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Commentaire Littéraire Molière, L'ecole des femmes

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Par   •  5 Avril 2016  •  Commentaire de texte  •  1 187 Mots (5 Pages)  •  1 408 Vues

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Commentaire littéraire

Molière, dramaturge classique, écrit en 1662, L’Ecole des femmes, une pièce écrite en cinq actes, dans laquelle il met en scène un débat entre des personnages adversaires et partisans de la pièce. Cette représentation marque la naissance de la grande comédie de mœurs et de caractères. Nous allons donc faire un commentaire du texte de Molière, sur la scène 5 en répondant à la problématique suivante : «Comment Molière met-il en évidence la force de la comédie qui suscite le rire tout en produisant une critique sévère ? ». Dans un premier temps, nous verrons en quoi Molière fait preuve d’un débat manipulé, et dans un deuxième temps, comment cet acte est un réquisitoire contre les préjugés.

Tout d’abord, nous avons lieu à un débat polémique avec une mise en abyme. Molière fait un rappel temporel de la situation et des faits, par l’intermédiaire de Dorante : « Vous êtes là sur une matière qui, depuis quatre jours, fait presque l'entretien de toutes les maisons de Paris » l.1-2. Ce débat, ayant lieu quatre jours après la première représentation de « L'Ecole des femmes », rappelle les faits et permet au public de s’identifier. Molière met aussi en évidence deux points de vue qui s’affrontent, celui de Dorante et du Marquis, par la première réplique, ce qui souligne la tension polémique du débat: « Voilà Monsieur le Marquis qui en dit force mal » l.7.

De plus, on retrouve un débat déséquilibré, manipulé par Molière. En effet, nous pouvons distinguer deux points de vue dans ce débat, celui du Marquis, qui a trouvé la pièce « détestable » et celui de Dorante, qui l’a trouvée divertissante. Le Marquis ne fait preuve que de simples arguments : « détestable »l.9-10 Il semble tenir lieu d’un seul argument, ce qui le ridiculise grâce à un comique de répétition : « Il est vrai, je la trouve détestable ; morbleu ! détestable du dernier détestable ; ce qu’on appelle détestable. » l.9-10 (le marquis perd toute crédibilité). Par ailleurs, grâce au questionnement et l’adverbe de cause : “par quelle raison, de grâce, cette comédie est-elle ce que tu dis ?”, Dorante invite le marquis à argumenter, provoquant le débat de fond.

Enfin, grâce aux arguments peu convaincants du marquis, Dorante parvient à mettre le marquis dans une position embarrassante, (il tourne en rond) en lui posant des questions que se pose le public lui-même : « instruis-nous, et nous dis les défauts qui y sont » l.28-29. Le public s’identifie à Dorante, qui semble avoir le dessus du débat, en parallèle au marquis, qui n’a qu’un argument qui lui sert d’insistance affirmative pour défendre sa cause : « Parbleu ! Je la garantis détestable » l.18.

Ainsi, grâce à un discours brillant et enflammé de Dorante comparé aux arguments peu convaincants du marquis, Molière parvient à emporter l’adhésion du public par le personnage de Dorante qui fait preuve d’être plus convaincant et persuasif. Aussi, ce discours polémique entre les deux personnage permet à Molière, de remettre en cause les préjugés et de prendre défense du parterre.

D’abord, le marquis est rendu ridicule par la condamnation infondée (arguments mal fondés, injustifiés) de la pièce. Le marquis, fait preuve d’hypocrisie dans ses expressions paradoxes : « Je ne me suis pas seulement donné la peine de l'écouter » l.31 (parlant

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