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Guernica, Pablo PICASSO

Commentaire d'oeuvre : Guernica, Pablo PICASSO. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  24 Mars 2013  •  Commentaire d'oeuvre  •  1 810 Mots (8 Pages)  •  567 Vues

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Guernica – PABLO PICASSO

Introduction

Ce tableau est une huile sur toile de Pablo Picasso réalisée entre le 1er mai et le 4 juin 1937.

Ses dimensions son de 780cm x 350cm, la peinture est exposée au Musée de la Reine Sofia à Madrid.

Pablo Ruiz Picasso, né à Málaga, Espagne, le 25 octobre 1881 et mort le 8 avril 1973 à Mougins, France, est un peintre, dessinateur et sculpteur espagnol ayant passé l'essentiel de sa vie en France.

Artiste utilisant tous les supports pour son travail, il est considéré comme le fondateur du cubisme avec Georges Braque et un compagnon d'art du surréalisme. Il est l'un des plus importants artistes du XXe siècle, tant par ses apports techniques et formels que par ses prises de positions politiques. Il a produit 50 000 œuvres dont environ 8 000 tableaux.

En janvier 1937, le gouvernement républicain alors au pouvoir (juste avant d'être renversé par Franco) commande à Picasso une grande composition murale, pour le pavillon espagnol de l'exposition universelle de Paris. Alors que cette « commande » lui est faite, Picasso ne sait pas quelle direction prendre pour y répondre.

Mais quelques mois plus tard, l'actualité va créer le facteur déclenchant de cette œuvre Le 26 avril 1937, une petite ville du pays Basque en Espagne est bombardée par des avions nazis. Hitler soutient le camp de Franco. Entre 16 h 15 et 19 h 30, ce jour-là, des vagues successives d'avions du type Heinkel 111 et Junker J52 de la Légion Condor, bombardent la ville, mitraillant la population civile à plusieurs reprises. Le jour du bombardement Guernica est particulièrement peuplé : de nombreux réfugiés des environs sont venus dans l'espoir de pouvoir fuir en train. Par ailleurs c'est jour de marché. Pour la première fois dans l'histoire militaire, une agglomération civile est entièrement rasée sous un déluge de bombes au phosphore. Le centre historique de Guernica est complètement détruit. On dénombre 1654 morts et 889 blessés, sur une population de 7000 habitants. Le scandale est immense. Picasso est bouleversé. Il se range dès le début du conflit dans le camp républicain. Durant tous les événements, il réside en France, mais la presse et des compatriotes l'informent. Il a trouvé le sujet de sa peinture et le 1er mai, il se met au travail.

« La peinture n'est pas faite pour décorer les appartements, c'est un instrument de guerre, offensif et défensif, contre l'ennemi. », a dit Picasso à propos de Guernica.

Comment l'art est-il utilisé comme moyen de résistance ?

Développement

L'oeuvre est composée en trois parties : deux bandes verticales à gauche et à droite et une construction pyramidale au centre. On note que la composition pyramidale a très souvent été utilisée dans la peinture classique et dans les peintures représentant des scènes historiques. Picasso, malgré son style cubiste innovant, respecte les règles de la peinture instaurées par ses prédécesseurs.

Sur cette peinture apparaissent 5 personnes; 4 femmes et 1 homme.

Il y a une femme édentée à droite qui s’échappe des flammes hurlant à la mort. Une autre qui crie en tenant son fils mort dans ses bras celle-ci a le sein dénudé et représente la douleur spirituelle face à l’infanticide. On remarque que cette femme fait un rappel à la Piéta de Michel-Ange. De plus ses yeux ont la forme de larmes ce qui accentue le désespoir. L'enfant a les yeux vides et la tête pendante, il est mort, Il symbolise l'innocence assassinée. On observe que toutes les deux sont agenouillées, bras levés, le regard en l’air, elles implorent Dieu.

Le taureau, symbole de l’Espagne est mis dans un coin, impassible pour montrer la froideur avec laquelle les nationalistes ont participé à ce massacre. Il observe le bombardement. Son corps est sombre, sa tête blanche. C'est le seul personnage du tableau qui ne souffre pas. C'est une figue ambiguë, certains y voient une figure de la bestialité et de la cruauté, d'autres le symbole de la résistance. Il semblerait que les traits du visage de Picasso viennent se refléter dans ceux de l’animal. Par ailleurs l'iconographie tauromachique est une composante fréquente de l'œuvre de Picasso.

L'homme est par terre mort, découpé en morceaux qui symbolise le peuple en guerre. La décapitation est un signe de brutalité. Son épée est brisée. On remarque une fleur à ses côtés qui témoigne de l’espérance qu’il avait de vaincre l’animal.

Au centre se tient un cheval blessé, dans une pose artificielle, le cou douloureusement contorsionné vers la gauche et la gueule déchirée par un râle d'agonie. Le cheval représente le peuple qui se bat et qui est blessé (une lance traverse son flanc), si le cheval peut aussi symboliser la liberté alors la liberté est mourante.

A droite du cheval, une femme accourt. Sa pose est nettement orientée selon la diagonale tombante de sorte qu'elle referme la composition. Elle a le genou déformé. Malgré sa blessure elle avance vers la lumière, la liberté potentielle. Elle représente les républicains et le peuple qui ne se résigne pas.

Au centre du tableau, la lampe. Cette lampe domine la scène. Elle a la forme d'un œil ce qui peut représenter l’œil du peintre qui souhaite montrer sa perception de l'événement. Elle peut signifier la lueur d'espoir malgré la tragédie de ce bombardement. Ce motif peut être interprété de plusieurs façons : une sorte de grand œil divin, entouré de pointes irrégulières, une ampoule à la place de la pupille.

Cette image évoque à la fois un soleil resplendissant et une lumière électrique.

Une petite fenêtre laisse passer très peu de lumière donc très peu d’espoir de s’en sortir. D'une ouverture carrée, nous voyons s'avancer une tête humaine et un bras tenant un quinquet au dessus de la scène. Cette toile nous offre aussi la présence d'une colombe, symbole de la paix, elle est blessée et ressemble à un avion de guerre, échoué.

Picasso utilise peu de couleurs : blanc, noir et une large gamme de gris. L'absence de couleurs accentue le dramatisme de la scène. Elle ressemble à un collage de feuilles

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