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Biographie d'Edward Hopper

Fiche de lecture : Biographie d'Edward Hopper. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  11 Janvier 2013  •  Fiche de lecture  •  3 072 Mots (13 Pages)  •  563 Vues

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INDEX

I. BIOGRAPHIE DE L’ARTISTE

- Ses études

- Ses voyages

- Ses débuts difficiles en tant que peintre

II. SON ŒUVRE

- Mouvement artistique auquel il appartient

- Techniques

- Thèmes-influences

III. ANALYSE D’ŒUVRE

- Analyse plastique

- Contextualisation

- Interprétation

SON PARCOURS

Edward Hopper naît le 2 Juillet 1882 à New York. Il est le fils de Garett Henry Hopper, marchand d’articles de mercerie et descendant de riches commerçants hollandais, et d’Elizabeth Griffiths Smith, une talentueuse artiste amateur. Edward partage avec son père le goût de l’histoire américaine, et avec sa mère celui de l’art. Encouragé par celle ci, il révèle dès son plus jeune âge un don pour le dessin. Il dessine des scènes locales comme les boutiques, les voitures de livraison et, du fait de sa passion pour la voile, les bateaux.

A l’âge de dix sept ans, il quitte le lycée Nyack Union School et entre à la correspondance School of Illustrating de New York. Ses parents souhaitent qu’il suive une formation d’illustrateur afin de pouvoir trouver du travail avant de s ‘abonner à la peinture. L’année, suivante, il entre à la New York Art School pour suivre des cours d’illustration, qu’il abandonnera un an plus tard au profit de la peinture. Hopper se spécialise ensuite pour le dessin et la peinture à la Chase School où il aura pour camarade Guy Pène de Bois, qui deviendra son meilleur ami. C’est de là que naissent ses premiers portraits et autoportraits. En 1903, il est embauché par la Chase pour donner des cours de croquis, de dessin sur le vif, de peinture et de composition.

En 1906, Edward est diplômé de la Chase et entreprend de consolider ses connaissances artistiques en effectuant un premier voyage en Europe. Il y séjournera dix moi durant lequel il passera la plus clair de son temps à Paris, ville qu’il admire et où il va apprendre à parler le français seul et à produire une série de caricature à l’aquarelle. Son auteur préféré est le poète et critique d’art Charles Baudelaire, qu’il continuera à lire jusqu’à la fin de sa vie. Pour Baudelaire un artiste doit être mû par la réaction émotionnelle et intellectuelle à un sujet plutôt que par son observation physique, Hopper adhère totalement à cette idée.

Ayant passé du temps du temps en France pendant son séjour de dix mois en Europe, l’artiste a noté avec amusement les particularités physiques qui distinguent les français des américains, il s’attache à la représentation des différentes figures typiques de la vie parisienne.

« Paris est une belle et élégante cité, presque trop policée et charmante pour pouvoir être appréciée, comparée au désordre brutal de New York. (…) Les français, pour la plupart d’entre eux, sont de petite taille et malingres. Vous ne verrez pas ici, comme c’est le cas sur « Brodway », des jeunes gens athlétiques à la carrure puissant et bien charpentée. Pourtant les français doivent dissimuler la « marchandise » d’une façon ou d’une autre, puisque nous savons qu’ils sont prêts lorsque l’occasion se présente, en dépit de leurs barbiches et de leurs souliers pointus. »

Extrait de lettres de Hopper adressées de Paris à sa mère les 26 et 30 Octobre 1906.

En 1908, Hopper s’installe à New York et exerce le métier de dessinateur publicitaire et illustrateur, un métier qu’il n’apprécie guère mais qu’il lui permet d’avoir un revenu car l’artiste ne vit pas encore de sa peinture. Il pratiquera cette fonction pendant plus de vingt ans, se sera sa seule source de revenu jusqu’en 1925. Parmi les magazines auxquels il collabore, System The magazine of Business le conduit à concevoir des images de l ‘univers bureaucratique, du monde du commerce qu’il transposera plus tard dans des tableaux comme Office at Night, ou Conference at Night.

Office at Night, 1940

Huile sur toile, 56,4x63,8 cm

Minneapolis, Walker Art Center Collection

En dépit de l’aversion exprimée par Hopper à l’égard de son activité d’illustrateur, nombre de ses sujets de ses peintures à venir trouvent leur source dans ses dessins commerciaux.

En 1905, il sera engagé dans l’agence publicitaire new-yorkaise « C.C. Phillips and Company » où il produira des affiches, illustration et encarts publicitaires pour la presse. Voici quelques couvertures de magazine créées par Hopper pour le magazine « Hotel Management » et « The morse dial ».

Couvertures du magazine « Hotel Management » par Hopper – 1924/1925

Couvertures pour « The Morse dial » par Hopper – 1919/20/21

Entre 1909 et 1910, Hopper retourne deux fois en Europe où il séjourne principalement à Paris. Le Louvre est pour lui une source d’inspiration où il découvre des chefs d’œuvre de la peinture française.

Après son voyage en 1910, l’artiste monte un atelier au 53th Street à New York et expose ses œuvres dans plusieurs galeries de la ville. Lors de l’ »exposition de peintures » au MacDowell Club, avec ses amis George Bellows, Randall Davey, Leon Kroll et May Preston, il expose cinq toiles mais n’en vend aucune. Ce sont les années difficiles de Hopper, qui ne peut vivre de sa passion.

Dans ces mêmes années, l’artiste révèle un style qu’il exploitera durant toute sa carrière : les femmes nues. Il explore alors une nouvelle approche du portrait, inspiré par la série de nu de Degas.

Hopper, Summer Interior 1909 Degas, Femme nue étendue

Edward

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