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Le martyr de Perpétue et Félicité

Dissertation : Le martyr de Perpétue et Félicité. Recherche parmi 233 000+ dissertations

Par   •  15 Janvier 2020  •  Dissertation  •  4 007 Mots (17 Pages)  •  25 Vues

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Le martyr de Perpétue et Félicité

Le texte étudié est tiré de la Passion de Perpétue et Félicité, publié pour la 1ère fois à Rome en 1663, et s'appuie sur les sources d'Holste, le bibliothécaire du Vatican en 1661. Le document originel a été retrouvé au Mont Cassin. La Passion a été transmise en deux versions, une grecque et une latine, qui d'après les études les plus récentes, serait le texte le plus ancien. Ce document est considéré comme une des sources primordiales de martyrologie de l'époque prédioclétienne. Il relève donc de la littérature hagiologique de l'Antiquité chrétienne. Il relate le martyr d'un petit groupe de six chrétiens, Vibia Perpetua, fille de bonne famille de notables provinciaux, du catéchiste Saturus, des dénommé Saturninus et Secundulus, et des esclaves Félicité et Révocatus. Le texte de la Passion est composé d'une préface, s'appuie ensuite sur le journal mystique de Perpétue en prison, qu'elle tiendra de sa captivité jusqu'à la veille de son martyr et un récit de Saturus. Ensuite, la retranscription du martyr est faite par un témoin oculaire extérieur, rédacteur anonyme, souvent assimilé à tort à l'auteur Tertullien. La version grecque, relativement ressemblante, a servi à rédiger les Actes de la Passion, incluant les pièces du procès, et les interrogatoires complets des martyrs, à une date très proche de la 1ère rédaction. L'originalité de cette Passion, c'est qu'elle aurait été en partie écrite par Perpetua, une femme lettrée issue de la famille patricienne des Vibius, détenant la citoyenneté romaine depuis le troisième siècle avant JC. L'initiative de Perpetua est inédite dans l'histoire romaine, dans un monde littéraire uniquement dominé par les hommes. Elle n'explique pas les causes de leur arrestation, mais nous informe sur son quotidien et le déroulement des évènements. Elle est vraisemblablement mariée depuis ses 18 ou 19 ans et est âgée de 22 ans. Elle est mère d'un nourrisson. On ne retrouve aucune allusion à son mari, ni à celui de Félicité dans l'œuvre, et l'identité de ces deux hommes demeurent jusqu'à ce jour inconnue. Perpetua baigne dans le christianisme : elle a deux frères, dont l'un est déjà chrétien. Son petit frère et sa mère sont catéchumènes en voie d'être baptisés. Dans sa famille, seul son père est païen. Celui-ci tolère le christianisme de sa famille. À la suite d’une probable dénonciation, elle est arrêtée avec 4 compagnons, tous catéchumènes, dans la ville de Thurburo Minus, à 40 km de Carthage. Leur catéchète, Saturus, les rejoindra plus tard, souhaitant subir le martyr avec les élèves qu'il a formé. Après leur arrestation, ils furent incarcérés, condamnés et exposés aux bêtes dans l'amphithéâtre de Carthage, le 7 mars 203, à l'occasion des fêtes en l'honneur du César Géta. La procédure ne dut guère excéder un mois, un mois et demi tout au plus. Durant son incarcération, Perpetua recevra de nombreuses visites de son père qui tentera jusqu'à la fin de la faire renoncer à sa foi chrétienne et échapper ainsi à la peine de mort. On nous relate également l'accouchement de Félicité, enceinte de 8 mois au moment de son arrestation, et qui accouchera dans les cachots aidée des gardes de la prison à 3 jours du martyr. Perpétue et Félicité sont parmi les martyrs les plus connues de la chrétienté. L’aide de toute c’est information nous pouvons nous demande comment l’extrait proposé du texte « Passion de Perpétue et Félicité » nous aide a comprendre la mort en martyr de nos protagoniste ? Pourquoi ont-ils choisi cette mort alors qu’une autre solution été possible. Dans une première partie nous verrons les chrétiens face aux païens, dans une seconde partie la lutte du Bien contre le Mal et enfin dans une dernière partie le sang des martyrs est semence de chrétiens

  1. Les chrétiens face aux païens

À l'inverse de ce qui est raconté dans la religion chrétienne, la persécution à proprement parler n'existe pas. En aucun cas les chrétiens n'ont été attaqué pour leur religion durant tout le long de l'Histoire Romaine. Le nombre de martyrs est souvent exagéré. Eusèbe de Césarée, par exemple, qui écrit sur les martyrs en Palestine sous Dioclétien recense uniquement 40 martyrs, alors qu'on serait à l'époque de la Grande Persécution. Dans le cadre du texte, on se situe en Afrique du Nord : foyer du christianisme. On a des témoignages en Tunisie, dans une grande partie de l'Algérie, de la Libye, du Maroc. Les premiers chrétiens africains s'attachent aux enseignements originels du Christ, et aux écrits des 1ers disciples. Carthage au 3ème siècle est un port maritime, ville cosmopolite et multi ethnique (Juifs, Africains, Italiens, Gaulois). en 203, les chrétiens ne sont pas une minorité mal connue à Carthage.

  1. Superstition contre Religion

SS prend une décision en 202 concernant la religion juif, puis la religion chrétienne. Il faut savoir que SS n’est pas un empereur persécuteur, Lactance lui-même ne le range pas dans cette catégorie : pour lui il est relativement tolérant et compte même des chrétiens dans son entourage, comme la nourrice de son fils Geta, quelques-uns de ses conseillers, et même un esclave chrétien l'ayant guéri par des onctions d'une maladie que son médecin personnel, Galien, n'arrivait pas à soigner. Nous pouvons aussi cité sa femme, Julia Domna, et ses filles, qui relativement curieuses, se sont intéressées aux pratiques chrétiennes. Il prend cette décision du a la pression populaire : en 202, l'Empire est menacé au niveau de ses frontières et a besoin de l'union et la collaboration de tous ses habitants. À ce moment-là, les chrétiens les plus radicaux refusent le service militaire et tournent en dérision les mesures prises par les empereurs visant à encourager la fécondité dans le mariage. L'auteur Tertullien lui-même exhorte à la défection, un chrétien ne peut être soldat, et un converti doit selon lui quitter immédiatement l'armée. Avec ce refus de s’engager dans la vie de l’Etat, bien que ce ne soit pas tous les chrétien, cela est une menace pour le gouvernement et l’autorité qui veulent converser l’empire romain. C’est pour cela que SS souhaite alors une unification religieuse. On ne tolère plus la religion en contradiction avec le pouvoir monarchique. La civilisation antique est une religion totalisante qui accepte mal qu'on puisse se soustraire à ses normes ou les relativiser. Pour les païens, on ne punit pas les chrétiens. On instaure une liberté surveillée, avec interdiction pour les chrétiens de recruter et de baptiser de nouveaux membres, pour éviter tout trouble éventuel à l'ordre public. En effet, le christianisme se définit dès ses débuts comme exclusif comparé aux autres rites. Il revendique sa supériorité et sa nouveauté. Avec s’est pratique de réunions secrètes par des initiés, les romains ont vu dans le christianisme une superstition. Les chrétiens étaient appelés tertius genus → une troisième race humaine, ni païens ni juifs, et coupables d'odium humani generis (haine du genre humain) en raison de leur singularité.

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