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Fiche Lecture Zarifian

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Par   •  21 Février 2014  •  Fiche de lecture  •  1 707 Mots (7 Pages)  •  369 Vues

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Fiche Lecture Zarifian

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Catégorie: Le Monde du Travail

Soumis par: Caresse 18 janvier 2012

Mots: 1985 | Pages: 8

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ue. Il met en avant la difficulté à définir chaque notion, tant ces définissions dépendent de l’émetteur, du contexte. Il met également l’accent sur la notion de névrose : chacun de nous a dans sa personnalité des failles ; peurs liées à ‘enfance, au rapport à la famille, ou encore a des sources inconnues, autant de vulnérabilités. Ainsi, nous sommes tous sujet à la folie. Il dit « «On peut avoir un seuil élevé, et donc être a priori normal, mais se trouver un jour submerger par des conditions d’environnement qui engendrent l’apparition de symptômes pathologiques » p54 L’auteur en vient à nous induire différentes questions pertinentes : Et si la folie pouvait appartenir à la norme ?

* L’auteur introduit alors les médicaments du cerveau. Il nous conte l’histoire et l’évolution des traitements. Les neuroleptiques, les antidépresseurs, les régulateurs de l’humeur, et les hypnotiques nous sont présentés dans un détail épatant.

* La réflexion de l’ouvrage s’axe désormais sur la place de l’homme dans l’évolution des médicaments dans le milieu de la psychiatrie. Deux courants nous sont énumérés : l’homme objet et l’homme sujet. Dans la théorie de l’homme objet, l’homme semble être une expérience humaine, qui permet de faire avancer les réflexions et de nuancer les traitements. Les expérimentalistes concentrent alors leur recherches sur les aspects purement biologiques du sujet, sans appréhender réellement les sphères sociales et psychologiques.

* L’homme sujet permet à l’auteur d’intégrer l’importance de l’extérieur dans une pathologie mentale. L’homme sujet est ici mis en relation avec différentes psychothérapies ou le patient et la famille sont au cœur du parcours de soin. « Quoi qu’il en soit, elle instaure l’homme en sujet, c’est à dire en être pensant considéré comme le siège de la connaissance. Et c’est un sujet qui pense car c’est un sujet qui parle. » Une citation qui suffit à exposer l’opinion de l’auteur.

* Folie et société tente d’exprimer le rapport entre la folie et l’extérieur. Le narrateur nous fait découvrir les théories anti psychiatriques selon lesquelles les personnes présentant des troubles mentaux ne devraient pas être enfermés. Le regard d’E.ZARIFIAN se tourne ensuite vers les différentes institutions spécialisées dans l’accueil de personnes en situation de handicap mental : la critique s’adresse aux institutions qui ne prennent pas le temps de former le personnel soignant et ou le patient n’est pas placé au centre des questionnements.

* Qui sont donc ces jardiniers de la folie ? Ce sont nous, vous, moi, et toutes ces autres personnes qui côtoient chaque jour la folie, et qui, en sommes n’en connaissent pas grand. Le jugement rassure alors, car ce que l’on ne connaît pas transmet la peur. L’auteur utilise cette partie pour réinscrire l’importance de la famille et l’étiquetage qu’elles supportent. E.ZARIFIAN envisage une psychiatrie plus centrée sur la communication et la psychologie. Selon lui la folie n’existe pas, et pourtant, c’est la société qui la perpétue en organisant des structures et des étiquettes toutes prêtes : Nombre d’institutions « soignantes » sont en fait des lieux d’exclusion fabriquant la chronicité et le grand ghetto des incompris ».

Pour la sociogenèse, Zarifian est encore plus expéditif p 236 "L’explication sociologique de la folie est simple. Cette position repose sur trois affirmations : premièrement la folie n’existe pas ; deuxièmement, c’est la société qui rend fou ; troisièmement, pour guérir la folie, il faut réformer la société.. Le mouvement antipsychiatrique, issu de cette idéologie est mort de ses propres excès"

2) Analyse de l’ouvrage

a) Contexte

Au XXème siècle, on découvre a la psychiatrie une réelle volonté de guérir les patient. Un constat posé entre autre par l'évolution des traitements : l'utilisation des traitements chocs et camisoles laissent place en 1960 à des traitements médicamenteux moins violents.

Avec l'apparition de la seconde guerre mondiale, les asiles manquent de moyens, et la psychiatrie s'ouvre aux sciences humaines. C’est l’occasion pour nombre de médecins de repenser l’utilité des hôpitaux psychiatriques et de prôner la « dés-institutionnalisation » qui tend à réduire le rôle de l’«hospitalisation». La parole du patient prend ainsi toute son ampleur.

Peu à peu, la conviction des professionnels et des constats réalisés semblent ouvrir les frontières de la psychiatrie;

La loi 85-1468 du 31 décembre 1985 relative à la sectorisation à permis de délimiter des territoires d'intervention. Cette mesure a permis un partenariat progressif entre les différentes structures d'un même secteur et ainsi, l'hospitalisation a été révisée dans un projet d'ouverture vers l'extérieur.

C'est le 26 mai 1988 qu'apparait la loi relative au placement des personnes atteintes de troubles mentaux dans des établissements ou

services psychiatriques fermés.

Cette loi tente de placer le patient au cœur du dispositif de soin, en visant une réappropriation des termes utilisés (placement pour l'hospitalisation d'une personne) ; Cette loi vise également à limiter les temps d'hospitalisation en privilégiant l'accompagnement vers l'extérieur . Les hôpitaux doivent présenter un règlement et des traitements individualisés. Cette loi souligne le point de vu de l'auteur. Alors que E.ZARIFIAN tend à remettre en cause l'importance qui est accordé au patient comme homme unique et l'impact des généralités

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