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PHILOSOPHIE- la liberté de penser a-t-elle des limites?

Dissertation : PHILOSOPHIE- la liberté de penser a-t-elle des limites?. Recherche parmi 233 000+ dissertations

Par   •  8 Octobre 2018  •  Dissertation  •  1 538 Mots (7 Pages)  •  1 616 Vues

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TL                                                                                   Charline Gaillard

Dissertation de philosophie :

Notre liberté de penser a-t-elle des limites ?

        La pensée est un ensemble d'idées, de perceptions, de réflexions propre à l'Homme qu'il élabore face à la réalité. Elle va donner à l'Homme sa capacité de jugement, de questionnement, son statut d'être pensant, d'être conscient, conscient de cette force qu'est la pensée, conscient de sa mort, de sa vie, de l'incertitude des vérités de la réalité.

        La liberté est un pouvoir propre à l'Homme d'agir sans contrainte selon sa volonté ; en effet elle lui permet de décider, de prendre ses responsabilités ou non face à des choix. La liberté de pensée, elle, admet à l'Homme son autonomie, elle est une condition de l'esprit qui lui permet de ne pas être esclave des préjugés, des convictions, des croyances etc.

Les questions qui découlent de la problématique sont quel serait le monde dans les extrêmes, totalement limité et sans limites ? La pensée en elle même est-elle une liberté en tant que telle ?

        On peut dire que la pensée n'appartient qu'à nous puisque c'est un phénomène qui se produit dans notre tête.

        En effet, la pensée n'existe hors de notre esprit que lorsqu'on décide de l'exprimer, de la partager. On est donc libre de pensée ce que l'on veut, à partir du moment où ces pensées restent d'ordre mental, personnel. C'est dans l'expression de la pensée qu'il y a des limites ; nous pouvons donc parler de la liberté d'expression, c'est un droit qui est appliqué dans la majorité des pays et elle définit le droit de s'exprimer et d’énoncer notre pensée en toute légalité. Néanmoins, il existe des exceptions spécifiques fixées par la loi, qui dépendent selon son statut, qui font appel à la morale et à la nature des informations concernées. En évoquant le terme de liberté, nous pouvons nous étendre sur l'axe du libre arbitre qui en est synonyme ; en effet celui-ci est un pouvoir attribué à l'Homme pour lui permettre de choisir, c’est à dire d’être à l’origine de ses actes. Ces choix, que l'individu a à faire, peuvent être influencés mais seul lui prend la responsabilité de ses actes. L'individu a donc une certaine liberté mais également un contrôle sur ses actions, ses émotions et ses pensées qui vont l'inciter à faire un choix, à agir ou pas. Il est donc impossible pour un individu extérieur de prendre une décision à la place d'autrui, ceci étant l'essence même de la liberté de l'esprit humain et de ses convictions.

        La question étant de savoir si la liberté de penser a des limites, adoptons donc une vision extrême et imaginons un monde totalement limité.  

        Pour commencer, nous pouvons définir ce qu'est un dogmatique : il prétend que ses certitudes sont des vérités, il ne possède pas d'esprit critique, il ferme son esprit à toutes recherches philosophiques et met en place des limites mentales en restant basé sur des croyances, des idéologies préconçues. Dans un monde où toute la population serait dogmatique, voire même enrégimentée à ne plus avoir le contrôle sur sa pensée, les Hommes perdraient leur statut d'être pensant donc d'être conscient. Il y aurait donc l'apparition d'une pensée collective, une et unique qui permettrait aux Hommes d'être matériellement présent mais mentalement absent. En théorie on peut dire que si la pensée autonome n'existe plus, l'individu fonctionnerai par des automatismes, des habitudes. Nous pouvons imaginer un monde où toutes les situations seraient programmables, la vie serait donc monotone et  même les imprévus seraient devinables. L'Homme perdrait son pouvoir de penser qui l'aide à gérer l’inattendu et à être autonome, il serait néanmoins affranchit du libre arbitre mais perdrait toutes les autres libertés qui lui sont propres. De cette vision algorithmique se dégage donc deux cas de sous-sociétés où dans l'une chaque individu serait conditionné, programmé de la même façon mais ce serait inimaginable avec tout les imprévus de la vie quotidienne, et dans l'autre la société humaine serait segmentée en caste, c'est à dire que chacun à une tâche désignée et il lui est impossible de faire autre chose mais, à ce moment là, il perd la quasi totalité de son esprit et de ses libertés.

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