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Peut-on Perdre Sa Liberté ?

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Par   •  27 Mars 2013  •  1 796 Mots (8 Pages)  •  3 408 Vues

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La liberté est considérée aujourd’hui comme un droit universelle, comme le dit la déclaration universelle des droits de l’homme « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. ». Nous pouvons donc considérer ce droit comme fondamental dans notre société occidental. Mais les exemples à travers l’histoire nous montrent que la liberté n’a jamais toujours été appliquée. Les Romains furent connus pour avoir eu une société extrêmement avancée pour l’époque mais aussi pour leurs utilisations extensives d’esclaves. Ces individus étaient la propriété d’un maître mais pouvaient acheter leurs libertés, une façon de concevoir l’obtention de la liberté très différentes d’aujourd’hui. La liberté peut être définie très généralement par la possibilité de faire un choix et que celui-ci ait un impact sur l’individu. Il existe bien sûr plusieurs types de liberté mais il se rapporte toujours à cette base d’explication. Nous nous poserons la question de savoir si la perte de la liberté ou le contraire peut avoir un impact direct sur une société ou un homme. Nous commencerons par voir de quelles manières nous pouvons en effet perdre notre liberté et ce que cela implique dans une société pour ensuite avoir un regard sur les raisons pour lesquelles la liberté ne peut pas se perdre et ce que cela implique sur l’individu.

La Boétie, dans son « Discours de la servitude volontaire » nous fait part de son opinion de ce qui fait des hommes des esclaves ou les sujets d’un autre homme. Il donne l’exemple du tyran et des tyrannisés, il ne comprend pas comment des individus peuvent abandonner leurs libertés au profit du tyran. Pour lui, la seule explication possible est que ces individus ne désirent pas la liberté, créant donc selon ces termes, une « servitude volontaire ». « Quelle malchance a pu dénaturer l'homme - seul vraiment né pour vivre libre - au point de lui faire perdre la souvenance de son premier état et le désir de le reprendre ? » (La Boétie, Discours de la servitude volontaire). Le philosophe explique ainsi son incompréhension envers l’attitude de l’homme qui est gouverné sans que son opinion soit exprimée, il faut rappeler que ce texte fut écrit au 16éme siècle et est par conséquent très novateur en terme de pensée. Il parle de la volonté d’une population qui peut plus ou moins choisir comment il veut être gouverné puisque la liberté d’un individu est définie par la liberté politique du pays où celui-ci se trouve. Pour que l’homme soit libre il faut qu’il le désir, quelque chose qu’il devrait, selon l’auteur, ne même pas avoir à faire puisque celui-ci arrive au monde déjà libre. Le tyran peut donc bien faire perdre la liberté de ces sujets comme le dit La Boétie mais aussi leurs ôter l’envie de la reprendre.

Mais le tyran en tant qu’homme gouvernant d’autres hommes non libres peut aussi perdre sa liberté lui même d’une façon totalement différentes. Socrate dit que l’homme agit dans certains cas non pas pour le fait d’agir mais surtout pour la conséquence de cet acte. Le tyran agit en cette sorte pour accomplir ces désirs. Il faut rappeler que pour Socrate, « Nul ne fait le mal volontairement ». Le tyran n’ôterait donc pas la liberté de ces sujets pour le plaisir de leurs ôter mais pour pouvoir accomplir ces propres désirs. Nous savons que l’homme a une quantité infinie de désirs et le tyran n’échappe pas à cette règle. Selon Socrate, le tyran succomberait alors entièrement à ces désirs et n’aurait donc plus aucune maîtrise sur eux. Ceci nous amène à l’idée d’une « liberté intérieur ». Les Stoïciens définissent celle-ci comme un état idéal de l’être humain par justement la maîtrise totale des passions. Le tyran de part sa condition d’homme pouvant réaliser tout ces désirs ne pourra jamais atteindre sa liberté intérieur de part ça situation presque impossible. En pouvant réaliser tout ces désirs il ne pourra jamais accomplir sa liberté intérieur mais aussi dans le cas où un de ces désirs est en conflit avec la réalité la maîtrise des passions devient encore plus instable. Par exemple, un dictateur veut envahir un autre pays, si il perd la bataille il sera difficile pour lui de l’admettre car il aura possédé une liberté physique et morale presque totale pendant un lapse de temps qui lui fera perdre la capacité de faire des décisions raisonnée, une des conditions de la liberté. En réalité, la perte de la liberté est associé au désir de l’avoir mais aussi au trop plein de désir qui peut être une piège pour l’homme faible comme pour l’homme puissant.

Enfin, dans un système démocratique comme en France, la seule solution pour punir l’abus de liberté est la prison. Cette institution dont l’existence est acceptée par tous par son rôle protecteur. Celui de protéger la liberté d’individus qui serait piétiné par celle d’un autre. Le rôle de cet établissement est aussi de faire peur aux criminels par son aspect intransigeant et non négociable. Le criminel n’est plus puni par une peine de mort ou de travaux forcés mais par une perte de liberté. « En prison, la mort ne fait pas peur. Ce qui fait peur, ce sont les vingt ans à passer dans une cellule. » (Extrait de « Paroles de détenus », Jean Pierre Guéno) Ceci est la base du système prisonnier,

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