La France et la construction de l’Italie et de l’Allemagne
Cours : La France et la construction de l’Italie et de l’Allemagne. Recherche parmi 304 000+ dissertationsPar lea.lds • 12 Mai 2026 • Cours • 504 Mots (3 Pages) • 9 Vues
Chapitre 3 : La France et la construction de l’Italie et de l’Allemagne
Quel rôle la France joue-t-elle dans les unifications italienne et allemande entre 1850 et 1871 ?
I. La France et la construction de l’État italien
A. Le Piémont-Sardaigne et la France à la manœuvre (1859-1860)
Au milieu du XIX siècle, la péninsule italienne contient huit États, dont deux, la Lombardie et la Vénétie, sont sous domination autrichienne. Les patriotes italiens souhaitent le Risorgimento mais sont divisés : les uns voudraient une république, d’autres une monarchie libérale, certains une unification sous l’autorité du pape.
Mais en 1859, beaucoup sont prêts à se rallier au Piémont-Sardaigne, qui offre les plus grandes garanties pour faire l’unité de la nation italienne.
Camillo Cavour, Premier ministre piémontais de Victor-Emmanuel II, recherche l’alliance française pour chasser l’Autriche du nord de la péninsule (entrevue de Plombières, 1858, rencontre entre Cavour et Napoléon III, en échange d’une aide militaire, la France récupère Nice et la Savoie).
En 1859, la France et le Piémont-Sardaigne déclarent la guerre à l’Autriche : les victoires de Magenta le 4 juin et de Solférino le 24 juin 1859 permettent l’annexion
de la Lombardie par le Piémont-Sardaigne. Mais face au mécontentement de l’opinion publique catholique française, Napoléon III signe prématurément l’armistice
avec l’Autriche le 11 juillet 1859 (traité de paix signé en novembre) et décide de protéger militairement Rome et le pape.
Dans le centre de l’Italie (Parme, Modène, Toscane, Romagne), votent le rattachement au Piémont-Sardaigne. La France laisse faire et obtient en échange le comté de Nice et la Savoie (1860). Deux plébiscites triomphaux valident ce retour au sein de la France.
B. L’achèvement de l’unité italienne (1860-1871)
Dans le Sud, Cavour ne peut agir directement. Il encourage donc « l’expédition des Mille » du républicain Garibaldi et de ses « chemises rouges » dans le royaume des Deux-Siciles (1860). La Sicile puis Naples, et les régions du Sud votent à leur tour le rattachement au Piémont-Sardaigne en novembre 1860.
En 1861, Victor-Emmanuel II est proclamé roi d’Italie. Se pose alors le problème de la capitale de l’Italie, se fut d’abord Turin, (1860-1865), puis Florence (1865-1870).
En 1866, la Prusse est en guerre contre l’Autriche et remporte la bataille de Sadowa.
L’Italie profite de l’affaiblissement autrichien pour prendre le contrôle de la Vénétie en 1866.
À Rome, des troupes françaises protègent les États du pape. Mais l’entrée en guerre de la France contre la Prusse en 1870 l’oblige à rappeler ses soldats. L’armée italienne occupe alors Rome qui devient officiellement la capitale du royaume d’Italie en 1871. Ne manquent plus désormais aux
Italiens que les terres irrédentes qui demeurent une pomme de discorde avec l’Autriche jusqu’à la Première Guerre mondiale.
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