Chazal-Ledoux Lucie

 NÉCROPHORÈSE

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Dossier de zététique

Quels sont les cas de nécrophorèse chez les animaux non humains, et que peut-on en tirer sur leur perception du deuil ?

        

Abdelkader Delya, L1 Sciences de l’éducation.

Chazal-Ledoux Lucie, BAC+4, L1 psychologie.

Table des matières

1. Notions explorées.        2

1.1. Définition du deuil.        2

1.2. Les émotions chez les animaux non-humains.        2

2. La nécrophorèse.        3

2.1. Définition.        3

2.2. Observations de nécrophorèse et d’interactions avec les cadavres.        3

2.2.1. Eléphants.        3

2.2.2. Primates.        3

2.2.3. Chiens.        4

3. La perception de la mort chez les animaux.        5

3.1. La conclusion des études.        5

3.2. Les hypothèses qui en découlent.        6

4. Bibliographie.        7

5. Modifications de la page wikipedia.        7

6. Conseils pour les chercheur-euses qui voudraient aller plus loin.        7

7. Auto-évaluation.        8

Pour permettre une plus grande exploration de ce concept, nous avons choisi de nous focaliser sur 3 espèces de mammifères terrestres et de partir à la recherche de données scientifiques établies par des chercheur-euses en éthologie. Nous parlerons alors principalement des éléphants, des primates et des chiens. Dans une première partie, nous ferons un point sur la notion de deuil chez les humains ainsi que sur les émotions chez les animaux non-humains. Ensuite, nous nous intéresserons à la nécrophorèse et sur les observations qui ont pu en être faites. En dernière partie, nous explorerons les hypothèses émises concernant ce comportement.

1. Notions explorées.

1.1. Définition du deuil.

Selon l’Encyclopædia Universalis, le deuil est un « état affectif douloureux provoqué par la mort d’un être aimé » et signifie aussi « la période de douleur et de chagrin qui suit cette disparition ».

L’ouvrage Le deuil (Bacqué & Hanus, 2020) nous donne trois sens supplémentaires qui permettent de compléter cette définition. Ici, il est différencié :

  • Bereavement : qui traduit la perte en tant que telle.
  • Grief : qui traduit la tristesse immense impliquée par ce deuil.
  • Mourning : qui parle de la notion sociale du fait de « porter le deuil ».

Le deuil étant une notion vaste et complexe, ces différentes définitions vont nous permettre de plus facilement pouvoir prêter certaines caractéristiques aux animaux non-humains étudiés ici, notamment via les comportements émis à la suite d’une disparition, qui permettent de se faire une idée de l’état émotionnel de l’animal suite à la perte d’un congénère.

1.2. Les émotions chez les animaux non-humains.

Dans L’expression des émotions chez l’Homme et les animaux (1872), Darwin et Tort supposaient déjà que les animaux partageaient certaines émotions primaires avec les humains. Plus récemment, Frans de Waal (professeur en éthologie des primates) a contribué à la diffusion de ces suppositions grâce à ces nombreux travaux, notamment sur le comportement des primates.

Les études liées aux émotions sont difficiles à réaliser car elles posent la question de l’anthropomorphisme ; peut-on attribuer des émotions et sentiments humains aux animaux ? Dans bêtes de science : les animaux ont-ils des émotions et des sentiments comparables aux nôtres ? (Mayer, 2022), les notions d’émotions et de sentiments y sont définies. Ainsi, joie, tristesse, colère et peur sont des émotions – « des réactions physiologiques instantanées, brèves et irraisonnées à une situation » – et les sentiments viennent de nos représentations mentales. L’article nous apprend ensuite que les éthologues ont déterminé trois composantes aux émotions : physiologique, comportementale et cognitive. Grâce à ces composantes, notamment la composante comportementale, les chercheurs ont pu montrer que les émotions sont aussi vécues par beaucoup d’espèces animales.

2. La nécrophorèse.

2.1. Définition.

Nécrophorèse vient du Grec nécro qui veut dire mort et phoréo qui veut dire déplacer. Cela correspond au déplacement de cadavres d’animaux, par d’autres animaux d’une même espèce.

2.2. Observations de nécrophorèse et d’interactions avec les cadavres.

2.2.1. Eléphants.

C’est Iain Douglas-Hamilton et al. (2006) qui nous fournissent ici le travail le plus intéressant de cette espèce. Dans leur étude « Behavioural Reactions of Elephants towards a Dying and Deceased Matriarch », les chercheurs ont analysé les relations entretenues avec un individu, Eleanor, la matriarche du groupe, pendant la semaine précédant son décès. L’observation s’est faite grâce à des vidéos, des observations directes et des tracking GPS.

L’étude montre que les éléphantes s’intéressent aux membres de leur groupe, qu’elles soient de la même lignée ou non. Ont été observés des comportements d’aide envers les malades, de contact avec les cadavres (reniflement, examen, contact tactile) et des signes d’inquiétude (vocalises, agitation). Dans un des cas exposé, on observe une éléphante qui veille sur son petit, mourant. Une autre famille s’approche et semble montrer des signes de curiosité à l’égard de la situation. Hamilton et al. en déduisent donc que les individus réagissent aux inquiétudes des autres individus auxquels ils ne sont pas liés génétiquement. Des groupes d’éléphants peuvent ainsi garder des corps décédés de semblables inconnus, en chassant ceux qui essaient de s’en approcher, ou encore montrer de l’intérêt pour des ossements trouvés.

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