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Commentaire Discours De Bayeux

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Par   •  17 Février 2014  •  2 123 Mots (9 Pages)  •  134 Vues

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Commentaire De Texte : "Le Discours De Bayeux"

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Catégorie: Politique et International

Soumis par: Caresse 25 février 2012

Mots: 2396 | Pages: 10

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, puis dans un second temps, son désir de réformer le système législatif et éxecutif principes fondateurs de la V République.

I/ De nouveaux principes institutionnels, une nécessité pour une base solide marquant une opposition aux régimes précédents.

A) La nécessité de nouveaux principes institutionnels, indépendance politique et rigueur

"Une réussite quelque peu différée vaut mieux qu'un achèvement rapide mais fâcheux" (l.4). Dès le début de son discours, le général de Gaulle signifie la nécessité d'une construction solide basée sur la réaffirmation des principes destinés à régir du mieux possible les institutions française et ainsi pallier leurs faiblesses souvent dues aux péripéties et erreurs de l'histoire ainsi qu'à l'esprit français d'opposition politique quasi constant, très présent lors de la III République.

Ainsi, selon de Gaulle, la France et ses institutions afin d'être à même d'assurer leurs missions se doivent de rester indépendantes et ne plus être parasitées par les démêlés politiques parlementaires dus aux inévitables rivalités des partis et à la "perpétuelle effervescence politique",.

Les institutions doivent donc "compenser" et pour le général, cela passe en premier lieu par une séparation stricte et ré-équilibrée des trois pouvoirs publics. Le pouvoir exécutif et ses institutions doivent donc se tenir à l'écart des pouvoirs judiciaire et législatif afin de "préserver le crédit des lois, la cohésion des gouvernements, l'efficience des administrations et l'autorité de l'Etat".

De Gaulle évoque alors un "arbitrage national" afin de garantir d’une indépendance à l’égard des partis politiques dont nous verrons plus tard qu'il se méfiait.

Cette stabilité passe également par une rigueur gouvernementale: "En vérité, l'unité, la cohésion, la discipline intérieure du gouvernement de la France doivent être des choses sacrées"(l.55).

Le pouvoir exécutif, selon De Gaulle, se doit de faire équilibre au pouvoir législatif, équilibre passant donc par le gouvernement libre de tout parti, pouvant ainsi remplir son rôle "d'exécutant des décisions du Président".

Pour de Gaulle, il est donc nécessaire de doter la France de nouvelles institutions suite aux nombreuses crises qu'a connues la France afin d'éviter le retour du flottement de la politique française au cours de la III République.

B) Le refus d’un retour au régime d’assemblée de la IIIe République

Comme l'énonce le général de Gaule: "Au cours d'une période de temps qui ne dépasse pas deux fois la vie d'un homme, la France fut envahie sept fois et a pratiqué treize régimes"(l.5).

En effet, la III République a connu une instabilité certaine due aux conflits armés, par les scandales à répétition et les gouvernements ne pouvant tenir parfois plus de 6 mois. En effet, lors de la III° République, il y avait un multipartisme fort, dans un régime parlementaire. Ainsi, de janvier 1876 à août 1914, en 38 ans et 8 mois, il y aura 49 gouvernements, soit une durée moyenne par gouvernement de 9 mois et 13 jours. De novembre 1918 à juin 1940, en 21 ans et 8 mois, il y aura 43 gouvernements, soit une durée moyenne par gouvernement de 6 mois et 1,5 jour.

C'est cette instabilité propre à la III République que le général veut combattre, la jugeant comme poison et "sous lequel s'estompent trop souvent les interêts suppérieurs du pays"(l.13).

L'origine de ces fluctuations politiques est pour le général du à l'esprit français d'opposition et de contestation permanent, un "tempérament national" qu'il ne manque pas d'imputer aux partis.

Il faut en effet préciser que l'inconstance caractérisant la III République est le plus souvent due aux divisions interne à la Chambre des députés qui, devenue l'élément prépondérant du système politique ainsi que le Parlement dans une moindre mesure, a mené à un système parlementariste ôtant toute autonomie au gouvernement devenu alors l'exécutif de l'assemblée ce qui a conduit par la suite à la crise de Mai 1877.

Le discours de Bayeux nous apprend ainsi la crainte du général, face à des crises comme cette dernière, de voir le citoyen se détacher des institutions, laissant peser l'ombre d'une dictature ou d'un nouveau conflit. Crainte justifiée, car comme le précise de Gaulle "La situation actuelle du monde où, derrière les idéologies opposées, se confrontent des puissances entre lesquelles nous sommes placés, ne laisse pas d'introduire dans nos luttes politiques un facteur de trouble passionné"(l.10),ceci faisant référence aux tensions naissantes entre les deux blocs de l'Est et de l'Ouest relayées en France par les partis.

De Gaulle, pour qui ces troubles au bon fonctionnement des institutions française provient donc en majorité des rivalités des partis, justifie sa vision très négative de ceux ci grâce à l'histoire des partis qu'il a établi. Selon lui, la dépendance à l'égard de ceux ci est relativement récente dans l'histoire politique de la France. Avant 1914, les partis n'avaient pas d'inconvénients immédiats car la France marchait toute seule (l'administration, les finances, l'armée fonctionnaient seules) ; la situation extérieure de la France était établie..

Après la 1ere guerre mondiale, l'ébranlement avait été tel que l'administration ne marchait plus

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