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Qu'est ce qu'une société juste?

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Par   •  17 Mai 2017  •  Dissertation  •  2 734 Mots (11 Pages)  •  2 512 Vues

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Qu’est-ce qu’une société juste ?

La société peut être définie comme un ensemble d’êtres humains, regroupés autour d’un ensemble de valeurs, d’institutions et de règles écrites ou conventionnelles. Une société en effet n’est pas simplement un ensemble d’individus épars. Pour qu’on parle de société il faut qu’elle soit réglée autour d’une structure d’ordre. Il faut qu’elle réunisse les individus autour de valeurs et d’institutions. La justice est l’une d'elles. Selon Aristote on considère quelque chose comme juste à partir du moment où cette chose est conforme à la loi. L’idée du juste est à la fois liée aux idées de justesse et de justice, mais aussi aux notions d’égalité, de proportionnalité et d’ajustement. Quelque chose de juste est donc quelque chose qui convient ou qui est égal. Néanmoins, si avoir une société juste semble être une volonté universellement partagée, y compris dans les organisations criminelles et mafieuses, réussir à en donner une définition exacte est une tache extrêmement complexe, car le juste de quelqu’un est très souvent l’injuste d'un autre. Dans une fratrie, il semble injuste à l’aîné que son cadet ait un téléphone plus tôt que lui, alors que cela semble juste au cadet. Si la justice est une question universelle, à partir de quel moment se pose-t-elle ? Comment une loi devrait-elle être faite pour être considérée juste ? Comment appliquer cette loi juste pour qu’elle le reste ?

La question de la justice doit elle se poser dans toute société ? Karl Marx un philosophe, économiste et historien et Calliclès, personnage du Gorgias de Platon, affirment tout deux que la question de la justice n’a pas lieu d’être.

Dans la société idéale communiste chacun contribuerait selon ses capacités et recevrait selon ses besoins, ou du moins ce dont il estime avoir besoin. Le plus fort utiliserai sa force, le plus intelligent son intelligence et ceux qui le sont un peu moins participeraient à la société à leur échelle. Pour que cette société existe, cela suppose qu’il n’y ai pas de problème de répartition. Si ce problème n’existe pas, c’est qu’il y a une surabondance de biens et d’opportunités. Chacun peut être aussi riche qu’il le souhaite, ou être chef s’il le désir. Si chacun a ce qu’il désir, il ne va pas s’intéresser à ce que peut avoir son voisin, il n’y a donc aucun sentiment d’injustice car les désirs des uns ne sont pas en concurrence avec ceux des autres. Parce que personne n’a le sentiment d’être lésé sur quoi que ce soit (pouvoir ou biens) il n’y a pas de conflits, les institutions judiciaires et l’état ne donc sont pas nécessaires. La question de la justice ne se pose même pas.

Néanmoins on observe que les désirs humains sont illimités, on désir toujours ce que l’on n’a pas, même avec une surabondance de bien et d’opportunité, les hommes trouverai une manière de ne pas s’en satisfaire. De plus la société de Marx est utopique, dans notre société il existe une pénurie relative, les désirs de chacun rentrent en concurrence, c’est à partir de ce moment-là que ce pose la juste réparation des choses autant des biens que des responsabilités. La question est maintenant est celle-ci : distribue-t-on également à chacun ou de manière proportionnelle ?

A partir du moment où se pose la question de la répartition de biens et de responsabilités plus ou moins limités, il semble logique pour Calliclès dans le Gorgias de Planton qu’une société juste a le moins de loi possible et qu’elle s’approche de la loi de la nature. Les lois, autres que celle de la nature, serai une manœuvre par laquelle les plus faibles tentent de prendre le dessus sur les plus forts.  Elle serait une hypocrisie des plus faibles et donc injuste. Ainsi la répartition devrait se faire en fonction de la force ou des compétences de chacun. Il semble logique le plus fort, le plus compétent, ou le plus intelligent ai plus que celui qui l’est moins. Chacun a proportionnellement à sa force. On observe une égalité entre la force d’un individu et la quantité et la rareté de biens auquel il a droit. Il défend la loi du plus fort. On pourrait illustrer cette théorie avec le personnage de Maupassant : Georges Duroy ou Bel Ami. En effet en suivant la logique de Calliclès, parce que cet homme a été le plus malin et le plus débrouillard, il est juste qu’il finisse par avoir accès à une fortune et de hautes responsabilités. Si on dit que ce qu’il est juste est ce qui est conforme à la loi, alors dans ce cas, comme la loi du plus fort s’applique il semble que son accession à la richesse et au pouvoir soit juste. Alors qu’il est aujourd’hui considéré comme moralement  défaillant.

