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Identité de genre

Fiche : Identité de genre. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  21 Mai 2018  •  Fiche  •  1 761 Mots (8 Pages)  •  141 Vues

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Identité de genre

L’identité peut se définir comme l’ensemble des caractéristiques vécues et exprimées par un individu, ou un groupe d’individus pour définir sa singularité. Elle est conçue comme une donnée situationnelle, évolutive et inventée en permanence. Autrement dit c’est ce que je suis, ou ce que nous sommes à un moment donné, réalité mouvante de ce qui fait de nous ce que nous étions, sommes et seront.

Maintenant la notion de genre c’est un concept sociologique, il fait référence au sexe social, construit par la socialisation, et qui induit certains comportements ou certaines attitudes et produit une bipartition hiérarchisée entre les hommes et les femmes. Le genre est une notion qui fait référence à une construction politique et sociale de la différence des sexes. Il est interactif et transversal et opère dans toutes les sphères de la société. Les différences perçues entre les genres et la hiérarchie qui caractérise les rapports sociaux entre les hommes et les femmes ne sont pas réductibles à un déterminisme biologique, remis en cause par les sciences humaines mais aussi des sciences dites « dures ». Elles sont le produit d’une construction sociale qui à partir du donné biologique, attache un certain nombre de valeurs, de comportements ainsi que de rôles spécifiques. Or le système de genre produit des relations asymétriques et des rapports de pouvoir entre hommes et femmes. Bien que multiples, divers et localement reconfigurables, ces rapports se caractérisent par ce que Bourdieu appelle « la domination masculine », et que l’on peut aussi nommer le « patriarcat ». Cafaitgenre.org

La question du genre amène donc la question des inégalités entre les hommes et les femmes mais ne se réduit pas à cela. Elle amène aussi des questions de représentations, de préjugés sur les hommes et les femmes et ce qu’ils sont et/ou devraient être, condamnant ainsi les « déviances de genre » comme par exemple des « hommes efféminés », des « femmes masculines », des personnes trans, des intersexes etc. Je ne m’attarderais pas sur la sexualité dans cet écrit bien que la question de l’identité de genre puisse parfois l’induire.

Tout d’abord, bien que la place de la femme tend à être revalorisée, nous pouvons observer que notre pays continue de fonctionner sur ce modèle patriarcal. Nous pouvons revenir sur le fait que nous n’avons jamais eu de femme présidente, que tous les postes de hautes fonctions restent majoritairement masculins et que nous restons moins payées que les hommes. L’homme a historiquement tout d’abord par la religion pris une place plus importante que la femme qui jusqu’il y a peu de temps encore ne disposait pas des mêmes droits voire d’aucun droit. Je pense qu’il est important de l’énoncer car notre histoire influence forcément notre présent, et que de ce fonctionnement où l’homme domine complètement la femme ressortent des représentations sur la place de chacun dans la société et va influencer des comportements. La femme donc obtient de plus en plus de droits jusqu’à la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Et l'on peut observer encore beaucoup de mesures prises donc en faveur des femmes. Mais on ne parle que très peu des hommes dans tout ça, je pose alors la question : est ce que, dans une optique d’égalité, ne devrions-nous pas parler des hommes et de leurs droits également ? N’y a t’il pas finalement des choses à revoir des deux côtés ? Et est ce que le fait de se centrer dans son discours uniquement sur la femme n’alimente pas les conflits entre les deux sexes ou un désinvestissement de la gente masculine quant à ces questions pourtant essentielles ?

  1. Parentalité

Je pense dans mes premiers questionnements particulièrement ici à la parentalité qui a un impact direct sur le monde du travail. Il semblerait que le fait que la femme ait peu accès à des postes de responsabilités et que la différence des salaires reposent sur le fait qu’elle dispose d’un congé maternité plus important et que dans les représentations, majoritairement, la femme reste une mère (ou une potentielle mère) et une mère fait passer son enfant avant toute chose et cela concerne également le travail. Cela dit, différentes études dont certaines basées sur les chiffres de l'INSEE démontrent que les femmes sont plus investies dans leur foyer au travers notamment les tâches domestiques. Cet investissement plus important que les hommes alors que par ailleurs elles sont tout autant actives, maintient un déséquilibre pouvant être nuisible à leur situation professionnelle. On parle aujourd'hui d'allonger le congé paternité et/ou de le rendre obligatoire pour l'égalité professionnelle (mais pas que !). En effet, allonger sa durée peut permettre de lutter indirectement contre la discrimination envers les femmes qui travaillent en répartissant les « risques ». Ainsi au moment de l’embauche ou à la demande d’une promotion, les employeurs ne se diront pas qu’une femme sera forcément moins impliquée à cause de ses contraintes domestiques. D'autres études démontrent que les pères aillant eu un congé parental plus long et donc ayant été plus présents lors des premiers instants de la vie de leurs enfants étaient plus impliqués dans leur foyer que ce soit auprès de leurs enfants ou dans les tâches domestiques, nous pouvons donc supposer que le fait d'avoir un congé paternité ne serait ce qu'obligatoire pourrait aider à instaurer plus d'égalité entre les hommes et les femmes.

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