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L'école idéale

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Par Sascarmina  •  12 Septembre 2019  •  Dissertation  •  3 069 Mots (13 Pages)  •  106 Vues

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DEVOIR FINAL

MODULE E-LEARNING

DEVELOPPEMENT PSYCHOLOGIQUE DE L’ENFANT

CERFPA SAINT LAURENT DU VAR

Question 3

Comment voyez-vous l’école idéale ?

Vous vous appuierez sur votre propre expérience et sur vos connaissances en psychopédagogie.

  Suite aux évaluations nationales des élèves de CP et CE1 pour l’année 2018, Jean-Michel Blanquer, actuel ministre de l’éducation nationale, relève qu’un élève sur deux a des difficultés en calcul mental et à la lecture.

  Bien que l’enseignement soit obligatoire, on remarque que le système scolaire a bien du mal à s’adapter à l’individualité de chacun des élèves, qui progressent différemment selon leur culture et l’environnement dans lequel ils grandissent. L’éducation est pourtant au centre de la question sociale, outil primordial pour permettre à un enfant de se construire en lui apportant les connaissances nécessaires pour affronter la réalité du monde.  

  Dès le XVIIIe siècle, Jean-Jacques Rousseau s’intéresse à l’éducation et bouleverse la vision que l’on peut avoir de l’enfance à cette époque : il développe une conception étonnante de l’éducation qui passe par la nature comme apprentissage et l’autonomie comme perspective. Ce qui semble assez révolutionnaire et même temps essentiel puisque ces schémas sont repris aujourd’hui dans les méthodes scolaires scandinaves, dont les européens songent maintenant à s’inspirer. Depuis toujours, la transmission des savoirs et la formation d’un individu soulèvent des questions philosophiques et sociétales, en fonction des attentes des parents et de son entourage.

  Dès leur plus jeune âge, on répète souvent aux enfants, qu’il faut réussir à l’école pour réussir plus tard dans la vie, pourtant il y a un véritable sujet de réflexion quant à cette notion de réussite. Par exemple, Geneviève Callerot, écrivaine centenaire, récemment décorée de la légion d’honneur en Août 2018, n’a jamais été à l’école, c’est sa mère qui lui a appris à lire et écrire. En 50 ans les pratiques éducatives ont énormément évolué tant sur les méthodes que sur la notion d’autorité mais quelles sont les valeurs universelles qui établissent les fondements de l’école ?

 A quoi sert l’école aujourd’hui et quelle serait l’école idéale ? Nous allons apporter des éléments de réponses en nous intéressant d’abord aux objectifs de l’enseignement et les moyens mis en œuvre dans les écoles françaises puis nous verrons ensuite les différentes pédagogies éducatives à travers le monde afin de comprendre comment atteindre ces objectifs au mieux.

  L’instruction est une étape obligatoire dans la vie d’un enfant de 6 à 16 ans sur le territoire français, quelle que soit sa nationalité. Selon le ministère de l’éducation nationale, « l’objet de cette instruction obligatoire est de permettre à l’enfant, d’une part, d’acquérir des instruments et connaissances de base, et d’autre part, de développer sa personnalité, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle et d’apprendre à devenir citoyen. »[1]. La réforme du collège unique qui s’est étalée de la fin des années 1950 jusqu’aux années 1980, permet à toute une classe d’âge de suivre le premier cycle du secondaire. Cette démocratisation a fait débat en insinuant que le niveau scolaire avait baissé ainsi que la valeur des diplômes tels que le baccalauréat, les études menées sur le sujet démentent ces assertions. La démocratisation a permis de réduire l’inégalité des chances en fonction du milieu socio culturel dans lequel est né l’enfant, même si, plus tard, dès le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, la différenciation entre lycée professionnel et général reste stigmatisant quant à l’idée qu’on se fait de la réussite. L’apprentissage des métiers manuels et l’obtention d’un baccalauréat professionnel sont dévalorisés par rapport à l’enseignement général.

  Revenons aux fondements de l’apprentissage qui commencent à l’école maternelle et élémentaire. Cet enseignement académique passe par l’acquisition des savoirs fondamentaux au moyen de cours magistraux où l’enseignant demande aux élèves un apprentissage des connaissances exposées. Les fonctions cognitives de l’élève ou apprenant sont alors activées : attention, mémoire, langage, raisonnement en première ligne. Cependant, selon les chercheurs en psychologie cognitive, la réception d’informations serait moins efficace que l’expérience. Louis Not souligne que « la connaissance ne procède ni d’une audition, ni d’un spectacle et le modèle magistral est de peu d’effet s’il n’est l’objet que d’une contemplation admirative ou simplement intéressée. Ces méthodes se sont sauvées de l’échec en doublant le processus de transmission par une phase d’exercices où se déploie l’activité du sujet mais il est clair que la connaissance ne vient pas à l’élève à travers ce qu’il est censé recevoir mais à travers ce qu’il fait ». Nous reviendrons sur l’importance de l’activité d’un élève dans la deuxième partie, intéressons-nous d’abord à ces « exercices » qui permettent de vérifier si l’élève a bien mémorisé ses leçons magistrales.

  Le système d’évaluation de l’élève passe par des notes qui met les enfants en compétition et peut les pousser à fournir des efforts pour satisfaire ses parents ou l’enseignant. L’essentiel des hiérarchies scolaires est déjà en place dès les grandes sections d’école maternelle avec un système éducatif à la logique disciplinaire. Il serait pourtant plus logique de s’appuyer sur un système de satisfaction de l’élève plutôt que de jouer sur la peur avec des notations qui sont souvent perçues comme des sanctions. Les neurologues soulignent l’importance d’activer les circuits de récompense dans le cerveau, sollicités par la curiosité et la découverte. Les mauvaises notes peuvent avoir l’effet inverse et bloquer les mécanismes d’apprentissage si l’enfant se sent rabaissé. De même, la socialisation de l’enfant est basée sur la contrainte et la discipline alors que Piaget propose donc une discipline basée sur la vie sociale des enfants eux-mêmes. Il nous démontre que dans leurs jeux collectifs, les enfants sont capables de mieux respecter les règles qu’ils se sont imposés que celles imposées par les adultes. « La coopération des enfants entre eux présente (…) une importance aussi grande que l’action des adultes. Du point de vue intellectuel, c’est elle qui est le plus apte à favoriser l’échange réel de la pensée et la discussion. C’est-à-dire toutes les conduites susceptibles d’éduquer l’esprit critique, l’objectivité et la réflexion discursive. »[2]. Au-delà d’une soumission aux adultes, les enfants peuvent mettre en pratique leurs propres principes de conduite et tester leurs limites d’un point de vue moral.

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