Marx propose une société utopique ou la question de la justice ne se pose pas, et parce qu’elle est utopique ne sera probablement jamais notre réalité. Parce que cette société idéale n’existe pas, Calliclès propose la loi de la nature, celle du plus fort. La question de la justice n’en est donc pas vraiment une, il suffit d’être le plus fort pour imposer sa loi et donc sa justice.

Selon Aristote, ce qui est juste est ce qui est conforme à la loi. On en vient donc à se poser la question de qui fait la loi ? Et surtout peut-on considéré la loi faites par les plus forts juste ? Car la société ne permet pas une répartition idéale  et cette répartition est déterminée par la loi.

Pour Pascal, la justice et la force sont forcément liées car « la justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. » Mais la force est-elle au service de la justice ou la justice au service de la force ? « Ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste », c’est ainsi que Pascal répond. La justice ne serait donc qu’un habillage de la notion de force, un camouflage. Ce qu’on appelle la justice serait simplement la loi du plus fort. Jusqu’en 2014, en Tunisie pendant  près de vingt ans, le président Ben Ali a été réélu à 99% des voix. Ainsi le règne de sa force était légitimé, lui donnant une apparence de pouvoir juste. Les institutions de justices n’étant injustes car contrôlées par les plus forts, la justice humaine n’existerait pas. Elle ne serait rien de plus qu‘une coutume qui n’aurait rien de juste. La seule justice existante étant la justice divine selon Pascal, un janséniste convaincu. De son temps, Pascal utilisera cette théorie pour critiquer la monarchie.

La justice dépendrait donc de qui fait la loi, Pascal affirme que la loi n’est rien d’autre que celle du plus fort. Mais le plus fort est-il le plus fort indéfiniment? La justice peut-elle être sable si elle est définie par le plus fort ? Si Pascal ne trouve pas de justice dans la loi du plus fort, Rousseau défend l’opinion selon laquelle cette « loi du plus fort » serait une contradiction dans les mots et ne ferai aucun sens. En effet le plus fort n’est jamais sûr de le rester, un autre peut arriver à tout moment et donc imposer sa justice et ses lois. Pour qu’il y ai une institution de justice stable, il faut donc que les lois soient définies autrement. Au lieu que les lois soient faites en se basant sur la loi de la nature et donc sur le fort, elle devrait être faite par tous. Il existe d’autres système comme l’aristocratie (ou le pouvoir dont celui des lois est entre les mains d’une élite), l’oligarchie (seul un petit groupe a le pouvoir), ou encore un système ou pour avoir une société les plus intelligents aurai le pouvoir de donner une place à chacun de manière rationnelle. Mais ses systèmes se rapproche tous d’une certaine manière d’une loi du ou des plus forts. Tous ont un égal droit à participer à la création des lois car tous les individus ont une dignité commune. Selon John Locke, Montesquieu, Kant  et Rousseau, c’est sur leur dignité humaine que repose leur égalité. Rousseau parle alors de lois en accord avec la nature humaine. Parce que la loi a été faite par tous et qu’elle s’applique à tous, elle est juste pour tout le monde. Ce qui introduit une notion de démocratie. De plus les inégalités qui sont dues à la loi peuvent être combattues puisque la loi peut être réformée. Ainsi lorsqu’on a trouvé injuste qu’il y ai un nombre de mandats présidentiels illimités, une loi a permis de faire en sorte qu’il n’y en ai plus que deux possibles, les inégalités scolaires peuvent elles aussi être combattues par la loi.

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